Les Cendres d'Alésia

Découvrez un Royaume dévasté par la guerre où s'affrontent nombre de créatures fantastiques et sanguinaires. Créez votre destinée, ramenez la paix ou engendrez encore plus de chaos...
 
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 Un jour d'entrainement peu banale [PV Moryan]

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Moryan Erïgold
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MessageSujet: Re: Un jour d'entrainement peu banale [PV Moryan]   Dim 21 Fév - 1:13

-Suffit Anardil !! Ma r….. Madame pardon. Hum bon, un bref rappelle des règles : pas de coup mortel. Moryan à l’épée, Anardil au Sai ! Le premier qui se trouve dans l’incapacité de reprendre son arme ou qui déclare forfait voit son adversaire remporter cette manche. Sachez toutefois que vu les manches précédentes, le vainqueur de ce défi est dors et déjà Moryan.

Moryan inclina la tête. Effectivement, elle avait gagné le défi, quoiqu’il se passe maintenant. Mais s’il pensait qu’elle allait le laisser gagné cette dernière manche, il se trompait … Et lourdement ! Déjà toute jeune, elle faisait tout pour gagner. Et maintenant qu’elle était Reine, elle ne laissera plus jamais personne lui marcher sur les pieds. Elle en avait le pouvoir maintenant. Elle en avait l’envie. Elle était une battante, une gagnante, depuis toujours. Etait-elle donc prédisposée à devenir Reine ? Depuis toujours ? La question qu’elle venait de soulever l’arrêta en plein élan. Elle avait pu penser qu’elle avait été là au bon moment, au bon endroit (ou au mauvais). En fait, elle n’y avait même pas vraiment réfléchis. Peut-être avait-elle peur du résultat … Peur de la vérité.

« Moryan, fais attention à toi et renvois cet impertinent dans les jupes de sa mère »

Elle leva brusquement la tête. Elle sourit de toutes ses dents, un sourire ironique, pour bien faire comprendre à Thoron qu’elle n’allait certainement pas se laisser faire. Et puisque les pouvoirs étaient autorisé, dès qu’elle verrait qu’elle perdrait pied, elle ferait appel à ses pouvoirs … Voir ses pouvoirs de Reine … Même si elle en avait peur.

-Ne t’inquiète pas Thoron. Je ne le laisserais certainement pas gagner …

« N’oubliez pas : la magie est autorisée et même recommandée. Sur ce, bon combat et que le meilleur gagne »

Déclaration superflue : évidemment qu’elle allait utiliser la magie ! Et plutôt deux fois qu’une ! Elle savait que cette discipline était celle qu’elle connaissait le moins. Tout ça pour ne pas faire comme son père lui avait dit … Son esprit rebelle allait peut-être la desservir cette fois-ci.

*Mais sans ton esprit rebelle, tu serais morte à l’heure qu’il est … N’oublis pas que tu as appris aux autres ton savoir … les autres qui t’ont sauvé lorsque tu étais mortellement blessée de l’attaque contre les vampires*


Elle chassa ses pensées funeste qui lui faisaient trop penser à sa sœur, à sa grand-tante et ses responsabilités qu’elle venait de fuir justement. Elle n’était pas là pour se prendre la tête mais pour se vider la tête ! Elle ricana car c’était plutôt louper : elle venait de recevoir la collection complète des souvenirs d’Anardil. Mais rien que d’y penser faisait rejaillir des souvenirs inconnus, aussi, elle fixa son regard sur une fleur et détailla la moindre de ses couleurs ou de ses formes : ronde pour le pétale, fin et légèrement transparent sur le bout, jaune qui devient presque orangé au cœur de la fleur, tout en délicatesse. La fleur se courba sous le vent, laissant une trainé jaune sur le fond vert qui était l’herbe. Moryan respira profondément et se tourna vers son adversaire. Il avait entamé une danse … Jusqu’à la mort !

-Parfait mon petit … Dansons …

Moryan entama elle aussi un cercle, ces pas félins, gracieux et légers se perdant en une mélodie simple. Elle fixa Anardil du regard, sans se préoccuper de ses gestes. Sa main, ferme sur la lame, entama quelques ronds pour assouplir son poignet et faire chanter sa fine épée. Légère comme une plume, l’épée siffla, au bon vouloir de Moryan. L’elfe sourit : elle aimait cela. Elle entendait la mélodie de son corps, le rythme de son cœur et les chœurs de son épée. Une musique parfaite, un combat parfait …

Anardil voulu prendre l’avantage par la magie. Il récita la formule et disparu en un éclair de lumière. Moryan haussa un sourcil. Où allait-il apparaitre ? Le monde paru ralentir : les arbres arrêtèrent de bouger dans leur danse pour accompagner les combattants, le vent souleva la chevelure abondante de l’elfe. La respiration de cette dernière ralentie aussi pour entendre la moindre vibration de l’air.
Concentration extrême.
Mouvement ralentie.
Respiration lente et régulière.
Observation.
Attention.
Concentration.
En un éclair, les arbres crient dans la tête de Moryan. Un point lumineux sur le sol. Elle le voit un instant avant qu’il ne frappe. Elle réussit à parer son attaque d’un réflexe hors du commun ! Stupéfaite d’elle-même, elle ne pense même pas à contre-attaquer. Ses pouvoirs se sont accrus pour faire un truc pareil … Elle n’aurait jamais réussis ça avant. Elle n’est pas douée pour cela. Seuls ces pouvoirs de Reine et ses réflexes de panthères pourront la sauver. Elle sourit à Anardil, les lames entre eux deux reflétant la lumière de l’astre du jour. Puis, elle fait un clin d’œil à l’elfe et s’éloigne de lui en une série de saut périlleux. Aussi gracieuse qu’un félin …


-Tu m’as presque surprise … Mais arrêtons de jouer. Je t’ai lancé l’avantage … Maintenant … Allons-y !

Ravis de son effet, elle lança d’une voix grave :


" Soleil et Lune se mêlent, en la plus belle illusion du Monde. Admire mes rêves... "

Le sort devant plonger Anardil en une longue chute. L’eau sous ses pieds devait paraitre réelle. Moryan qui voyait son illusion était impressionnée elle-même par la qualité de son sort. Elle en avait lancé pourtant … Des centaines ! Pour son entraînement … Elle grinça des dents, mais revint au présent. Elle ne se laissa pas longtemps déconcentrée, contrairement à son adversaire. Elle bondit au milieu de son illusion, quitte à la briser. Elle était là avant tout pour distraire l’ennemi quelques instants … Le temps pour elle de porter une attaque horizontale au niveau du flan de son adversaire. Et sans lui laisser le temps de reprendre ses esprits, elle poursuivit le martelage avec un coup de pied frontal …
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Anardil Fëanáro
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MessageSujet: Re: Un jour d'entrainement peu banale [PV Moryan]   Lun 22 Fév - 16:36

La magie de Moryan était toujours aussi surprenante : elle venait de projeter Anardil dans une illusion particulièrement efficace sur son esprit. Malgré tout, elle laissa trop de temps au jeune elfe. Celui-ci reprit ses esprits juste avant que son opposante ne franchise les limites de son illusion. Il plaça, plus par réflexe que par réflexion, l’une de ses lames le long du corps. Se qui fit glisser la lame de Moryan sur sa tenue de cuir épais : celle-ci ce déchira en un sinistre craquement. Malgré tout, il ne put éviter le pied de son adversaire, qui l’envoya valdinguer en dehors du cercle d’illusion. Il reprit pied et regarda où était passé son adversaire. Celle-ci était encore dans le cercle d’illusion. Il se concentra et créa deux boules d’énergie et cria à nouveau la formule magique de l’attaque amour du vent par deux reprises :

« Que les arbres m'écoutent, que la Terre me protège et que le Vent m'offre sa force. »

Le vent se leva avec violence et il propulsa les deux boules avec un temps de retard l’une par rapport à l’autre. Elles filèrent tout droit vers le cercle d’illusion, mais cette fois, les boules d’énergie avaient été nettement mieux contrôlées par le jeune elfe. La première boule brisa le cercle d’illusion qui explosa en mille couleurs. Il s’en suivit une explosion : sans souffle, dont s’échappa un épais nuage de vapeur d’eau, dans laquelle la seconde s’engouffra formant un tunnel autour d’elle, filant à toute allure vers sa cible. Anardil se redressa doucement, frottant son nez qui saignait abondamment. Il bascula alors son Sai droit en position de défense et n’attendit pas de voir le résultat de son attaque. Il se rua dans le nuage à la rencontre de Moryan. Cette fois, la surprise serait de son coté. Elle l’avait bien eu avec son attaque magique, mais il n’était pas du genre à se laisser faire, bien qu’elle soit une redoutable adversaire. Il n’allait pas cesser de la harceler de ses attaques. Les lames sonnèrent bientôt au sein du nuage avec violence. Le combat semblait dur et sans pitié. Ce manège dura un long moment et quand le nuage se dissipa enfin, les deux elfes se tenaient l’un face à l’autre. L’épée de Moryan emprisonnée dans les griffes des armes d’Arnadil. Il dit alors d’un ton calme et serein :

« Abandonne Moryan, autant pour les deux premiers combats, tu m’as dominé, autant celui-ci, je donnerais ma vie pour une simple égalité et j’irai même encore plus loin pour une victoire. »

Sur ce, il propulsa son pied droit vers le ventre de Moryan, tirant d’un coup sec sur l’épée de son adversaire.
Au loin, Thoron n’avait rien raté de la scène et les yeux au ciel, se dit à lui-même :

« Sacré gamin, tu ne sens pas le danger qui pèse sur tes épaules. Notre reine nous a à peine montré la face visible de l’iceberg de ses pouvoirs. Tu va t’épuiser, poussé ton corps par delà tes limites et je crois que c’est comme ça que tu évolues. Mais jusqu'à quand une telle technique va-t-elle marché ? Et ce jour là, où ta technique aura atteint sa limite, ton adversaire sera-t-il prêt à te prendre la vie que tu risque ainsi sans remord ?»

Il se releva et s’approcha d’un bond du combat, comme pour être prêt à intervenir au moindre écart de l’un ou de l’autre, bien que face à la reine des elfes, il n’aurait aucune chance.
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Moryan Erïgold
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MessageSujet: Re: Un jour d'entrainement peu banale [PV Moryan]   Mer 24 Fév - 1:52

Sa lame avait ripé sur un des Sai d’Anardil, mais son coup de pied l’envoya en dehors de son illusion. Elle l’avait bien touché, donc elle s’octroya un sourire satisfait. Mais avant d’avoir compris quand et surtout comment, Anardil utilisa la magie derechef.

