Les Cendres d'Alésia

Découvrez un Royaume dévasté par la guerre où s'affrontent nombre de créatures fantastiques et sanguinaires. Créez votre destinée, ramenez la paix ou engendrez encore plus de chaos...
 
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 Noires recherches pour un savoir obscur... [Pv Arkaïm Faustnes]

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Charon Kel Varanor
Conseiller de la Tour Sombre
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Date d'inscription : 15/11/2010

MessageSujet: Noires recherches pour un savoir obscur... [Pv Arkaïm Faustnes]   Jeu 5 Jan - 12:12

Un noir d’obsidienne emplissait le ciel comme à son habitude. Aucun son ne circulait, laissant au calme la place qui lui était due. Car l’ombre, adoration des déchus, ne se réduisait pas à une obscurité intense. C’était aussi l’expression d’un silence froid mais agréable auquel Charon pouvait goûter sans demi-mesure en ce lieu de repos. Il se tenait à quelques pas de son laboratoire, admiratif face à ce paysage qui semblait refléter son âme. Sa tête décrivait de légers mouvements et ses yeux voguaient entre les majestueux détails de la cité des anges noirs. Parfois, il pouvait apercevoir l’un de ses confrères, discret comme la nuit. Certains préféraient la voie aérienne aux ruelles, exhibant de ce fait leurs ailes noires, symboles de fierté et de liberté. Le conseiller regarda par-dessus son épaule, comme pour voir ses membres parsemés de plumes qui ne paraissait pourtant pas au regard du monde, puis il esquissa un sourire presque moqueur à son propre égard. Se retournant en direction du silencieux spectacle, Charon réarrangea le col de son habit. Sa contemplation l’emmena à la vision de la Tour Sombre. Elle était le centre politique de ce monde nocturne, s’élevant le plus haut possible dans les airs et dégageant une telle grandeur que les anges n’en reviendraient pas s’ils la voyaient. Jusque là, le Pandémonium demeurait un secret. Qui pouvait se permettre d’imaginer qu’un peuple, tout d’exilés rassemblés, se dressait ici présent, caressant la voûte céleste presque avec arrogance? Même les rêves le plus fous, les cauchemars les plus beaux, ne donnaient pas l’occasion de mirer de telles merveilles. Pourtant, un peuple entier en faisait partie et en était le créateur, se issant alors au niveau de maître des songes. Car s’il était un pouvoir supérieur aux autres chez les déchus, c’était bien de pouvoir agir là où les aveugles ne peuvent que penser que l’espace est brisé, inexistant. Le Pandémonium, cité des ombres, se tenait à l’endroit où la mort devait régner, où rien n’avait été prévu.

Sortant doucement de ses songes, Charon Kel Varanor réajusta une dernière fois son col avant de s’en retourner vers son lieu de travail. Ses pas étaient lents, mêlés de faiblesse et de sérénité. Nul besoin de se presser pour que le temps soit rentabilisé. Sa marche le mena devant les portes de son laboratoire, encore entrouvertes. De nombreux arcanes parcouraient la roche qui le composait, marquant l’aspect inquiétant que dégageait la demeure. D’une immensité plus que respectable, cette dernière ne faisait aucunement pâle figure face aux restes des constructions de la cité. Cela était sans doute du au rang de Démiurge que portait Charon Kel Varanor et qui lui conférait une place importante dans la politique de la cité. De plus, il restait le plus grand savant du royaume et nécessitait un maximum de matériel pour mener à bien ses recherches.

Sans tarder, le conseiller pénétra le seuil de son laboratoire, sans bruit ni hésitation. Il se déplaçait avec assurance sur ce sol qu’il foulait depuis des décennies déjà. Continuant sa marche sur les dalles du sombre hall, où un humain serait dés lors perdu, englouti par une obscurité aussi dense que de l’Umbra même, il se dirigeait vers la prochaine salle, centre de la construction, où du travail l’attendait. Aucun autre déchu n’était présent, dispersés dans des pièces annexes qui leur étaient consacrées. C’est donc seul que le Démiurges entra dans la chambre d’expérimentation. Pouvant être apparentée à une salle de torture, elle ne laissait entrer que très peu d’air, juste autant qu’il en fallait pour ceux qui l’arpentaient puisse s’y tenir vivant. Cela ne tenait pas à une volonté de créer une atmosphère lugubre, mais plutôt à empêcher qu’un quelconque courant d’air fausse l’expérience en cours. Charon s’arrêta près d’un chaise, se tourna et s’assit, sans le moindre geste brusque. Son regard resta pourtant vagabond. Il semblait faire le point sur l’avancée de ses travaux, jonglant entre une expression d’incertitude et un rictus au coin de bouche comme pour signifier qu’il avait trouvé la solution.

