Les Cendres d'Alésia

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 Comme deux gouttes d'eau... [Adélina]

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Pauline De Sarkanta
Chevalier de Fer
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MessageSujet: Comme deux gouttes d'eau... [Adélina]   Sam 19 Juin - 20:39

Tu te trompes. Les problèmes de l'empire ne sont rien. Et les problèmes de l'empire ne seront jamais rien si les coeurs de ceux qui le forme sont forts.

Les yeux de Pauline s'écarquillèrent d'eux-mêmes alors que le Trèfle projetait sa claymore dans les airs. La jeune fille la rattrapa dans un mouvement fluide et toujours un peu étonné. Adélina venait de lui rendre son arme, son honneur et son titre en un seul geste, et...

En tant que Grand Maître j'accepte tes excuses chevalier.

... elle acceptait ses excuses. Pauline inclina la tête, n'osant simplement prendre la parole tant elle avait de reconnaissance envers le Grand Maître. A sa grande surprise, lorsqu'elle releva les yeux, le Trèfle était toujours là, la fixant de son regard mordoré à présent aussi chaud et doux que la caresse du soleil.
La jeune Chevalier de Fer retint son souffle alors qu'Adélina levait lentement une main... Qui vint se poser délicatement sur son épaule. Pauline était complètement déboussolée par cette proximité de la part de son maître ; elle n'avait pas la moindre once d'idée quant à la façon dont elle devait réagir.

En tant qu'Adélina, je me fiche bien que tu jures sur ton nom.. Je te fais confiance, Pauline.

Tout se passa ensuite dans une fluidité incroyable mais tellement rapide que la jeune femme se demanda si elle n'avait pas rêvé. Le Trèfle sourit, s'écarta, et lança alors qu'elle s'éloignait à grands pas :

Je t'ordonne d'aller te faire soigner, ensuite vient me trouver et nous.. parlerons.

Et elle disparut derrière les lourdes portes de la salle d'entraînement. Pauline resta un long moment là, seulement capable de déglutir avec difficulté. Adélina l'avait invitée à venir la trouver... Dans ses appartements ? Cela était plus qu'un honneur immense. Elle avait même du mal à réaliser. Pour quelqu'un d'autre, ce n'aurait peut-être pas été grand chose ; mais Pauline, derrière sa luminosité rayonnante, faisait parfois preuve d'une timidité déconcertante. Aussi, jamais elle n'aurait osé se rendre d'elle-même chez le Trèfle. Alors, y être invitée...

Elle finit par se reprendre, hissa sa claymore jusqu'à son fourreau démesuré dans son dos, pesta contre sa main si douloureuse, et se mit en marche vers les hospices du château. Elle suivrai les ordres du Trèfle à la lettre, c'était décidé. A la sortie de la salle d'entraînement, plusieurs Paladins et Chevaliers de Fer étaient encore attroupés autour de la porte et la regardèrent passer d'un air curieux, inquisiteur, désapprobateur ou parfois franchement méprisant. La tête haute malgré l'humiliation auto-infligée, Pauline ne les regarda même pas et continua d'un pas encore plus déterminé.

Le médecin qui la reçut était celui qui était venu en urgence quelques minutes plus tôt, et il parut soulagé de la revoir en ayant le temps de la soigner convenablement. Pauline passa une trentaine de minutes à se mordre les lèvres pour ne pas hurler tant la souffrance était cuisante et déchirante, alors que le docteur remboitait, recousait, farfouillait pour trouver et enlever les bouts de marbre incrustés, désinfectait ; et allant même, une fois, jusqu'à recasser un os afin qu'il se remette convenablement. A la fin, la main de Pauline ne ressemblait pas à grand chose de plus qu'à un amas boursoufflé de cicatrices violacées perlant encore par endroit. Le médecin la regarda d'un air affligé, et lui refit un bandage qui cachait un tant soit peu cette horreur.
Elle le remercia sincèrement, et s'en fut vers sa seconde destination... Les Appartements des Seigneurs Chevaliers.