*Il n’est jamais fatigué celui-là ? Quand est-ce qu’il va s’arrêter ? Il ne sent pas les effets ? Il va en crever à la longue !*


« Que les arbres m'écoutent, que la Terre me protège et que le Vent m'offre sa force. »

Les deux boules de vent arrivèrent sur Moryan avant qu’elle ne réagisse vraiment. Heureusement, la première se brisa contre son illusion, soulevant plein de terre et poussière par la même occasion. La deuxième attaque arriva, et il s’ensuivis un phénomène étrange de spirale et de tornade horizontal.

*C’est bien ma veine … Il fait toujours des trucs de dingue lui !*

Moryan se protégea les yeux comme elle pouvait, mais elle ne put empêcher des centaines de cailloux de lui égratigner la peau par la même occasion. La jeune elfe cria, prise dans le vent. Ces cheveux volèrent dans toutes les directions, animées d’une vie propre. Elle continua de fermer les yeux, mais heureusement, ces sens de félins auditifs prirent le dessus, et elle entendit Anardil arrivé. Encore une fois, ses réflexes la sauvèrent d’extrême justesse. Toujours à moitié aveuglé par la poussière, elle para avec difficulté les attaques d’Anardil, qui étaient vives et précises. Elle sentit la lame mordre sa chair déjà bien entamé par les pierres coupantes en divers endroits. Elle grimaça mais il fallait qu’elle reste concentrée au maximum pour éviter la déconvenue totale.

La poussière était enfin presque retombée, couvrant les deux adversaires d’une fine pellicule blanche qui sautait et retombait sur leurs habits à chaque geste trop brusque. Moryan avait les yeux qui pleuraient à cause de tout se qu’il y avait en suspension dans les airs. Elle parait les coups juste par réflexe, contre-attaquait dès qu’elle le pouvait, mais ses micro blessures la gênait. A chaque geste, elle sentait sa peau se tendre, tirer sur les blessures. Une goutte perlait parfois. Cela commençait à lui bruler sur tout le corps. Mais elle serra les dents courageusement et continua de faire face. Les épées frappaient l’une contre l’autre avec force et vivacité, faisant entendre du fracas métallique dans toute la clairière.

Enfin, Anardil s’immobilisa, forçant Moryan à en faire de même, car il avait pris sa fine épée en tenaille entre ses Sai. Moryan repris son souffle. Son corps la faisait souffrir, mais elle aurait tout le temps de se soigner après. Il n’y avait rien de bien grave, rien dont elle puisse aisément se soigner.


« Abandonne Moryan, autant pour les deux premiers combats, tu m’as dominé, autant celui-ci, je donnerais ma vie pour une simple égalité et j’irai même encore plus loin pour une victoire. »

Elle ne répondit pas, se contentant de reprendre son souffle. Elle esquissa un sourire pour faire comprendre à Anardil qu’elle avait bien comprit. Elle ne ressentait aucune peur, juste un désir violent de combattre, encore et encore. Un sentiment proche de l’euphorie : elle aussi allait donner tout se qu’elle avait, quitte à s’en faire mal. Elle savait qu’elle n’irait pas jusqu’à la mort. Elle n’était pas aussi folle qu’Anardil, moins romanesque sans doute. Non, elle avait les pieds sur terre : elle donnerait tout, mais elle ne lui ferait jamais assez de mal pour le tuer, et même si cela pourrait lui couter, elle arrêterait si sa santé était en jeu. Mais elle comprit subitement qu’Anardil ferait fi de sa santé à lui, quitte à en mourir de fatigue ou consumé par sa magie. Il fallait qu’elle fasse quelque chose !

Mais avant même qu’elle puisse ouvrir la bouche pour le mettre en garde, l’elfe lui assena un violent coup de pied dans le ventre tout en tirant sur ses Sai, se qui envoyé la pauvre Moryan bouler plus loin dans la clairière, privé de sa fine lame qui se perdit dans l’herbe épaisse. Sonnée, la Reine avait atterris sur le dos. Que pouvait-elle faire ? Dans l’immédiat : se mettre à l’abri d’Anardil, car sinon, le combat était finis. Et ça, elle ne pouvait pas le permettre. Son cerveau, à moitié engourdis réfléchissait le plus vite qu’il pouvait. Ravie d’avoir trouvé une solution, elle se mit debout le plus vite possible malgré le fait que son équilibre soit précaire et murmura :


" Le Soleil guide nos pas et silencieusement, emporte l'ennemi au trépas. "

Dans un rayon de lumière aveuglant, Moryan disparu à grande vitesse. Elle partit à la limite du terrain de combat. Au passage, elle vit Thoron s’approcher d’un bond. Pour quoi faire, elle ne s’en savait fichtrement rien, mais elle ne s’occupa pas plus de lui. Enfin éloigné d’Anardil, elle s’arrêta. Que devait-elle faire ? Sans arme, elle ne pourrait plus s’approcher de lui. Mais il lui restait la magie bien sur … Et, hélas pour Anardil, elle était très douée là-dedans. Elle repartit dans sa direction, essoufflée et toujours blessée, désarmée. Les arbres lui envoyèrent des images dans la tête, lui indiquant l’endroit exact de son épée. Moryan écarta les bras face à Anardil. Ce dernier devait se douter qu’une malice se tramait, mais il n’était pas en mesure de savoir quoi. Aussi, il ne bougea pas, et attendit patiemment que Moryan arrive sur lui. Mais elle resta suffisamment éloignée de l’épée du jeune elfe. Elle commença :

-Content de m’avoir désarmé petit ? Tu as raison de penser que je ne me laisserais pas faire ainsi … Tu vois, mon épée est exactement …

Elle chercha l’endroit du regard, à droite de son adversaire. Elle désigna le point de son doigt et souris lorsque son épée scintilla dans un rayon de Soleil. Elle poursuivit :

- … ici ! Mais avant … laisse-moi te faire voir un peu de mes pouvoirs …

Elle sourit, ravie de son effet ! Il essaya de venir sur elle pour qu’elle n’utilise pas la magie, mais elle bondit en arrière, narguant son adversaire du moment. Puis, elle entama en chantant de sa voix cristalline :

"Rêve des Forêts ...

Elle était trop forte pour lui. Il n’avait pas d’autre choix que de sombrer dans le néant des rêves. Au début, ses rêves seraient doux comme la caresse d’une plume sur le visage, aussi agréable que le bruit de la pluie dans les arbres et aussi chaud qu’un bon feu de bois dans la forêt, entouré d’ami. Mais par la suite, les rêves deviendront cauchemars … Aussi féroce qu’un tigre attaquant sa proie, aussi dur qu’un lit de cailloux et aussi cruel que les vampires tuant leurs ennemis …
Moryan n’avait pas l’intention de l’effrayer beaucoup non plus, mais suffisamment pour lui donner une bonne leçon. Comme Anardil serait endormis, elle aura alors tout le loisir de prendre son épée, de désarmé le pauvre elfe, puis de poser sa lame contre la gorge de son adversaire …


-... retours aux songes d'enfance, aux beautés des images éphémères."

La phrase chantée fit le chemin jusqu’à Anardil et commença lentement son travail …
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Anardil Fëanáro
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MessageSujet: Re: Un jour d'entrainement peu banale [PV Moryan]   Jeu 4 Mar - 21:26

Lors de son attaque magique, la poussière soulevée réagis d’une façon étrange, que même lui n’avait pas prévue. Il pensait juste pouvoir déséquilibrer Moryan. Mais son attaque était devenue une véritable arme sans même le vouloir. Anardil s’était alors acharné sur Moryan, aveuglée et blessée de toute part. Il ne voulait en aucun cas la tuer ou la blesser gravement, mais c’était les aléas d’un combat d’entrainement à arme réel. Quand il réussie à désarmer son opposante, projetant ainsi son arme dans les fourrées. Anardil eut un sourire de victoire. Pour lui, la désarmer était déjà une grande victoire : pendant quelques instants, sa rivale avait été mise à mal et suffisamment surprise pour qu’il puisse prendre le dessus. Malgré tout face, au pouvoir de son adversaire, il savait que se ne serait que de très courte durée. Mais il fallait retenir la procédure de cette attaque, elle avait son efficacité et cela pouvait être intéressant dans le futur. Quand Moryan disparu devant lui dans un rayon de lumière, il sut instinctivement que le pire allait suivre cette fois. Il l’avait surement plus qu’énervée et elle n’hésiterait plus à utiliser toute sa puissance contre lui. Il se figea, ses pieds foulant l’herbe autour de lui. Il tenta une approche de la magie qui lui était étrange, celle de se ressourcer auprès des arbres par le biais des racines des herbes qui l’entourait. C’était à tenter, mais il savait qu’en faisant ça durant une phase aussi critique du combat, il se mettait en danger. Il comptait aussi sur le faite que déstabiliser son adversaire prendrait un moment de réflexion pour l’attaquer à nouveau. Il se concentra et commença à ressentir les arbres autour de lui. Leur vibration, celle de l’herbe, des animaux qui les entouraient et choses étrange celle de Moryan et de Thoron, comme si le temps c’était arrêté et qu’il pouvait tout voir, tout ressentir, tout vivre pendant cette fraction de seconde. L’inquiétude de Thoron, la colère de Moryan, il ressentit aussi le lien qui se nouait entre les arbres et son adversaire. D’un seul coup, un arbre se synchronisa avec lui. Il sentit l’énergie circuler de l’arbre aux racines des herbes puis de racine en racine jusqu'à lui comme s’il pouvait suivre une trainée de poussière. Il relâcha sa concentration sur la reprise d’énergie et se remis à explorer cet état de conscience mais cette fois, le sol se transforma en une marre d’eau où l’énergie de chacun formait une série d’ondes sur la surface. Il examina alors celle de Thoron : les vagues étaient calmes, régulières et se propageait sur une belle surface par rapport à lui. Puis il revint à Moryan : ses vagues étaient rapides, irrégulières et puissantes. Ses ondes se propageaient sur une surface énorme, comme si la forêt toute entière était recouverte par les ondes d’énergie qu’elle générait. Une sensation se propagea alors, comme si quelque chose ou quelqu’un le rappelait dans le monde réel. Le transfert d’énergie se brisa et il revint à la conscience.