Enfin, le savant se tourna vers son bureau où plusieurs livres reposaient, surmontés de fiches pleines d’écrits aux apparences hasardeuses, et commença à prendre ces dernières, une par une, avant de les déposer quelques centimètres plus loin. On aurait pu croire qu’i découvrait au fur et à mesure, mais il était davantage en train de trier. Soudain, sa main hésita, trembla presque. Dans celle-ci se tenait un papier, datant visiblement d’un certain temps. Il était froissé, semé de micro-déchirure à divers endroits. Pourtant, la qualité de la calligraphie qui le parcourait traduisait une application tantôt religieuse, tantôt fanatique pour quelques passages précis. Ce paradoxe trouvait son origine dans le traitement qu’avait reçu le compte rendu. Maintes fois, Charon avait voulu s’en séparer définitivement. Pour lui, son contenu représentait un obstacle à la réussite de son œuvre, celle de ramener son amour à la vie. En effet, sur la fiche était retranscrite l’idée que ce qu’il cherchait à réaliser n’avait aucune garantie de fonctionner, et qu’un échec pouvait parfaitement être envisageable. Mais Charon refusait cette réalité, n’espérant que le retour de sa dulcinée et n’ayant pas d’autre but suprême que celui-ci. Il fallait qu’elle revienne. Sinon, à quoi bon vivre, et à quoi bon créer un monde qu’elle ne pourrait voir ? L’ange présent en lui criait sa douleur, mais rien ne transparaissait de l’extérieur, hormis l’image d’un vieux déchu dont les doigts caressaient amoureusement le pendentif qu’il tenait autours du cou. Peu de gens savaient son histoire, et c’était mieux ainsi. Trop de regards ou de questions l’aurait sans doute amené à mourir de chagrin, ne lui donnant aucun repos. Seuls ses expériences lui offrait la possibilité de s’évader, et pourtant tout demeurait lié à elle. Son univers gravitait autours de son visage, de sa voix qu’il oubliait peu à peu, malgré de vains efforts pour que chaque phrase qu’elle ait prononcée, chaque geste qu’elle ait effectuée reste gravé dans son insondable mémoire. Mais qui pouvait lutter contre une telle force?

Une heure passa, comme une lente agonie sentimentale dont les cicatrices laissée ne disparaitraient qu’au prix de nouvelles, plus douloureuses encore. Mais il fallait se remettre, poursuivre le chemin. D’ailleurs, Charon Kel Varanor attendait quelqu’un. Il s’était souvenu que le noir déchu Arkaïm Faustnes devait se rendre ici même pour continuer les recherches sur Thérésa. Cette dernière représentait un mystère que le savant devait éclaircir. Une arme dont l’apparence, autant que l’âme semblait échapper à la raison. Malgré l’intérêt personnel que portait le Démiurge vis-à-vis de l’étrange objet, il cherchait aussi à aider le jeune élite des Ombres, dont le destin semblait lié à celui de son arme, à se perfectionner. En effet, il avait du mal à s’en servir, usant de beaucoup d’énergie pour en tirer la puissance. Son corps lui faisait default, même si son esprit était déterminé. Pour remédier à ces problèmes, il fallait ne faire qu’un avec Térésa, puisqu’elle l’avait choisie. Comme le guerrier et son porteur, leurs deux esprits devaient se synchroniser dans un parfait équilibre. Du moins, c’est ce que pensait Charon pour l’instant.

Il se leva, se dirigeant vers une des fenêtres de l’édifice. Un mince filet d’air souleva les longs cheveux blancs du savant qui vinrent ensuite se reposer paisiblement sur son épaule, comme l’oiseau atteint sa branche sans précipitation. Tout en lui inspirait la sérénité, son cœur ayant retrouvé un rythme lent et régulier. Ses yeux à demi-clos ne percevaient que l’ombre qui les voilait avec douceur. Ses bras retombèrent alors le long de son corps, ne feignant plus aucune tâche. Il demeurait totalement immobile, laissant à ses habits le soin de vivre pour lui. Il attendait patiemment, tant que ses jambes fatiguées le tenaient. Les douleurs persistantes de son accident d’antan dormaient, afin que Charon puisse les supporter davantage par la suite. Un léger sourire se dessina sur son visage de marbre. Il ressentait l’aura d’Arkaïm Faustnes.