Même au fur et à mesure qu'elle s'en approchait, elle ne ralentit pas le pas, concentrée qu'elle était à garder toute sa détermination et sa fierté de Chevalier de Fer. Elle dépassa les superbes suites de l'Archimage et de l'Archevêques, avant d'arriver enfin devant la porte, bien sobre face aux deux autres, du Grand Maître.
Elle frappa d'abord timidement, se réprimanda intérieurement et frappa plus fort dans la seconde qui suivit.
Une fois certaine d'avoir entendu la voix du Trèfle lui permettant d'entrer, elle poussa la porte et entra doucement mais sans hésitations.

Jusqu'au moment où elle aperçut le père de celle-ci, l'ancien Grand Maître. A l'instant même où son cerveau calcula l'information venue de ses globes oculaires, elle se laissa tomber à terre, s'agenouillant aussi bas qu'il était possible.

" Seigneur, pardonnez mon intrusion, je ne savais pas que vous étiez ici... "

Elle releva la tête et son regard d'azur rencontra les immenses prunelles dorées du Trèfle.

" Voulez-vous toujours me voir, Altesse ? "
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Adelina Trèfle du Mont
Grand Maître
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MessageSujet: Re: Comme deux gouttes d'eau... [Adélina]   Sam 24 Juil - 1:28

A vrai dire il n'était pas tâche plus arasante que l'effeuillage, le griffonnage et le tamponnage pour les mains et l'esprit toujours échauffé du Grand Maître. Elle aimerait autant être sur un champ de bataille, où encore devant un adversaire dix fois plus gros qu'elle, même se battre contre un éléphant lui aurait été plus agréable ! Mais se travail de bureaucrate était nécessaire. Presque auto-punition dans l'esprit de la jeune fille aux cheveux d'or mais pas moins primordiale.. Enfin, c'était du moins ce dont elle essayait de se persuader. La présence de son père, ancien Grand Maître aidait un peu dans son malheur. Oh non, il ne l'aidait pas dans sa paperasserie, il aimait certainement autant qu'elle ces tas de feuilles qui s'accumulaient sur son bureau. Non, il était simplement venu pour compléter ses connaissances. Car oui, grand maître ou pas, Adelina restait une jeune femme à qui la jeunesse apportait viguerie certes mais ignorance aussi. Son père lui apprenait à quoi correspondait ce qui parfois lui tombait sous les yeux. Des factures incompréhensibles, des demandes complexes ou des documents hasardeux, des rapports incomplets, tout demandaient un savoir. Soit sur les dépenses de l'année précédente, soit sur la nature du sol de l'endroit d'où provenait des demandes de blés. Bref, tout en s'acharnant à faire le mieux possible les choses, Adélina écoutait les enseignement du meilleur maître qui soit.. et se demandait fermement pourquoi ce travail lui avait été destiné. N'était ce pas le travail de ces deux zigottos qui s'enfermaient dans leurs royales suites ?

Pestant intérieurement contre les deux autres membres du gouvernement à qui elle accordait un peu de respect.. mais vraiment si peu que la présence constante de son père lors de réunion importante était primordiale pour calmer les pulsions de sa fille. Il était presque certain qu'elle leur aurait déjà dis bien des choses désobligeantes si l'ancien grand maître n'était pas avec elle. Cependant les choses s'étaient calmées, non pas qu'Adelina éprouve soudain du respect pour eux mais, elle avait apprit que parfois il fallait que l'ordre tienne avant tout. Après tout ils faisaient eux aussi leur travail, la masse était conséquente on ne pouvait pas les blâmer. Mais enfin, cachée derrière huit piles de papiers Adélina trouvait un peu de joie à pester contre quelqu'un. Un heureux évènement viendrait cependant mettre fin aux pensées de la jeune fille. A vrai dire, ce fut des coups portés à la porte qui amenèrent une bien agréable présence. Pauline entra.

A peine eut elle franchit le pas de la porte qu'elle tomba à genoux, surprise Adélina faillit se porter à son secours avant de comprendre le pourquoi de ce geste. Vraiment, il faudrait un jour qu'elle se fasse à cela.. Hm.. Non, ce n'était pas possible. Le trèfle sourit, vraiment cette jeune fille était bien élevée.. finalement elle ne se ressemblait peut-être pas autant. Avec un léger haussement d'épaules, elle se défis d'un document qui semblait vouloir s'accrocher à sa main comme un coquillage à son rocher.. diabolique ! Elle s'avança vers le chevalier de fer et lui intima d'un simple geste de se redresser. Son père inclina fièrement la tête à la fois pour donner son accord et saluer le chevalier. Il s'éclipserait quelques minutes plus tard, silencieux et respectable, comme toujours. Quant à Adélina, elle invita Pauline à s'assoir dans un fauteuil un peu éloigné du bureau que décidément elle ne voulait plus voir !