-Content de m’avoir désarmé petit ? Tu as raison de penser que je ne me laisserais pas faire ainsi … Tu vois, mon épée est exactement …

Oui, il était plutôt content de lui, mais pourquoi le lui avouer franchement ? Elle pointa alors du doigt son arme couchée au loin dans l’herbe. Comment avait-elle fait ? Il revint alors en mémoire son excursion dans le monde de la magie et de l’énergie. « Le lien entre les arbres et elle, mais bien sure, se sont les arbres qui lui on dit. » pensa-t-il

- … ici ! Mais avant … laisse-moi te faire voir un peu de mes pouvoirs …

« Impressionnant Moryan. Ainsi les arbres sont de ton coté. Cela risque de rendre le combat singulier. » Pensa-t-il

À l’écoute des paroles de la chanson de Moryan, Anardil sentit son corps le trahir et sombrer doucement dans un état indescriptible. Ses yeux se fermèrent, non sans violence de sa part, lui qui tentait de lutter contre la magie de Moryan. Bientôt, la lutte fut vaine et il se débâtit longuement. Son corps se convulsa dans tous les sens, en proie à un sommeil douloureux qui sembla durer une éternité. Enfin, le sort fut levé et il put sortir de cet état comateux. Les yeux dans le brouillard, il regarda Moryan qui souriait.

« Whaa, sacré pouvoir Moryan, dit-il tout en reprenant conscience, tu me surprendras toujours »

Moryan sourit et lui tendit la main pour le relever. Anardil accepta sa main et se releva sous l’impulsion.

«Je propose d’arrêter ici le massacre. Je suis bien trop forte pour toi … »

Anardil sourit jaune à ses paroles et répondit :

« Oui, oui, je crois qu’on peut en rester là »

Thoron s’approcha et posa sa main sur l’épaule d’Anardil et d’une voix posé :

« Sacré gamin. Allez, on va y allez, ton entrainement est loin d’être fini »

Moryan qui les regardait doucement s’éloigner les rappela :

«Anardil ! Attends ! D’ici quelques jours je partirais chercher ma sœur chez les vampires. C’est dangereux. Mais si l’aventure te tente … Tu as démontré ton courage à mes yeux.»

A ces mots, le sang d’Anardil ne fit qu’un tour. Il se retourna et revint auprès de Moryan

« Mes Sai et mon Arc sont à toi Moryan. »

Thoron qui était lui aussi revenu à la hauteur des deux jeunes gens leva les yeux au ciel et haussa les épaules. Il n’avait pas trop le choix. Essayer de convaincre Anardil maintenant de ne pas y allez serait surement encore plus dur que de dire à un mur de bouger. Et dans une telle situation, il allait avoir besoin d’un sacré chaperon.

«Parfait. Soyez prêt pour partir dans quatre jours »

Le silence qui s’en suivit fut assez évocateur sur la suite des événements pour elle. Elle partirait, avec ou sans lui. Anardil sourit et serra la main de Moryan en signe d’accord. Ils se séparèrent et Anardil fonça jusqu'à chez lui, suivit de prêt par Thoron. Arrivée chez lui, il fonça de pièce en pièce pour réunir ses affaires en vue du voyage. Thoron qui le voyait ainsi courir, ne put que rire et dire :

« Eh, eh, calme toi gamin, on a le temps on a 4 jours alors que 2 suffisent »

« Tu crois que je vais attendre deux jours avant de partir ? On va partir devant et s’entrainer en l’attendant. »

Thoron leva les yeux au ciel. Il avait à peine fini un combat harassant et il était prêt à courir deux jours sans s’arrêter juste pour arriver en avance et pouvoir encore s’entrainer. Ce gamin était un peu fou mais il était courageux.

« Bon ok comme tu veux petit. On se retrouve sur la place alors. Il faut que je prépare mon sac aussi. »

Son visage était souriant comme heureux d’avoir trouvé un disciple aussi enthousiasme à l’idée de se prendre des claques et de s’entrainer. Anardil continua rassemblent nourriture, vêtement et arme. Quand il eut fini, il verrouilla toutes les fenêtres et portes de sa demeure.

« A bientôt, vieux chêne »

Ses oreilles fines et sensibles se mirent alors à vibrer et ses pensées fusionnèrent avec le vieux chêne.

« A bientôt, jeune fou je serrais là quand tu reviendras »

Il fut surprit par ce qu’il venait d’entendre mais répondit calmement :

« Merci mon ami »

Il se mit en route en courant vers la place du village l’esprit plein de question. Comment avait-il pu entendre son vieux chêne, son nouveau protecteur lui parler et lui souhaiter bon voyage ? La place du village était encore décorée pour l’enterrement de l’ancienne reine. Triste sort pour elle. Enfin, c’était à Moryan de prendre en main la destinée de leur race et il pensait qu’elle en avait les épaules après se qu’il venait de voir. Mais ? Comment pouvait-il savoir ça ? Il s’arrêta. Il vit clairement dans son esprit le couronnement de la nouvelle Reine, comme s’il y avait assisté lui-même ! Troublé mais certain qu’il avait raison, il repartit, non sans interrogation … Au centre du village, il retrouva Thoron déjà prêt à partir un sac à l’épaule. Il le salua d’un léger mouvement de tête et il repartit. Le village était bien désert, il faut dire qu’il se faisait tard. Il avait quitté Moryan il y a déjà quelques temps et la nuit tombait déjà. Malgré tout, Anardil voulait déjà parcourir quelques milles qui le séparaient de leur destination.

« Thoron ? Moryan a-t-elle un lien avec notre nouvelle reine ? »

« Que dis-tu là ? » dit Thoron en étranglent à moitié

« Laisse, je dois être fatigué, ce n’est pas grave »

Thoron se tut et dit :

« Bon, où on va-t-on ? »

« Au avant-garde sylvestre ! Pourquoi poses-tu la question Thoron, c’est logique ? » Dit-il en souriant.

D’un bond, il partit devant, courant calmement sans forcer, ils traversèrent moult paysages passant d’arbre en arbre. Quand il passa dans certaines clairières, il se remémorera son enfance. Là, il avait trouvé sa nourriture, là un abri, là de quoi faire un feu… malgré tout certain paysage lui était étranger mais une impression de déjà vu guettait au fond de lui. Quelques temps plus tard, ils s’arrêtèrent. La nuit était bien tombée et continuer serait pure folie en pleine nuit. Ils allumèrent un feu et mangèrent un morceau. Thoron pris le premier tour de garde et Anardil s’endormit. Il fut réveillé plus tard dans la nuit pour surveiller à son tour. Thoron s’endormit presque aussitôt et Anardil resta ainsi seul, éveillé au cœur des bois. Un bruit, un souffle, une sensation se fit sentir alors dans son cœur comme si la nuit cachait des yeux qui ne cessaient de l’observer avec attention.

« Un animal, surement mon esprit me joue des tours pour le moment on dirait … »


Dernière édition par Anardil Fëanáro le Lun 15 Mar - 22:13, édité 1 fois
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Moryan Erïgold
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MessageSujet: Re: Un jour d'entrainement peu banale [PV Moryan]   Dim 7 Mar - 17:57

Moryan avait réussis ! Elle n’avait jamais lancé ce sort, trop jeune Reine pour avoir eut le temps de voir toutes ses capacités magique. Mais elle avait déjà vu ce sort lancé plusieurs fois par le chantelame de l’ancienne Reine. Aussi, même si elle fut surprise du résultat, elle fut aussi contente de voir qu’elle n’avait eut aucune difficulté à mettre en pratique se qu’elle savait juste par théorie.

*Comme si tu étais prédestinée à être Reine*

Son visage se durcit. Elle repoussa cette petite voix agaçante qui lui tenait ce même discours depuis quelque temps déjà. Mais se dire qu’elle était prédestinée à ce rôle depuis sa plus tendre enfance, que tout ses choix, toute la liberté qu’elle avait toujours eut, n’avait été en fait qu’une succession d’étape prédéfinis à l’avance pour en arriver là, était quelque chose de bien trop dur à avaler. Elle aimait trop sa liberté pour se laisser enchainer par le destin … Trop rebelle pour qu’elle suive docilement une quelconque logique dans ses actes ou ses pensées. Non, elle était une elfe parmi tant d’autre, elle faisait se qu’il lui plaisait, quand ça lui chantait. Ne devait-elle pas s’occuper des affaires qui l’attendaient depuis la mort de la Reine ? N’avait-elle pas fuis ses responsabilités justement ? Mais était-ce encore une fois un coup du destin ? Pour qu’elle apprenne à se servir de ses pouvoirs avant d’aller défier les vampires ? Pour aller récupérer sa sœur ? Etais-ce juste un test de plus, un tour du destin ? Ou alors pour rencontrer Anardil ? Ou alors était-ce pour le destin d’Anardil qu’elle était là … Que de question dont elle ne trouverait aucune réponse ! Elle soupira et ferma les yeux …

Heureusement pendant qu’elle pensait un peu à n’importe quoi, ses pouvoirs avaient bien agit, plongeant Anardil dans le plus profond des sommeils. Elle le regarda, ainsi abandonné à sa merci. Une victoire facile … Presque trop pour elle. Mais qu’importe. Elle aimait la victoire à tout prix. Et il risquait plus sa vie à lui qu’elle. Elle connaissait ses limites, physique et magique, contrairement à lui, qui allait encore et toujours plus loin sur les chemins du danger. Moryan releva la tête en voyant Thoron arriver d’un pas pesant. Ses yeux et son expression parlait pour lui, mais plutôt que d’attendre, il commença :


-Votre Altesse, laissez-moi vous dire que vous êtes complètement inconsciente ! Déjà utiliser Racine d’été sur lui au début avait été folie, mais là … Rêves d’Hiver ! Vous êtes une novice avec vos pouvoirs ! Imaginez que vous ne puissiez pas contrôler les rêves ou pire, qu’il ne se réveille jamais ! Vous lui avez fait prendre un risque inutile, vous êtes bien plus forte que lui dans tous les domaines !