"Le corps n’est qu’une enveloppe, un récipient fait de chair et de sang constitué dans le but d’accueillir une âme. Certains le considèrent peu important face à la grandeur et à l’éclat que peut dégager l’âme en question. Mais sans corps, l’esprit est condamné à errer ou à disparaitre complètement. Et même la plus impressionnante des rivières doit reposer sur un lit pour atteindre son but.

Pourtant, il arrive que cette évidence soit contournée, et que des âmes parviennent à se transcender pour subsister. Les immortels font partie de ces cas là. Leur existence humaine passe alors par la mort pour qu’ils puissent devenir ce qu’ils sont : des anges ou des démons. Un corps pour un autre. Un passage vers une deuxième vie, voire une évolution.

Il reste néanmoins une dernière possibilité. Celle d’élever le rang de l’objet à celui du corps, comme j’ai pu le faire par le passée. De façon naturelle ou volontaire, Thérésa est ainsi devenu sabre ou chaîne, à son bon vouloir. Sa conscience a subsistée à travers ce changement, lui permettant de vivre, de communiquer, et même de ressentir. Peut-être cela est-il du à l’instinct de survie qui l’aurait sauvé de la faucheuse, mêlé à une volonté si forte que l’imaginer serait vain. Cependant, si c’est là l’œuvre d’un pouvoir quelconque, je me dois d’en effleurer la démesure et d’en percer le secret."

Rapport de Charon, Chapitre 2 : Les Immortels

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Arkaïm Faustnes
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MessageSujet: Re: Noires recherches pour un savoir obscur... [Pv Arkaïm Faustnes]   Mar 17 Jan - 2:42

L’Ombre Change….

….et tout laisse à croire que cela bouleversera à jamais le monde tel que nous le connaissons aujourd’hui. Froide et doucereuse beauté, berceau de nos chagrins, de nos peurs, de notre force, celle-ci était devenue tantôt capricieuse, tantôt rugueuse, bien qu’il soit en vérité impossible de la décrire de la sorte. Nous bloquant parfois l’accès à sa noire étreinte, l’Ombre n’était plus la même depuis cette étrange jour. Une explosion, dont la lumière, lointaine, mais assez forte pour être observée du Pandémonium, et son souffle, assez puissant pour parvenir jusqu’à la Sombre Citée. Tout cela se produisit peu de temps après la disparition de Tanÿs Basmaran. Bien avant, le ciel avait clairement offert à tous les peuples une vision pour le moins significative que d’étranges phénomènes auraient lieux. Étrange hasard dans les dates. Ce pourrait-il que … ? Ne pas tirez de conclusions trop rapidement, les réponses viendront d’elles-mêmes avec le temps. Ne restait plus qu’à attendre, attendre de voir quels nouveaux mystères nous réservait le monde désormais….

Et ouvrir les yeux....


Je sortais lentement de mon état de transe, auquel j’avais été conduit par ma méditation. La nuit, silencieuse, voile de soie et de tendresse, était toujours aussi belle après toutes ces années.

_De retour du pays des songes, petit déchu ?

Une fois de plus, la voix de Thérésa résonna doucement dans mon esprit serein. Sa question, en plusieurs siècles, n’avait pas changé. Je regardais lentement autour de moi pour voir un spectacle peu commun, devenu habitude pour moi. La chaine de Thérésa, alors composée d’un nombre de maillons difficile voir impossible à estimer, flottait lascivement, m’entourant de figures géométriques dont la signification –s’il y en avait une- m’échappait. Rien que de penser à l’énergie qu’elle avait dut me drainer pour atteindre cette taille m’épuisa, et comme si elle s’en était rendu compte, elle se dématérialisa, laissant chacun de ses maillons retourner au néant. L’étrange pierre du gantelet émit une faible lueur durant l’opération, et cessa une fois le dernier chainon eut disparut. Vers quel monde s’en était-elle retournée ? Il s’agissait là d’une des nombreuses questions auxquelles Maître Charon et moi tentions de répondre.