Une tellière chaude était posée sur une table basse de bois, un bois brute, une table sans ornement, comme le reste de la pièce. Pourtant spacieuse elle était entourée des lourds rayonnages d'une bibliothèque qui ne semblait pas vouloir se terminer. Pas de pierreries, pas de de choses futiles. Cette pièce n'avait qu'un bureau, trois armoires, une commode, deux fauteuils en face du bureau et quatre autres autour de la table basse. Des fauteuils confortables, fait pour les lectures, les longues lectures. C'était sans doute la seule marque d'un luxe raisonné dans cette pièce. Les livres qui ornaient les étagères n'avaient rien de rares, ils étaient surtout porteurs d'histoire, de géographie, de sciences et de contes. Certains étaient même utilisés dans les écoles. Prenant deux tasses dans la commode, le trèfle servit le thé, tout naturellement. Elle aurait pu se faire servir par un domestique, mais non, la maîtresse des lieux était à l'image de son bureau la dessus, elle n'avait pas besoin de futilité.

Attrapant sa propre tasse, la jeune fille se laissa aller dans le fauteuil, se détendant doucement
.

Ne sois pas intimidée Pauline, je ne te reçois pas en tant que Grand Maître.

Un sourire et le reste fond, même la présence un peu plus tôt de l'ancien maître de l'armée se fait oublier. Portant la tasse à ses lèvres, Adélina manqua de s'y bruler, elle écarta un peu brusquement l'eau de sa bouche. Comme quoi même au sommet de l'état.. l'eau bouillante brûle toujours. Reposant pour un moment ce thé elle reporta son attention sur la jeune fille en face d'elle. Elle devait avoir le même âge, quelque part leur visage se ressemblait, le visage de celle qui endurent beaucoup mais donne un sourire à la douleur. Mais leurs yeux étaient si différents que le feux et la mer. Pauline avait pour elle le calme doux d'une mer d'huile, une mer qui pouvait pourtant se soulever sous la tempête.. Adélina possédait le feu brûlant de l'or, une flamme qui embrase et parfois, embrasse. Le trèfle sourit à nouveau à cette pensée avant de s'inquiéter.


Comment se portes ta main ? J'espère que tu te remettras au plus vite, je ne peux pas me permettre d'avoir un chevalier de fer blessé.

Adélina tica légèrement, elle avait parlée un peu trop à son goût en grand mai^tre, mais sous sa fausse inquiétude pour les rangs des chevaliers de fer se cachait un réel intérêt pour Pauline. Il faut croire que même Adélina avait prit l'habitude de se comporter en Trèfle plutôt qu'en jeune fille. Il faut dire que les amis s'étaient fait rares autour d'elle, il n'y avait plus que subordonnés, confères ou bien même frères d'armes. Il n'y avait plus que son père et il était.. ancien grand maître. Une spirale infernale de bons comportements à avoir. Et finalement la détente se faisait seule. Alors était ce un simple caprice de sa part que d'inviter Pauline ? Cherchait elle simplement à se divertir ? A vrai dire Adélina n'aurait pas pu répondre à ces questions. Elle ne se les posa pas.
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Pauline De Sarkanta
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MessageSujet: Re: Comme deux gouttes d'eau... [Adélina]   Sam 7 Aoû - 14:59

Pauline aperçut du coin de l'oeil le père d'Adélina sourire fièrement et incliner la tête, lui faisant comprendre qu'elle était la bienvenue. La jeune femme se releva et se tourna vers le Trèfle. Celle-ci lui indiqua cordialement une table basse, excessivement simple, où trônait une théière déjà fumante. Le Grand Maître aurait-elle préparé du thé dans la perspective de recevoir Pauline ? Non, elle était avez son père -qui s'était éclipsé sans se faire remarquer- cela devait donc être prévu pour eux deux, au départ. Consciente d'avoir peut-être interrompu un moment entre père et fille important, elle se fit violence pour ne pas rougir et baisser les yeux. Elle avisa les impressionnantes piles de paperasse posées sur le bureau et se dit que, en fait, peut-être avait-elle arraché Adélina à une tâche arasante et lui offrait-elle finalement un repos bien mérité. Elle se convainquit que c'était la bonne version ; incapable de supporter l'idée première d'avoir interrompu ses dirigeants en pleine réunion familiale.