Il reprit son souffle, avec surement dans l’optique de recommencer sa tirade, avec toujours autant de reproche et de hargne. Moryan ne pouvait pas lui en vouloir, Thoron avait vu défiler bon nombre d’élève et très peu avait le courage et la détermination de l’elfe qu’elle avait assommé d’une simple formule magique. Mais elle commença avant qu’il recommence, parce qu’elle n’avait pas vraiment l’envie de se faire materner par lui, surtout maintenant qu’elle était Reine :

-Thoron … Je sais bien que je n’ai jamais lancer ces sorts. Mais … Je sais le faire. Je contrôle parfaitement la situation. Je contrôlais déjà mes pouvoirs de Luthanen à la perfection avant de devenir Reine. C’est comme si … Si j’avais toujours su lancer ce sort ! Il m’a parut si naturel à dire … C’est difficile à imaginer …

Thoron referma la bouche subitement. Moryan fronça les sourcils et demanda :

-Que se passe-t-il ? Thoron … Pourquoi fais-tu cette tête ?

Il regarda Moryan bizarrement. Elle voyait presque les rouages tourner dans sa tête. Allait-il lui dire ou pas ? La jeune Reine pouvait presque voir le combat qui le rongeait. Elle était dévorée de curiosité, mais tint sa langue, rongeant son frein qu’il se décide ou non. Finalement, il prononça lentement :


-J’étais là quand … Quand Earané a été élu Reine. Il lui fallu un petit temps d’adaptation à ses pouvoirs et un peu plus pour les maitriser. Je trouve tellement étonnant que tout vous sois familier …


Moryan coupa net :

-C’est peut-être parce que j’ai bien observé Earané, rien de plus ! Ne vas pas sous-entendre quoique se soit … C’est faux, quoique tu penses.

Ces bredouillements étaient pathétiques, mais Moryan avait d’autre chose en tête. Elle voyait des couleurs, des images. Elle se concentra dessus : c’était les rêves dans lesquels elle avait fait plonger Anardil. Elle voyait une hypothétique fin du combat, un dialogue, elle-même faisant une proposition à Anardil. Pour qu’il l’accompagne chercher sa sœur … Ravi, il acceptait et prévois d’arriver en avance sur le lieu du rendez-vous. Pour l’entrainement. Oui, cela lui ressemble bien en plus. Moryan ne peut s’empêcher de sourire alors qu’elle ferme les yeux pour s’imprégner des images, levant un doigt pour empêcher Thoron de la déconcentrer …

« Thoron ? Moryan a-t-elle un lien avec notre nouvelle reine ? »

Elle entendait les paroles loitaines d'Anardil. Qu’avait-il découvert là ? Comment pouvait-il le savoir ? Pourtant, se n’était qu’un rêve. Il ne devrait pas en savoir plus lorsqu’il était éveillé ! Ce n’était pas normal. Moryan se concentra. Elle avait provoqué ce rêve, elle pourrait surement influencer dessus. Elle vit les arbres se dessiner, le vert chatoyant des feuilles, le brun calme des troncs ou le bleu marine du ciel, la nuit. Les couleurs prenaient de plus en plus leurs teintes habituelles et Moryan atterris alors dans le rêve d’Anardil. Le souffle coupé tant les images semblaient réelles, elle retint son souffle. Les flammes crépitaient non loin d’elle, le foyer entretenu par Thoron et Anardil qui venait de fonder un campement pour la nuit. La jeune Reine respira l’air pur, étonné par ce silence. Ici, nul arbre ne venait lui laisser un message de bienvenue ou pour lui envoyer quelques images ou sensation. Ici, les animaux s’étaient tuent, laissant juste un grand vide. Même pas un souffle de vent ! Juste, des images, des couleurs, un peu de mouvement et c’était tout. Les deux elfes parlaient mais Moryan ne les écoutait pas, trop absorbés par le silence de la nuit. Les étoiles au-dessus de sa tête faisaient fausses … Comme si elle voyait autre chose que la réalité …

*Mais réfléchis un peu ! Tu n’es PAS dans la réalité Moryan ! Reprends-toi !*


Elle se secoua, en proie au doute. Que fallait-elle qu’elle fasse ? Pouvait-il la voir ? Elle sortie de sa cachette et avança timidement, comme si elle savait qu’elle n’aurait pas dû être là. Mais les deux elfes ne relevèrent même pas la tête. Thoron continua de dormir paisiblement et Anardil restait les yeux dans le vague. Même lorsqu’elle se mit devant lui, il ne cilla même pas. Ravie d’être invisible à leurs yeux, elle fit le tour du foyer lorsque l’elfe de faction releva la tête, cherchant visiblement quelque chose qu’il ne pouvait voir en murmurant :

« Un animal, surement mon esprit me joue des tours pour le moment on dirait … »


-Pour le moment ? Tu crois vraiment jeune Anardil ?

Moryan était sur que si elle se concentrait vraiment, il pourrait l’entendre. Elle pouvait ainsi influer sur le rêve ! Un sourire ironique apparus sur son visage. Il était peut-être temps de donner une bonne leçon à ce cher Anardil qui se croyait si fort … Si fort au point de vouloir battre une Reine.

-Anardil … Elfe arrogant … Ton esprit ne te joue pas de tour. Prends garde à toi ! Je te surveille …

Elle pouffa de rire silencieusement et s’assit non loin de lui pour observer la suite avec fascination. C’était la première fois qu’elle lançait ce sort, elle voulait voir jusqu’où elle pourrait aller et comment ce rêve allait évoluer …
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Anardil Fëanáro
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MessageSujet: Re: Un jour d'entrainement peu banale [PV Moryan]   Lun 15 Mar - 22:12

La nuit passa rapidement au sein de la forêt. Anardil et Thoron avait chacun assurez deux tours de garde. Quand l’aube arriva, Anardil réveilla Thoron. Son sac était déjà prêt et sur le feu, de la nourriture finissait de cuire pour le déjeuner de son maitre.
« Maitre Thoron, il est temps… »

Aux paroles d’Anardil, Thoron ouvrit des yeux comme des citrouilles.

« Maitre ? C’est nouveau ça ! Depuis quand tu m’appelles maitre, toi ? »

Son corps ressentit à nouveau cette sensation qu’il avait perçue lors de son passage à son vieux chêne et dans un tintamarre invraisemblable, il entendit des dizaines de voix lui dire bonjour. Quand il se retourna, il n’y avait rien, pas une âme qui vive. Seuls les arbres, qui doucement se balançaient au rythme du vent.

« Qu’-est ce que tu as ? »

Anardil sourit sans dire un mot. Sa nature reprenait le dessus et l’entendre parler allait de nouveau être insupportable. Le jeune elfe avait déjà mangé et il s’installa dans un Arbre en attendant que Thoron ais mangé et soit prêt. Assis sur sa branche, ses pensées se tournèrent sans le vouloir vers Moryan. Anardil n’avait pas oublié sa rencontré avec elle. Qui était-elle ? La reine en personne? Possible, mais une reine se devait de se déplacer avec des gardes ou au moins toute une suite. Elle était seule et avais accepté de l’affronter sans en savoir plus sur lui. Attrapant sa flute de pan qu’il avait emporté, il se mit à jouer et à fredonner une mélodie dont il ne connaissait rien, comme si la musique était au fond de lui et ne demandait qu’à sortir. La forêt silencieuse semblait l’écouter. Il avait appris à jouer tout seul quand il était isolé. .
C’était un moyen pour lui de retrouver la paix de son âme. Au rythme des notes, son esprit se mis à vagabonder. Sa magie intérieure brûla d’un feu intense.

« Je ne te connaissait pas tes talents de musicien. Qui t’as appris à jouer ? »

Anardil sourit et continua à jouer tout en se concentrant sur son énergie intérieure. Il se retrouva bien vite dans ce drôle d’état d’esprit qu’il avait déjà expérimenté lors de son apprentissage de récupération d’énergie. Cette fois encore le temps se figea. Bientôt, il ne vit plus les arbres de par la forme de leur tronc mais bien par leurs énergies, leurs forces intérieures. Celle de Thoron était là aussi, mais quelque chose était différent. Anardil était bien incapable de dire quoi mais il le sentait au fond de lui. Thoron se releva. Il avait terminé et était prêt à partir.

« Anardil ? »

« Oui maitre ? »

« Comme premier entrainement, tu devras me suivre dans les arbres, alors que moi je cours au sol. Je me retournerais de temps à autre et garde à toi si je te vois. »

« Cela sera à la fois un entrainement de furtivité, d’endurance et de rapidité. Pas de magie compris ? »

Anardil acquiesça d’un signe de la tête, rangea son instrument et disparu presque aussitôt dans les arbres. Thoron se mit à courir, d’abord doucement se retournant régulièrement, décochant de temps à autre une flèche pour signaler à son apprenti qu’il était trop flagrant. Puis sa course se fit plus rapide, plus longue et surtout plus dure physiquement pour quelqu’un qui était censé le suivre en sautant d’arbre en arbre. Et se cacher au moindre signe d’arrêt de son maitre et professeur. La journée passa assez rapidement, l’exercice prenait beaucoup d’énergie à Anardil qui dormirait surement plutôt vite ce soir. Thoron s’arrêta une ultime fois et se retourna. Il scruta la forêt à la recherche de son apprenti et d’une voix à peine essoufflé cria.

« Sort de là, second exercice »

Anardil dans un silence presque absolu se glissa derrière Thoron, s’appuya contre un arbre et toussota. Thoron sourit et se retourna
« Bien, pas mal, tu t’en sors plutôt bien. On voit qui t’a entrainé malgré tout, tu semble bien fatigué. »
Anardil eu un sourire jaune. Comment voulait-il qu’il ne soit pas fatigué, à sauter d’arbre en arbre depuis l’aube jusqu’au milieu de l’après midi. Mais il resta muet, ses yeux parlaient bien assez pour cela. Son corps était au bord de ses limites.

« Bon, nouvel exercice. Cette fois nous serons deux à passer d’arbre en arbre. Même règle que le premier exercice mais cette fois, il ne faudra pas me lâcher des yeux ou de tout autre chose pour continuer à me suivre. »

Anardil était inquiet. Déjà le suivre au sol se révélait parfois difficile, si en plus ils étaient à la même enseigne tous les deux, c’était mal partit.