Un nom plus que respecté dans la Citée Sombre, emprunt d’une sagesse et d’un savoir dont la remise en cause ne viendrait jamais à l’esprit d’un déchu. Conseiller de la Tour Sombre, savant reconnu par ses pères et inventeur de génie…les titres ne manquaient pas pour décrire cet étrange fils de l’Ombre. Cela faisait un petit peu plus de deux siècles maintenant que celui-ci m’avait prit sous son aile -sans mauvais jeu de mots-, afin d’étudier les mystérieux pouvoirs de Thérésa, et par la même occasion m’aider à en contrôler la puissance. C’est une personne pour laquelle j’éprouvais un profond respect et une immense gratitude. Je ne lui mentais en aucunes circonstances, écoutant chacune des ses paroles avec la plus grandes attention. D’ailleurs, je devais me rendre à sa rencontre dans son laboratoire pour continuer les recherches sur Thérésa.

Je me relevais lentement, et restait pendant un instant pensif. Dans mon dos, se tenait la Tour Sombre, le plus haut lieu de la citée -dans tous les sens du terme- et résidence du Commandeur et de l’Archange Sombre. Je me demandais quel genre de discussion ils pouvaient avoir en ce moment. Sûrement parlaient-ils des récents évènements.

_Si j’étais toi, petite tête de linotte, je ne chercherais pas savoir ce à quoi ils pensent ou font en ce moment…

_Et pourquoi donc ?

_Pour éviter de finir sous une colonne de marbre, par exemple….

Je déglutis en silence. Bien qu’elle ne le montrait que très rarement, Thérésa semblait savoir beaucoup plus de chose sur le Pandémonium qu’elle ne le devrait. Cependant, ses remarques sur le sujet avaient légèrement tendance à être très vite oubliées des autres s’ils n’y prêtaient pas attention.

Alors que je me jetais du haut du toit, mes ailes se déployèrent en silence, me portant sans un bruit jusqu’au laboratoire.


A peine entré dans la pièce, je m’inclinais avec respect devant celui qui m’avait permis de devenir un déchu accompli.

_Maitre Charon, je suis là comme convenu.
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Charon Kel Varanor
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MessageSujet: Re: Noires recherches pour un savoir obscur... [Pv Arkaïm Faustnes]   Jeu 19 Jan - 13:24


Quelques jours plus tôt, un événement inattendu avait bouleversé le quotidien des noirs immortels, le transcendant à jamais. Le ciel, dissimulant jusqu’alors un avenir troublant, semblait avoir révélé ce qu’il cachait. Le Souffle balaya le monde ce jour-là, atteignant le cœur de chaque individu, bouleversant sa nature. Nul ne pouvait en imaginer l’origine, mais tous ressentirent l’effet qu’il avait eu sur eux. Le Pandémonium, aussi ténébreux et mystérieux soit-il, avait lui aussi été atteint. L’Ombre avait vibrée, et les anges déchus avaient partagés cette sensation intime et presque douloureuse que l’on pouvait assimiler à une sorte de transformation. Car même si leur corps demeurait identique, leur âme s’était vue changer, d’une façon encore inconnue. Charon tentait depuis ce jour de comprendre, de mettre des mots sur cette énigme. Mais il n’arrivait pas à savoir, à découvrir. Il l’avait pourtant lui aussi ressenti. Tandis que son esprit s’était éteint à ce moment précis, comme pour se protéger, son corps avait été prit de convulsions. Quand le conseillé avait reprit conscience, allongé sur le sol froid de son laboratoire, il était épuisé, tant physiquement que mentalement. Une sorte de fumée noire l’entourait, le plongeant dans le noir le plus totale. En temps normal, il s’y serait senti en sécurité. Néanmoins, son incompréhension l’avait plutôt plongé dans l’angoisse. Charon ne pouvait se résoudre à l’ignorance.

Puisque les seules traces qui restaient du Souffle se trouvaient au cœur de chaque être, c’était là que le savant pensait y trouver des réponses. Depuis cet événement récent, il n’avait d’ailleurs pas encore revu son protégé, Arkaïm Faustnes. Ce dernier n’avait certainement pas été épargné. Ainsi, en plus d’aider le guerrier, Charon Kel Varanor pourrait trouver en lui les réponses aux questions que tous devaient se poser. Il fallait aussi qu’il sache comment Thérésa avait réagie.
Il esquissa un léger sourire. Arkaïm venait d’arriver. Le démiurge se tourna vers lui, conservant un regard amical. Le déchu aux cheveux d’argent fit la révérence, et le destinataire imita le geste, se gardant de trop se pencher.