Le Trèfle alla chercher deux tasses dans une comode, et la jeune Chevalier de Fer se rendit alors compte de la sobriété de la pièce dans laquelle elle se trouvait. Fenrig n'était ornée que de marbre blanc et, les jours de fêtes, de grandes banderoles de tissus aux milles couleurs ; très rarement de pierres ou autres marques de richesse et de luxe. Le bureau du Grand Maître était extrêmement représentatif. Des fauteuils, un bureau très simple, une table basse sans ornements, et une immense bibliothèque. En plissant les yeux, Pauline crut remarquer que les ouvrages n'avaient, dans l'ensemble, aucune forme de rareté, ce n'était que des livres d'histoire et de sciences sommaires, qu'elle avait elle-même probablement déjà lu lors de ses classes. Elle fut impressionnée par la grandeur d'esprit de la femme qu'elle servait, toujours doublée de cette fierté gigantesque que le Grand Maître soit, justement, une femme. Une femme qui battait tous les hommes, une femme forte, à la volonté d'acier, une femme si belle... Et qui lui ressemblait tant.

Pauline s'assit dans un des fauteuils en même temps qu'Adélina, qui servit le thé elle-même.

"Ne sois pas intimidée Pauline, je ne te reçois pas en tant que Grand Maître."

Le Trèfle sourit à une Pauline légèrement interloquée, dont l'expression s'apaisa bien vite pour laisser place à un soulagement et à une reconnaissance sincères.

"Comment se portes ta main ? J'espère que tu te remettras au plus vite, je ne peux pas me permettre d'avoir un chevalier de fer blessé. "

Cette dernière phrase posa un léger problème à Pauline quant au comportement qu'elle devait adopter. Elle venait de lui dire ne pas la recevoir en tant que Grand Maître, puis lui parlait comme une véritable commandante des armées. Elle décida de lui répondre en Chevalier de Fer, puis, peut-être oserait-elle évoquer des sujets un peu plus personnels... Un en particulier. Un secret que seul son frère partageait, mais qu'elle brûlait de pouvoir enfin révéler à quelqu'un d'autre, d'extérieur ; à un ami. Une amie. Elle avait hésité à en parler à Antinéa, mais elle avait jugé la petite encore trop fragile pour lui confier un lourd secret qui ne lui appartenait pas. Mais ici et maintenant, dans l'or incandescent et fascinant du regard d'Adélina, elle voyait de la chaleur, une intimité longtemps recherchée, où personne ne pourrait les trouver, ni l'une, ni l'autre. Alors oui, peut-être allait-elle finalement oser.
Cependant, il fallait tout d'abord répondre en tant que guerrière.

" Le médecin m'a rafistolé tout ça, et même si pour l'instant elle ne ressemble pas à grand chose d'autre qu'à un amas de cicatrices, je suis certaine que je pourrai très bientôt reprendre le combat. De toute manière, je suis parfaitement ambidextre ; alors je serais toujours à même de vous servir même s'il me manque une main."

Elle sembla se rappeler subitement de quelque chose.

" Altesse, mon frère voulait venir vous trouver mais comme je suis ici, je me permet de vous présenter sa requête à sa place. Je crois qu'il a fait la connaissance de quelqu'un, un mage il me semble, et il désirerait un mois de laisser-passer en dehors de ses fonctions pour partir de lui-même en mission pour Fenrig. Il m'a dit qu'il avait trouvé quelque chose en rapport avec, vous savez, ce dont parlent tous les magiciens : les étranges constellations qui apparaissent et disparaissent dans le ciel... Il soutient avoir des informations qui pourraient l'amener à comprendre ce qui se passe, et alors il reviendrait illico à Fenrig vous rapporter ses trouvailles. "

Pauline attendit patiemment la réponse du Trèfle, consciente que même si elle refusait, Alexander trouverait le moyen de se substituer à ses devoirs le temps de trouver ce qu'il cherchait. Elle connaissait son frère, pourtant la façon dont il avait parlé du mage qu'il avait rencontré était bizarre... Lui qui d'habitude détestait tout les gens en rapport avec la magie, cette fois, en parlant du magicien, il avait paru troublé. De plus, il avait refusé de dire à Pauline qui était l'homme en question.