« Comment veux-tu que je continue à te suivre à travers les branches et la forêt ? Déjà au sol, c’était difficile de te suivre ! »

« Tu le sais déjà : reste à le mettre en pratique, cette fois, la magie est autorisée »

« Ouais, pour te suivre va bien falloir que je sois un sacré magicien »

Thoron sourit et bondit dans un arbre

« Alors prêt gamin ? »

Anardil remonta dans son arbre tel un écureuil. Il se concentra et mit tous ses sens en alerte quand Thoron se remis en marche. Il le suivit plus prêt qu’avant, se qui au premier arrêt de Thoron dévoila sa position. Se n’était pas la bonne solution, ses sens était limités en distance surtout ici dans la forêt ou tout était contre lui : le bruit du vent dans les branches, les troncs et feuilles qui l’empêchait de suivre sa cible des yeux, et toujours le vent qui brassait l’air se qui brouillait son sens du touché et de l’adorât. Comment faire ? La magie oui, mais comment il savait qu’il était possible de suivre quelqu’un rien qu’à son énergie ? Mais était-ce possible de le faire en temps réel ? Surement pas, il lui faudra donc s’arrêter régulièrement pour se concentrer sur l’énergie de Thoron.

L’exercice reprit et Anardil avait laissé un temps d’avance à Thoron, recherchant sa position par magie, de temps à autre pour savoir où et par où il devait aller. La journée touchait doucement à sa fin aussi Thoron arrêta l’exercice. Il était à peine transpirant. Anardil quand à lui était à bout de souffle : il n’aurait pas pu continuer longtemps. Thoron lui ordonna de rester là pendant qu’il allait chercher de la nourriture. Anardil alluma un feu et se coucha juste à coté. Il rêvassa quelques instants sur son combat contre Moryan. Qu’est qu’il avait pris ! Son corps le faisait encore souffrir et plusieurs blessures n’étaient pas encore totalement refermés et encore loin d’être cicatrisées. Il n’avait aucune chance contre une reine, il fallait le dire. La remarque ne percuta pas instantanément. Il ferma les yeux, il se sentait en parfaite sécurité comme si une présence rassurante se tenait prêt de lui, puis d’un bond, il s’assit.

« Moryan, reine ?? »

Thoron qui était revenu avec de la nourriture, en laissa tomber les provisions. Les yeux ronds comme des billes, la bouche grande ouverte,…

« Sa suffit Thoron ! Dis-moi la vérité ! »

Thoron reprit la nourriture et la mit à cuire, se murant dans un profond silence.

« Bien si c’est ça que tu veux … »

Anardil se recoucha après avoir avalé deux trois petites chose et s’endormit presque aussitôt. Il fut réveillé plus tard par Thoron. Et là, seul au milieu de la forêt, il prit son tour de garde, enfin seul. Peut-être pas, car la sensation d’être observé était encore bien présente.
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Moryan Erïgold
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MessageSujet: Re: Un jour d'entrainement peu banale [PV Moryan]   Jeu 18 Mar - 13:53

La nuit passa. Moryan sentait chaque détail factice de la scène : les braises rougeoyantes sous un ciel obscur, les arbres qui se balançaient doucement au son d’un vent qui n’existait pas ou les animaux qui se déplaçaient ça et là, sans aucune ombre qui les suivaient. Elle voyait toutes ses erreurs, car elle savait parfaitement que c’était un rêve et rien d’autre. Un rêve qui commençait bien, tout à fait banal. Une journée tout à fait banale dans l’esprit de cet elfe qui montait la garde là-bas et qui s’activait pour faire une mission qui n’existait que dans sa tête. Mais alors que le faux Thoron allait se réveiller, une main ferme se posa sur son épaule …

Et elle fut arrachée du rêve. Elle vit Thoron (le vrai celui-là) qui la regardait d’un air bizarre, presque fâché. Elle l’interrogea silencieusement. D’après la place du soleil dans le ciel, elle était partie quelques instants, sans plus. Enfin, le Luthanen lui répondit sourdement :


-Que se passe-t-il ma Reine ? Vous aviez le regard perdu.

-J’étais dans le rêve magique d’Anardil. C’est la première fois que je lance ce sort, j’apprends tout doucement, mais c’est fascinant. Je sais que c’est faux, mais ça parait tellement vrai. Sans les erreurs que je perçois, je m’y laisserais prendre moi-même, alors que c’est moi qui ais prononcé la formule …

Thoron secoua gracieusement la tête, faisant bouger les plumes verts éclatante qu’il avait sur le crane. Il avait l’air de comprendre, même s’il ne le pouvait pas. Ce sort était un sortilège de Chantelame, seul lui ou la Reine avait les pouvoirs de le lancer. Moryan ne lui demandait pas de comprendre de toute façon. Elle posa une main sur l’épaule de Thoron et lui fit passer une onde bienfaitrice pour le soulager. Elle le rassura de la voix :

-Ne t’inquiètes pas, je te l’ai dit, je sais se que je fais et je ne lui ferais pas de mal. J’ai le pouvoir d’influencer ce rêve. Si je le veux, je pourrais aussi l’arrêter. Je ne le ferais pas souffrir inutilement, même si une petite leçon s’impose …

Elle baissa la tête, regardant le corps d’Anardil posé à ses pieds. Il avait l’air paisible ainsi couché dans l’herbe, son souffle régulier, son épée à quelques pas de lui. Il avait dors et déjà perdu son combat, elle aurait pu le tuer des dizaines de fois. Ce n’était même pas drôle ! Mais elle avait voulu lui faire payer toutes ses blessures dues aux cailloux de son attaque magique. Elle était la Reine, elle avait tous les droits après tout.


*Tu essais surtout de t’en convaincre … mais y arrive tu ?*

Elle repoussa la petite voix dans sa tête qui lui disait toujours des vérités qui la dérangeait. Ce n’était pas du tout le moment ! Elle regarda Thoron qui hocha la tête, lui indiquant ainsi qu’il lui faisait confiance pour la suite des événements. Aussi, elle plongea à l’intérieur d’elle-même, retrouvant le fil du rêve qu’elle avait créé. Elle se laissa prendre par des notes de musique. De la musique ? Que s’était-il passé dans son absence dans ce rêve ? Quand elle réapparut, Anardil avait pris sa flute de pan et tirait des notes mélancoliques de cet instrument. A quoi pouvait-il bien penser en cet instant pour jouer des notes si douces mais si graves à la fois ? La musique plongea la jeune Reine dans une transe asthénique. Elle ferma les yeux, se balançant d’avant en arrière, bercée par les souvenirs plus ou moins douloureux qui remontaient à la surface. Les notes s’égrenaient, inlassablement sortis par le souffle du musicien. Les trémolos s’ajoutaient au trilles, se succédant en une symphonie de son et d’image. Heureusement, il arrêta dès que le Thoron du rêve se leva. Ce dernier lui expliqua l’exercice et Anardil s’y plia, presque content de le faire …

La matinée passa rapidement. L’après-midi arriva, chassant les heures les plus froides de la journée. Le soleil joua à cache-cache entre les arbres, inondant de sa lumière bienfaitrice les sous-bois de la forêt de Symphonia, qui ne chantait pas du tout comme dans la réalité. Moryan avait l’impression d’être seule, se qui n’était pas qu’une impression. Seules des ombres et de pâles imitations lui répondaient. Enfin, Thoron arrêta le premier exercice. La jeune Reine s’approcha et sourit lorsqu’Anardil lui rétorqua :


« Ouais, pour te suivre va bien falloir que je sois un sacré magicien »

-Découragée par un rien petit ? Tu n’iras pas loin si tu ne change pas de mentalité !

Moryan en apprenait bien plus sur Anardil dans ce rêve qu’elle aurait pu le souhaiter. Déjà qu’elle en savait beaucoup à cause de ses souvenirs. Elle chassa cette particularité d’un mouvement de la tête. Ce n’était pas le moment d’être déconcentrée voyons ! L’exercice continua. Anardil avait l’air d’avoir beaucoup de mal à faire deux choses à la fois. La magie ne coulait pas encore librement en lui. Il allait devoir apprendre lorsqu’il reviendrait à lui. La jeune Reine ne fit rien, se contentant d’observer et d’écouter les commentaires d’Anardil ou Thoron jusqu’au soir, où ils bivouaquèrent. Cependant, une remarque d’Anardil fit froncer les sourcils de la Reine.

« Moryan, reine ?? »

C’était la deuxième fois qu’il disait ça dans ce rêve. Il somma Thoron de répondre, qui, comme dans la réalité, obéissait strictement aux ordres de Moryan. Il se tut, offrant un silence prolongé et songeur à Anardil, qui se vexa. Il finit par aller dormir. Moryan profita de la nuit pour relâcher la pression. Réellement, il devait s’être passé … Quelques secondes. C’était étrange de voir un possible avenir, un possible tournant. Si elle avait rencontré Anardil avant de demander à El’Lena de partir avec elle, aurait-elle pu lui demander de partir avec elle ? Le connaissait-elle assez pour prendre ce risque ? Le jugeait-elle assez fort pour pouvoir survivre à une telle épreuve ? Des questions, toujours des questions …

Enfin, le jeune elfe prit le tour de garde comme convenu. Moryan le surveillait. Mais peu après, il regarda autour de lui, comme s’il cherchait quelque chose. Pouvait-il la sentir ? Pouvait-il savoir qu’elle était là, à le surveiller ? Non, il ne pouvait pas la voir, c’était évident …

La nuit passa tranquillement, comme la précédente. C’était Thoron cette fois-ci qui avait fait le dernier tour de garde. Le soleil venait à peine de se lever qu’Anardil se réveilla en sursaut. Le rêve devenait-il plus dur ? Tout n’était pas tout rose après tout. Peu à peu, le paradis deviendrait enfer. Mais pas tout de suite … Pour le moment, la journée se déroula comme une copie conforme de la précédente. Quelques exercices entre le Maitre et l’élève, dont Moryan suivit le déroulement de loin, comme la veille. Elle n’avait pas envie d’intervenir, sauf qu’à la fin de la journée, les deux elfes arrivèrent à la lisière du bois, comme annoncé. Sauf que la vision qui s’imposa à eux était déprimante. Aucune vie, rien. Dans cette direction, celle pour mener à la Crypte, la faune et la flore avaient déserté le terrain, laissant que des cendres et de la végétation morte à perte de vue. Thoron tout comme Anardil n’avaient jamais quitté la sécurité de la forêt, et cela leur fit un choc. Ils tinrent un conciliabule dans leur coin, pendant ce temps, Moryan se perdit dans ses souvenirs. Elle avait déjà quitté la forêt pour aller voir les humains avec sa demi-sœur Aya. Mais au grand jamais elle n’avait vu cela. Elle sortait bien plus au sud d’habitude. Elle s’abima dans sa contemplation. Et là, le cauchemar commença …