-Maitre Charon, je suis là comme convenu.

A l’instar des autres déchus, la beauté d’Arkaïm égalait la perfection. Son pâle visage dégageait une expression digne des ténèbres, renforcée par deux yeux pourpres où l’on pourrait se perdre si l’on n’était pas soi-même un fils de l’Ombre. Son corps tout entier ne dévoilait aucune faiblesse, preuve du guerrier qu’il était. Des vêtements, couleur de nuit, donnait encore plus de grandeur au personnage. Arkaïm était, non sans raison, un élite des Ombres. Entrainé par le Commandeur lui-même, ces individus n’avaient rien d’enfants de cœur. Leur habilité au combat n’avait d’égale que leur maîtrise des arcanes sombres. Mieux valait éviter de les combattre sans garder son sang-froid en toute circonstance. Car l’obscurité, de sa simple présence, pouvait réduire au silence les battements de cœur des plus faibles.

Charon avança vers son invité, aussi doucement que la nuit recouvre la terre au crépuscule. Ses pas ne laissaient échapper aucun son. Une fois arrivé à deux mètres du déchu, le conseillé s’arrêta. Il fixa Arkaïm, comme pour chercher quelque chose. Il essayait de voir si ce dernier n’avait pas des marques du Souffle, bien qu’il sût que ça ne serait pas le cas. Quand il fut certain de son observation, le démiurge posa ses yeux sur ceux de son interlocuteur. Sa bouche s’entrouvrit, laissant s’échapper un filet d’air.

-Je te souhaite la bienvenue, Arkaïm… (Le regard de Charon glissa jusqu’au gantelet que le déchu portait au bras droit.) A toi aussi, Thérésa, ajouta-il avec calme. Aujourd’hui, il nous faut examiner les changements avérés que ce souffle lumineux a provoqué sur vous. Alors avant toute chose, je te laisse la parole. Décris-moi les effets que tu as ressenti au moment où il t’a atteint. Comme d’habitude, retranscris-moi les éventuelles interventions de ta consœur. Je t’écoute…

Charon indiqua d’un geste de la main une chaise. Puis il se dirigea vers son bureau où il saisit une feuille et de quoi écrire. Il retourna s’assoir sur une autre chaise, proche de celle qu’il venait d’indiquer à Arkaïm. Sa plume se posa sur la feuille, prête à se mouvoir.



"Tout n’est pas déterminé dès la naissance. Qui mieux que les anges déchus peuvent le savoir? Quand on vient au monde, nous ne sommes pas identiques à ce que l’on sera au moment de notre mort. Nos yeux reflètent ce qu’ils ont vus, et notre peau porte les marques de ce qu’elle a touché. Nos ailes n’ont plus forcément le même éclat. Chaque être est façonné par son environnement, telle la lame que l’on forge à grand coups de marteau. Ainsi, nous sommes conditionnés par ce qui nous entoure.

Normalement, chaque élément nous affecte que très peu, de sorte qu’il faille du temps pour que nous changions vraiment. Comme on ne se tourne pas vers l’ombre instantanément, on ne peut devenir un autre du jour au lendemain. Le moindre sentiment que l’on ressent est un nouveau pas vers l’entité que nous sommes en train de devenir. Cependant, notre monde est emplit de puissance qui dépassent les individus dans leur singularité.

Ainsi, il arrive que nous nous transformions, devenant tout autre chose. L’humain en est l’exemple parfait. Il peut tout aussi bien devenir vampire que lycan, et ce par le biais d’une simple morsure. Quand ils meurent, il peut, selon ses actes, se transcender pour devenir un fils de la Lumière ou du Chaos. Je pense que cet événement qui s’est produit, aujourd’hui même, et qui m’a littéralement rendu inconscient pendant presque une heure, a transformé chacun de nous, de manière infime ou non. Et je doute qu’un tel phénomène soit naturel…"

Rapport de Charon, Chapitre 0 : Les secrets du monde

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Ymir Danhaka
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MessageSujet: Re: Noires recherches pour un savoir obscur... [Pv Arkaïm Faustnes]   Jeu 19 Jan - 18:10

(parenthèse :



Postez moi ça sur le nouveau forum, bande de loutres ! Sinon je vous transforme en quelque chose de pas naturel =). Presto !



Fin de la parenthèse.)

_________________

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MessageSujet: Re: Noires recherches pour un savoir obscur... [Pv Arkaïm Faustnes]   

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