Elle laissa ces considérations de côté le temps d'écouter et d'enregistrer la réponse du Grand Maître, puis elle reporta ses pensées sur ce fardeau immense qui l'accablait, formait une boule dans sa gorge et la faisait pleurer la nuit. Partager cela avec son frère n'était plus suffisant, il l'avait aidée autant qu'il avait pu et le faisait encore aujourd'hui, mais il lui fallait en parler enfin à quelqu'un d'autre.
Elle porta sa tasse à ses lèvres pour se laisser le temps de rassembler son courage. Le thé était délicieux (le Grand Maître s'accordait donc tout de même une excellente nourriture, heureusement car dans le cas contraire, Pauline se serait senti très mal, elle qui cuisinait avec les meilleurs ingrédients du royaume de Fer) et elle apprécia la chaleur brulante descendre le long de sa gorge pour se loger au creux de son estomac. Elle ouvrit ses grands yeux azur et trouva ceux du Trèfle. L'éclat embrasé qu'elle y trouva lui insuffla la force nécessaire pour reposer la tasse sur la table et, enfin, parler.

" Adélina... Est-ce que je peux... Te confier quelque chose ? Quelque chose que seul mon frère connait, et dont j'aimerais... Eh bien, parler avec toi. "

Son regard, sans être insistant, se scella d'une lueur de détermination farouche. Après avoir osé le tutoiement, il n'était plus question de revenir en arrière. Adélina lui inspirait une confiance nouvelle... L'étincelle qui précède l'amitié.
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Adelina Trèfle du Mont
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MessageSujet: Re: Comme deux gouttes d'eau... [Adélina]   Sam 14 Aoû - 17:27

Adélina opina du chef en écoutant la réponse de Pauline, un amas de cicatrices ? Légère grimace aurait pu passer sur le visage de la jeune fille mais.. rien. En fait, ce n'était pas une surprise et surtout, ce genre de blessure elle en avait déjà vu de nombreuses. Les champs de batailles de sont pas de endroit pour les jeunes filles. Alors elle avait oubliée d'en être une. A l'annonce de l'ambidextrie du chevalier de fer Adélina se mordit de ne pas être mieux renseignée que cela sur ses plus proches citoyens. Mais enfin.. elle avait pourtant lu les dossiers sur chacun d'eux, en diagonale. Non pas qu'elle se désintéresse de savoir qui sont les gardiens du royaume qu'elle doit protégée. Juste que pour devenir Chevalier de Fer ou bien Paladin il était vraiment impossible que la personne qui se cache derrière son armure soit contre le royaume. Ce serait d'un ridicule ! Alors la vie intime de ces derniers n'avait que peu d'importance à ses yeux tant que celle ci n'allait pas à l'encontre de l'honneur. Le passé n'avait aucune prise à avoir sur les hommes qui se tenaient à ses côtés. Peut-être faisait elle encore preuve de naïveté en donnant une chance à tous.. le futur le lui dirait.