Une légion de vampire avançait dans la brume fugace vers la forêt de Symphonia. Les deux elfes regardèrent les soldats approchés. Ils avaient deux options : soit revenir en arrière pour prévenir les autres de l’attaque, soit resté ici et subir … et surement mourir par la même occasion. Mais il fallait deux jours aux deus elfes pour revenir vers les habitations. Les vampires auraient pénétrés dans la forêt bien avant que les autres soient au courant ! Se séparer ? Et laisser un seul mourir pendant que l’autre irait avertir tout le monde ? Ou mourir les deux ici, submerger par le nombre et ainsi, priver la forêt de l’avertissement. En temps normal, Moryan le savait, les arbres auraient détectés l’attaque depuis bien longtemps et des Archers auraient décimé cette armée depuis bien longtemps. Sauf qu’ici, c’était un rêve, un rêve qui allait devenir abominable dans quelques instants : un véritable carnage si les deux elfes décidaient de rester. D’ailleurs, les paroles de Thoron vinrent confirmer les soupçons de la Reine :


-Anardil, nous sommes trop loin pour prévenir les autres. Il nous faut nous battre, maintenant ! Moryan ne sera pas là avant deux jours … Ils ne sont pas si nombreux que ça ! Nous pouvons les vaincre !

Moryan voulu les avertir que c’était pure folie, mais après tout, ils ne risquaient rien, ce n’était qu’un rêve … Mais Moryan sera-t-elle de taille à affronter la mort, même dans un songe ? Les vampires ravivaient dans sa mémoire bien des souvenirs de son affrontement avec ces derniers, sa blessure presque mortelle, celle de son père, la capture d’Aya … C’était trop douloureux pour elle, quelques larmes de détresse roulèrent sur ses joues. Elle ne voulait pas voir ça, mais elle était trop concentrée sur eux, trop anxieuse pour détourner le regard, hypnotisée par le courage suicidaire des deux elfes …
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Anardil Fëanáro
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MessageSujet: Re: Un jour d'entrainement peu banale [PV Moryan]   Dim 28 Mar - 23:21

Tout droit sortit de la brume, une belle série de Vampire marchaient droit vers la forêt. Anardil et Thoron n’avaient plus le choix : il leur fallait combattre. Anardil sortit son arc et se prépara à combattre. Mais quelque chose était étrange. Ses sentiments, qui auraient dû être ceux de la colère, étaient plutôt fixés sur la peur et la tristesse. Il était loin de chez lui et personne ne viendrait à leur aide. Son empressement à aller au devant des ennuis allait leur coûter cher!

« Maitre? »

« Oui ? »

Anardil aurait bien aimé trouver une chose à dire, mais un sentiment d’impuissance s’empara de lui, comme s'il connaissait déjà l’issue de cette bataille. Malgré tout, il se donnerait jusqu'à son dernier souffle.

« Bonne chance »

Thoron soupira et baissa les yeux. Il était, lui aussi, prêt à combattre mais dans la brume, de nouveaux vampires s’approchaient encore. Leur chance de vaincre fondait comme neige au soleil. La retraite était maintenant coupée par plusieurs de leurs ennemis.

« Eh les gars, regardez ce qu’on a là! Des elfes trop loin de chez eux. »

« Ouais, on va en faire de la pâté les gars. »

A ces paroles, le sang d’Anardil se glaça. Pour lui, il valait mieux mourir que de devenir l’un des leurs. Il se battrait donc sans se retenir, jusqu'à la mort. L’un des vampires se détacha du groupe et prit la parole. Il était d’une grande beauté et son attitude révélait une très bonne éducation. Un noble probablement :

« Que faites vous ici, si loin de chez vous ? »

Thoron prit alors la parole, d’une voix grave et menaçante :

« Cela ne te regarde pas, créature contre nature. »

Le rire que poussa le vampire à ce moment résonna à travers l’espace qui les entourait et celui des autres vampires vint renforcer cette sensation qui montait dans l’atmosphère : celle de la mort qui rode. La sienne et celle de son maitre et ami.

Le vampire qui s’était séparé du groupe fixa chacun de ses soldats et dans un cri hurla :

« Tuez-les»

Le combat commença alors. Les premiers vampires à se lancer étaient de petits jeunes à peine capable de se battre. Thoron et Anardil les tuèrent les uns après les autres, usant leurs flèches et leurs énergies magique. Le massacre dura de longues minutes, mais la tactique avait porté ses fruits. Ils se retirèrent et un moment de calme se fit alors. Anardil en profita pour tenter de jauger ses prochains adversaires, quand il se retrouva en état de transe. Le constat qu’il fit alors lui retourna l’estomac : ceux qui restaient avaient tous un niveau équivalent ou supérieur au sien. Certains avaient même un niveau équivalent à celui de Thoron.

« Maitre ? »

« Oui, je sais Anardil. Bats-toi, c’est tout ce que j’ai à te dire »

Thoron et Anardil se séparèrent et se lancèrent à l’attaque. C’était pure folie mais il fallait tenter. Ils se répartirent les adversaires suivant leur niveau de puissance. C’est ainsi que Thoron se retrouva face à leur interlocuteur et Anardil face à une série de femmes vampires.

Lui qui aimait la compagnie féminine, il se serait bien passé de la leurs. Formant un cercle presque parfait autour de lui, les vampiresses susurrèrent une formule magique:

" Relève toi cœur sans vie, revient moi... ".

Les yeux d’Anardil se révulsèrent quand il vit le sol s’ouvrir et des squelettes d'épéistes en sortir. Il avait 5 adversaires supplémentaires contre lui, comme si ça ne suffisait pas !

« Ah ça, se n’est pas sympa ! Pas sympa du tout ! »

Il rangea son arc, qui face à ces choses, n’étaient pas très utiles. Sortant ses Sai, il se mit en position, pour combattre au corps à corps ces créatures repoussantes. Les premiers échanges révélèrent à Anardil qu’au second coup, ces saletés partaient en fumée. Son combat ne dura pas bien longtemps. Ces horreurs étaient effrayantes et pas du genre sympa, mais elles avaient un gros défaut: il y avait un temps de réaction entre l’ordre et le mouvement et c'était ce créneau qu’il devait exploiter. Malgré tout, combattre ces choses épuisait doucement les forces d’Anardil et plusieurs de leurs coups portèrent.

Quand il eut finis de détruire le dernier de ses pantins, il se tourna vers Thoron qui, lui, avait affaire à une toute autre créature. Une sorte de Fantôme porté par le vent. L’une de ces choses se tourna vers Anardil et quand il croisa leur regard, son cœur et son âme, si vivants, se figèrent, comme pétrifiés d’effroi. Les seuls mots qui sortirent de sa bouche à ce moment là furent :

« Qu’est-ce que c'est que cette horreur ? »

C’est à ce moment que le corps d’Anardil le lâcha, son cœur battait à tout rompre et il s’écroula à genoux. Il était à bout de forces et son maitre devait l’être aussi. Leur interlocuteur s’approcha de Thoron par derrière. C’est alors que ses adversaires utilisèrent une ultime attaque contre lui, complètement épuisé.
Les cinq vampiresses murmurèrent d'une seule voix :

" Laisse toi porté, laisse moi t'insuffler les mots..."

Anardil aurait peut-être eut une chance contre une adversaire, mais dans son état et à cinq en même temps, il n’avait aucune chance. Il resta figé. L’une d’entre elles s’approcha de lui sans qu’il ne puisse rien faire à part la regarder avec désir.

Son cœur se calma mais sa tête semblait toujours aussi lucide, comme s’il avait perdu le contrôle de son corps. Lorsqu’elle fut suffisamment proche, elle planta ses crocs dans la gorge du jeune elfe.

De là où il était, son cauchemar se finit dans une douleur atroce à la base de son cou. Puis un cri le rappela: son Maitre Thoron venait d’être capturé par leur interlocuteur au cou. Il saisit l’épée de Thoron et l’embrocha violement tout en fixant le jeune elfe dans le blanc des yeux :

Anardil, qui n’avait rien raté de la scène, hurla, alors que le Vampire poussait un rire démoniaque:

« NNNNOOOOONNNNN »

« Mouhahaaha »
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Moryan Erïgold
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MessageSujet: Re: Un jour d'entrainement peu banale [PV Moryan]   Mar 30 Mar - 15:29

Ils étaient courageux, Moryan en convenait. Complètement inconscient aussi. En réalité, une simple demande vers les arbres pour prévenir les elfes aurait été suffisante. Mais là, les arbres étaient silencieux, comme mort, ou complètement repliés sur eux-mêmes. Moryan, appuyée sur un tronc le regardait tristement, les yeux dans le vague. Contempler les vampires lui laissait juste un gout amer dans la bouche, un gout de sang et de mort … D’enlèvement. Le rêve allait peut-être faire souffrir Anardil, mais au moins lui, il comprendrait, il aura une bonne leçon. Surtout si Moryan lui explique l’utilité de s’adresser aux arbres après et lui monter comment faire le plus simplement possible. Mais elle … Elle allait souffrir, et rien ne pourrait apaiser ses blessures. Les cicatrices étaient trop profondes et jamais elles ne se s’étaient refermées. Elle avait hâte de partir désormais, partir chercher sa sœur, envers et contre tous ! Peu importe que tout le monde voulait la voir rester, elle était la Reine, elle ne risquait rien ou presque. C’était justement elle la plus disposé à sauvé sa sœur.