Justement, il fut bien vite question de confiance. Une requête ? Elle en recevait des dizaines par jour. Pourtant celle ci lui sembla remuée un douloureux présage. Oui.. elle avait vu. Sur le toit du château où elle aimait se réfugier quand le soir venu il ne restait plus que les chats. Elle avait vu à travers les nuits se dessiner des constellations qu'elle n'avait alors jamais observée. Oh elle n'était pas experte, loin s'en faudrait avant qu'elle ne puisse dire si c'était là quelque chose d'étrange ou bien de naturel. Cependant.. elle n'était pas de celle qui laisse courir. C'était donc bien vite qu'elle avait interrogé les magiciens de la cité. Ils n'avaient pas su la renseigner, juste réussi lui insuffler une brise de méfiance envers ces changements. Qu'un des chevaliers de fer est été assez curieux pour mener enquête ne l'étonna pas. Cependant Alexander.. Le Trèfle ferma un moment les yeux. Il fallait qu'elle se souvienne.. Non, en fait, il lui apparu bien vite. Elle l'avait déjà vu. Lorsqu'elle était encore en entrainement, elle se souvint de lui. On lui avait raconté son histoire, une bien triste histoire. Elle se souvenait encore de l'odeur de sang qui avait imprégné le sable de la salle des combats pendant des semaines. Son père avait décidé de le faire devenir chevalier de fer, elle était là le jour où il prêta serment, derrière le trône de son père elle avait cru entendre une profonde ferveur muée à quelque chose de tout à fait étranger, comme si le goût de la défaite se cachait bien au fond de sa gorge alors qu'il prêtait allégeance.

Adélina ouvrit les yeux. Elle était encore jeune à l'époque, il était possible qu'elle se soit trompée. De plus il n'avait jamais montré de faille dans sa fierté d'appartenir à la cité humaine. Cependant elle ne pouvait pas donner ainsi un laisser-passer et autoriser un chevalier de fer à se défaire de ses fonctions. Il lui faudrait plus d'informations que cela. Enfin.. si cela ne tenait qu'à elle elle aurait fait confiance à un de ces chevaliers, mais il n'y avait pas qu'elle en haut lieu, une administration l'attendait au tournant ! C'est donc avec un bref soupir que le Trèfle répondit.


- Il serait préférable qu'il m'adresse une demande en bonne et due forme. Dit lui aussi que le nom du mage en question doit être cité. Sa requête devrait passer sans souci mais il y a des règles à suivre.

Voila, elle venait de répéter presque mot pour mot ce qu'elle avait toujours détestée se voir entendre dire. Ah ! Être à la tête d'autant d'homme n'était pas toujours une joie.. Adélina secoua imperceptiblement la tête, encore une fois elle se plaignait. Une bien fausse plainte, qu'elle était heureuse d'avoir des hommes tels que les chevaliers de fer et le paladins pour assurer ses arrières. Elle reprit une tasse de thé alors que le silence venait s'installer doucement comme le début d'une chanson discrète. L'eau chaude réchauffa sa poitrine alors que ses poumons se soulevaient pour humer l'odeur douce et sucrée de sa boisson préférée. Et oui, elle aurait pu se transformer en véritable chef de guerre et boire de la liqueur d'alcool bien tassée mais non.. Le grand maître buvait du thé. Une boisson de fillette diront certain. Qu'ils aient tord ou non.. après tout c'était peut-être mieux ainsi. La jeune fille rit de cette pensée, elle n'allait tout de même pas se mettre à manger comme un Orc pour paraître plus viril aux yeux de ceux qui auraient mieux accepté un homme à sa place !

La voix fluette de sa compagne du moment la sortie tout à fait des images qui envahissaient joyeusement son esprit.

- Adélina... Est-ce que je peux... Te confier quelque chose ? ..

La suite se serait facilement perdue si Adélina n'avait pas fait un effort de concentration. Elle avait été si surprise d'entendre ainsi son prénom puis d'être tutoyée. Cela faisait bien longtemps que seul son père s'offrait ce privilège. Privilège qui n'en était pas un aux yeux d'or de la jeune fille qui manquait de s'étouffer avec son thé. Elle avala rapidement, reposa la tasse sur la table et se reprit. Cela aurait pu la faire rire.. le grand maître qui s'étouffe dans une tasse parce que l'on vient de l'appeler par son prénom. Mais elle ne rit pas. L'azur paisible venait de se faire conquérant, il y avait dans le regard de Pauline quelque chose de si intense qu'Adélina ne pu que se remettre rapidement de ces inattendues pitreries. Jamais au paravant elle n'avait vu telle lueur fasse à elle. C'était quelque chose de revigorant, de curieusement attirant et surtout.. de chaud.

- Oui, tu peux, Pauline.

Comme une caresse de chaleur passait sur l'or du Trèfle qui inclina le menton avec une sérénité rayonnante. Adélina avait comprit.. que devant elle se confiait une amie.
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