Les vampires accostèrent les deux elfes. Thoron avait beau être un être tout droit sortis de l’imagination d’Anardil, il semblait si vrai. Sauf que le véritable elfe n’aurait jamais dit ça et n’aurait jamais agi comme ça. Il aurait été plus prudent. Moryan en était persuadée. Elle se força à regarder les vampires : ils étaient grands et beaux, comme dans ses souvenirs. Des femmes vampires étaient là aussi, et elles étaient elles aussi belles … Belles à en mourir. Figé dans leur beauté, les créatures sortirent leurs crocs, pour effrayer les elfes. Personne ne la voyait, mais elle, elle voyait tout. Et soudain, l’ordre tant redouté tomba :


« Tuez-les»

Les combats commencèrent. Arcs et magie contre les vampires, qui utilisaient magie et épées. Moryan avait peur de la suite. Oui, se n’était qu’un rêve ! Mais Anardil et Thoron étaient des elfes et les voir mourir sous ses yeux allait être douloureux pour elle. Elle en était persuadée. Elle entendit son cœur s’emballer avec les combats. Maintenant, les vampires étaient trop proches des elfes pour qu’ils utilisent les arcs, aussi Thoron tira son épée et affronta le chef de l’escouade, qui était aussi fort que lui. Pendant ce temps, Anardil tomba contre cinq adversaires féminines. Elles utilisaient autant leur charme que la magie contre le pauvre elfe qui avait de plus en plus de mal à contenir les assauts des mort-vivant et des vampires assoiffés de sang d’elfe.

Plus la nuit avançait et plus les vampires prenaient le dessus. Moryan quitta l’arbre et s’avança de quelques pas. Elle avait espérée pouvoir s’appuyer contre une présence rassurante, mais comme il n’y avait rien, pas un souffle de vie dans cette reproduction d’arbre, elle pouvait aussi bien faire face à ce massacre seule. Ses jambes tremblèrent quand Anardil tomba à genou, entouré par les vampires. Elle secoua la tête d’un air hagard. Elle connaissait la suite mais elle ne voulait pas la voir … mais elle restait les yeux fixés sur la scène. C’était horrible. Les vampires se précipitèrent sur le jeune elfe. Il fut mordu. Au même moment, Thoron se fit embroché par sa propre épée. Anardil hurla tandis que le vampire croassa de plaisir, inondant la plaine de son rire gras.

Moryan tomba à genou. L’herbe molle et inerte se plia sous elle, insensible à sa peine et à sa douleur. Elle cria aussi, en compagnie d’Anardil, des larmes coulant sur ses joues. Elle venait de voir un elfe être transformé sous ses yeux et un autre mourir devant elle. Cela avait l’air si réel, qu’elle ne pensa même plus au rêve, qu’elle était juste plongée dans ses souvenirs. Elle se prit le visage entre ses mains et secoua la tête en hurlant et pleurant, sa bouche tordu en une complainte sourde. Sa gorge se serra. Elle avait besoin d’air, impérativement. La douleur était si vive, comme une brulure sur son cœur. Les couleurs et les formes se brouillèrent autour d’elle : le rêve prenait fin. Elle finit par réintégrer son corps …

Elle était debout maintenant. Aucune larme sur son visage, pas même l’empreinte de la souffrance sur ses traits fins. Juste ses moustaches de panthère qui vibraient dans l’air ambiant. Elle tourna la tête vers Thoron. Au fond de ses yeux, la désolation s’y cachait. Mais elle fit face bravement, cachant au plus profond d’elle-même sa lassitude et ses plaies. Elle leva son épée et l’apposa contre le cou d’Anardil. Dès qu’il se réveillerait, il ne pourrait plus faire un geste. Elle voulait être sur qu’il ne pourrait contester sa victoire. Elle était toujours aussi fière, même si la leçon avait été dure pour elle aussi.


-Êtes-vous sur que c’est vraiment nécessaire ? Que s’est-il passé dans ce rêve ?

Elle tenta de calmer sa respiration et ravala sa mélancolie, annonçant d’une voix claire et tout à fait normal :

-Oui, c’est nécessaire. Et comme d’habitude, dans ce genre de rêve, tout est beau, la vie suit son cours. Mais à la fin, les vampires sont arrivés. Ils ont mordu Anardil et on tué ton double Thoron. D’ailleurs, pendant combien de temps cela a-t-il duré ?


Alarmé, Thoron ouvrit grand les yeux et s’approcha de Moryan, qui était toujours immobile au-dessus d’Anardil. Ce dernier n’allait surement pas tarder à se réveiller. Cependant, le Luthanen était visiblement inquiet des séquelles que ce rêve allait laisser sur son apprenti, car il rétorqua à la Reine :

-Pas longtemps. Mais peu importe ! Des vampires ! Vous êtes complètement folle d’avoir laissé ce rêve aller aussi loin. Vous avez une responsabilité envers lui, avec les pouvoirs que vous avez. Ma Reine, je me dois de vous dire que vous êtes aller trop loin, qu’il fallait arrêter tout ça bien avant ! Mais à quoi pensiez-vous ?

Même la voix froide de la Reine de la forêt n'aurait pu le faire taire. Il semblait terriblement inquiet. Cependant, Moryan accusa le coup, encaissant les reproches en serrant les dents. Elle ne lui dirait pas qu’elle avait probablement plus souffert que lui. Après tout, il défendait son apprenti, c’était recevable. Toujours sans bouger, cillant à peine, elle essaya de reprendre contenance pour répondre aux critiques de l’elfe. Mais en avait-elle envie ? Elle était juste fatiguée. Finalement, elle se tut. Elle attendrait qu’Anardil se réveille, laissant croire à Thoron qu’il avait raison, puis elle serait déclarée vainqueur de leur combat. Elle expliquerait au jeune elfe son erreur à la fin de son rêve, puis elle partirait. Elle avait besoin de solitude. C’était un bon plan. Maintenant, elle espéra qu’Anardil se réveille rapidement. Mais en posant les yeux sur lui, Moryan se souvint que pendant le rêve, il avait découvert qu’elle était la Reine. Continuerait-il à le croire ? S’en souviendrait-il ? Ça, elle n’en doutait pas, il se souviendrait de son rêve en entier. Tout comme elle … Devrait-elle lui fournir des explications sur le fait qu’elle était effectivement la Reine ? Thoron pourrait peut-être s’en charger.

Elle soupira, les muscles tendus sous l’effort. Les arbres essayèrent de pénétrer sa carapace de sentiment pour la réconforter mais elle ne se laissa pas faire. Elle avait les idées noires et pas même les vagues de chaleur de ses amis de la Nature n’arrivait à faire briller le soleil dans son cœur. Il lui fallait du temps. Et surtout, qu’elle retrouve sa sœur et qu’elle la libère de ses vampires de malheur …


Dernière édition par Moryan Erïgold le Dim 6 Juin - 20:26, édité 1 fois
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Anardil Fëanáro
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MessageSujet: Re: Un jour d'entrainement peu banale [PV Moryan]   Lun 5 Avr - 0:23

La tête encore embrumée par le rêve et la magie de Moryan, Anardil n’avait capté que quelques mots de la conversation entre Thoron et celle-ci et le peu qu’il avait compris ne lui plaisait pas du tout. Il s’assit tout en tenant sa tête entre ses mains. Son cerveau le faisait souffrir et d’une voix sortit d’outre tombe, il dit :

« Thoron, je crois que tu as des excuses à faire à Moryan »

Thoron se tourna vers Anardil, tout étonné par son réveil et par ce qu’il venait de dire. Pourquoi devrait-il faire des excuses ? Moryan venait de pratiquer une magie extrêmement puissante sur lui et lui avait fait vivre un cauchemar que peut aurait supporté sans y laisser des plumes. En colère il répondit à Anardil en tempêtant.

« Qu’est-ce qui te prend gamin ? Ça te prend souvent ? Te rend-tu compte de la puissance de l’attaque que tu viens de subir ? »

Anardil, la tête toujours emprisonnée dans ses mains se redressa et se mit debout. Du moins, il essaya car à peine sur ses jambes que celles-ci se dérobèrent sous lui. Il retomba sur son genou et dans un dernier effort se remit à nouveau debout, trop fier pour rester à terre. Il tourna sa tête vers Thoron et lui répondit avec un ton suffisant dans la voix :

« Je crois que je sais mieux que toi se que c’est que de prendre une attaque de cette puissance dans le crâne surtout quand cette attaque est lancé par la reine des elfes en personne »

Thoron recula d’un pas à l’annonce d’Anardil, ses yeux grands ouverts. Comment pouvait-il le savoir ? Hoquetant face à Anardil, Thoron ne pu dire que quelques mots :

« Comment tu sais ça toi ? »

Et il reprit encore sous l’emprise de la colère :

« Qui es-tu pour me donner des leçons sur mon savoir vivre en présence de Moryan ? Ce n’est pas moi qui me suis attaqué à elle. Ni même qui l’ait blessé. »

Anardil se tourna vers Moryan et repris :

« Je ne regrette pas ce que j’ai fait. Ce combat m’a beaucoup, non plutôt énormément appris. Si tu dois punir quelqu’un ici, Moryan, je suis l’unique responsable de cette situation. Malgré tout, j’avoue que ma réaction n’aurais pas été très différente, j’aurais peux être tenté d’éviter un peu plus les coups et été plus prudent mais cela n’aurais pas été profitable pour notre combat. Ne crois tu pas Thoron ? »

Thoron était fou de rage contre Anardil mais que pouvait-il bien faire. La Reine Blanche venait de lui donner la leçon de sa vie et puis d’un certain coté, il n’avait pas tort. Lui-même avait dépassé les bornes avec la Reine Blanche, il faut dire qu’il était ainsi et la jeunesse de Moryan était aussi un peu pour quelque chose. Anardil et Moryan avait presque le même âge, à l’échelle des elfes, ils auraient pu être frère et sœur.

« Tu as peut-être raison Anardil, mais cela ne t’autorise pas à me manquer de respect, petit freluquet. Cela étant dit et comme je viens de le dire tu as raison c’est pourquoi… »

Anardil ne prononça plus un mot et Thoron s’approcha de la Reine et dit

« Madame, excusez moi j’ai parlé sous le coup de la colère »

Le ton qu’il avait employé était emprunt de respect et il salua Moryan et recula à nouveau, laissant ainsi les deux jeunes gens qui semblaient vouloir se parler. Anardil souffla comme soulagé. Il prit appuis sur un arbre et s’assit. Il invita Moryan à s’asseoir à coté de lui.

« Je sais qui tu es, je l’ai rêvé bien que ça reste flou. C’est pourquoi j’aimerais qu’on en parle tout les deux car ce rêve m’a foutu la trouille mais pas mal des images qu’il y avait dedans n’appartiennent pas à ma mémoire »

Anardil attrapa ses armes et les rangea dans leurs étuis. Reprenant son souffle, il posa sa tête sur le tronc si rassurant de l’arbre et repris :

« Ce rêve, se n’était pas uniquement le mien n’est-ce pas ? En plus, tu es reine rien que ça ! Waouh ! Si on m’avait dit que notre reine était aussi sexy, je n’y aurais jamais cru. »

« Pfff »

« Cette présence rassurante qui m’observait durant la nuit, c’était toi ? »

Son rêve repassait encore et encore dans sa tête. D’habitude, on oublie ses rêves mais cette attaque avait la fichu manie de laisser des traces dans la tête d’Anardil. Son corps avait du mal à se rendre compte que sa mort n’était que dans un rêve. Il était épuisé mais cela venait surement aussi du combat qu’il venait à peine de finir. Il se mit à rire : il avait encore perdu mais il était heureux. Il avait reçu une leçon de vie et de combat de la Reine en personne. Qui pouvait se targuer d’avoir fait pareil ? Il se tourna vers Moryan et dit tout en rigolant :

«Tu dois m’avoir trouvé bien vantard d’espérer avoir une chance contre toi. »

Et dire qu’elle le savait depuis le début. Qu’avait-elle voulu faire lui donner une leçon, non probablement pas. Plutôt tout comme lui, s’entrainer mais avec autant de pouvoir s’entrainer devenait dangereux pour l’adversaire. Surement peu d’elfe était prêt à s’entrainer contre elle en donnant le maximum de leur pouvoir sans freiner leur coup en sachant qu’il se battait contre la Reine en personne. Seul un inconnu pouvait réaliser un tel entrainement, un inconnu qui ne connaissait ni son rang ni sa position au sein du clan. Le plus étonnant, c’était qu’Anardil était fier d’avoir été cette personne et il était prêt à recommencer. Mais avant, il devait dormir, se soigner et s’entrainer.

« Moryan, cet entrainement était pas du genre banal, si tu veux un jour recommencer, je suis là »

« Ces vampires était très effrayants malgré tout, j’avais l’impression de ne pas être le seul à avoir peur. En plus, à la fin du rêve, je t’ai entendu hurler dans ma tête et pleurer. Cette histoire a un rapport avec Aya ? »

Il avait dit ça au pif. Qu’allait être la réaction de Moryan ? Il avait découvert son identité et l’avait submergé de question. Mais il espérait que Moryan aurait assez confiance en lui pour lui en parler à cœur ouvert.
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Moryan Erïgold
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MessageSujet: Re: Un jour d'entrainement peu banale [PV Moryan]   Mar 6 Avr - 13:57

Anardil se réveilla. Pour ne pas qu’il se blesse, elle enleva son épée de sa gorge. En position assise, il semblait vouloir reprendre ses esprits. Elle faillit le mettre en garde et qu’il y aille doucement, un sort d’une telle ampleur pouvait laisser des séquelles passagères. Mais elle se ravisa : il devait en avoir plus que marre de ses leçons de moral et surement qu’il voulait la voir partir vite fait. Aussi, elle recula d’un pas, les yeux dans le vague. Sauf qu’Anardil ouvrit la bouche. Et pour dire une phrase qui étonna Moryan au plus profond d’elle-même. Il sommait Thoron, un Luthanen de s’excuser envers elle. La bouche légèrement entrouverte, elle regarda fixement le jeune elfe comme s’il venait d’une autre planète. Bien évidemment Thoron répliqua vertement. Il n’avait pas l’habitude que quelqu’un de plus jeune que lui le dirige. Beaucoup d’elfes étaient comme lui : je suis plus âgé que la Reine, je peux lui parler comme je veux. C’était à elle à s’imposer. Elle le savait. Encore une fois, elle allait intervenir pour stopper Anardil, qu’elle pouvait se défendre seule. Sauf qu’il sortit une nouvelle phrase : il savait qu’elle était la Reine.

Evidemment qu’il le savait ! Il l’avait dit dans son rêve. Il s’en souvenait donc. Heureusement, il n’avait pas l’air de lui en vouloir. Enfin, il poursuivit plutôt sa conversation avec Thoron, qui semblait étonné que le jeune Woodelian le sache. Il ne semblait pas faire le lien entre le savoir d’Anardil et le rêve. Peu importe, Moryan était sur qu’il le ferait une fois à tête reposé. Les deux elfes continuèrent d’argumenter. Elle ne les écoutait qu’à moitié. Les images continuaient de défiler dans sa tête. Oh oui, Anardil avait été touché par les images, par les sensations ou par sa propre mort, il aurait du mal à s’en remettre. Mais elle ne doutait pas de lui. Avec Thoron, il pourra relever la tête, surmonter cette épreuve. Soudain, Thoron arrêta de parler et s’avança vers elle. Elle recula un peu inquiètes, mais elle releva la tête et le regarda avancer.


« Madame, excusez moi j’ai parlé sous le coup de la colère »


Rien qu’un ton empli de respect. Aucune once de colère ne transparaissait, ni dans ses paroles, ni dans ses yeux ni dans ses émotions. C’était un acte de repentance sincère, se que Moryan apprécia. Mais en même temps qu’elle le regardait avec ces plumes sur la tête, l’image de Thoron se faisant embrocher par sa propre épée s’imposa à elle. Elle manqua un battement de cœur, sa respiration se bloqua, mais heureusement, elle parvint rapidement à se ressaisir et aucun des deux elfes ne remarqua sa gêne. Elle chuchota juste avant que Thoron ne batte en retraite :


-Y a pas de problème Thoron. Ne t’inquiète pas.

Il partit en hochant la tête pour signifier qu'il l'avait bien entendu, laissant Anardil et Moryan seuls. La jeune Reine avait peur que le Woodelian ne s’en prenne à elle, ne lui fasse des reproches. Elle ne pourrait pas supporter. Elle ne tenait plus là. Elle était au bout du rouleau, totalement. Elle voulait juste s’isoler. Mais Anardil lui proposa de s’assoir à côté de lui. Il avait l’air claqué, là ainsi assis contre le tronc. Il semblait plus pâle que d’habitude et surement très fatigué. Par sa faute. Culpabilité ? Non, si elle devait recommencer, elle referait exactement la même chose. Elle ne bougea pas et croisa les bras, prête à encaisser les nouveaux reproches :

« Je sais qui tu es, je l’ai rêvé bien que ça reste flou. C’est pourquoi j’aimerais qu’on en parle tout les deux car ce rêve m’a foutu la trouille mais pas mal des images qu’il y avait dedans n’appartiennent pas à ma mémoire »

Bon, il voulait des réponses. Et il semblait perspicace, Moryan devait bien le reconnaitre. Mais les reproches allaient fuser, ils allaient arriver, c’était obligé ! Il n’allait pas rester là, assis à moitié essoufflé et ne rien lui dire. La jeune Reine avait beaucoup de mal à se défaire du rêve : beaucoup d’images résiduelles hantaient son cerveau et de ce fait, elle avait beaucoup de mal à se concentrer sur la réalité. En plus, la cacophonie des arbres ne l’aidait pas à se concentrer. Elle redécouvrait leur chant bruyant, contrairement à l’immense silence qu’elle avait dû subir dans ce rêve. Et cela était très déroutant pour elle. La voix du jeune elfe lui parvint, lointaine, mais il la surprit encore une fois :


« Ce rêve, se n’était pas uniquement le mien n’est-ce pas ? En plus, tu es reine rien que ça ! Waouh ! Si on m’avait dit que notre reine était aussi sexy, je n’y aurais jamais cru. Pfff. Cette présence rassurante qui m’observait durant la nuit, c’était toi ? »

Il laissa un silence, dans lequel il s’absorba dans ses pensées. Le regard lointain, Moryan cru qu’il était reparti dans un rêve étrange. Elle faillit venir vers lui pour le tirer de là, lorsqu’il rigola et annonça, presque tout fier de lui :

«Tu dois m’avoir trouvé bien vantard d’espérer avoir une chance contre toi. »

Mais comme cet épisode semblait loin à Moryan maintenant. Elle allait répondre à l’avalanche de question, lorsque le jeune elfe reprit, d’un ton sérieux :

« Moryan, cet entrainement était pas du genre banal, si tu veux un jour recommencer, je suis là. Ces vampires était très effrayants malgré tout, j’avais l’impression de ne pas être le seul à avoir peur. En plus, à la fin du rêve, je t’ai entendu hurler dans ma tête et pleurer. Cette histoire a un rapport avec Aya ? »

Elle recula et fronça les sourcils. Comment connaissait-il le nom de sa sœur ? Il l’avait réellement entendue hurler ? C’était évidant, il n’aurait pas dit ça juste pour le plaisir. Au lieu des reproches auquel elle s’attendait, il s’attendait à des explications. Mais comment lui fournir alors qu’elle-même ne comprenait pas tout ? Comment lui expliquer le plus fidèlement possible tout en gardant pour elle ses secrets ? Elle se reprit. Le vent joua avec ces cheveux doucement. Le soleil se coucha lentement. Cela faisait longtemps qu’elle était absente maintenant. Mais elle lui devait cette explication. Plutôt que de s’assoir à côté de lui, elle s’assit en face, à une distance respectueuse. Au cas où il change d’avis. Elle commença :

-Tu as deviné juste : ce rêve n’était pas uniquement le tien. L’attaque des vampires … Elle ressemble à celle que j’ai vécue il y a deux ans. Ne me pose pas plus de question sur ça, c’est ma vie et mes secrets et je tiens à les garder.


Elle caressa l’herbe doucement, pour se donner du courage. Parler d’elle n’était pas quelque chose de facile. Aussi, elle s’en tint à des choses faciles à raconter. La jeune Reine ramena ses jambes et s’assit en tailleur. Ses jambes nues étaient chatouillées par l’herbe folle et la fraicheur s’installait doucement mais surement. Elle continua, d’une voix calme qui contrastait avec son cœur battant la chamade :

-Tu disais sentir une présence … rassurante. Oui, c’était moi. J’ai suivis ton rêve. Tout ton rêve. Et à la fin, quand vous … quand vous êtes morts sous mes yeux, je ne l’ai pas supporté. Entre mes souvenirs et ça … Tu comprends je suis Reine, mon rôle est de vous protéger, pas de vous voir vous faire tuer ! Même en rêve … Mais je ne pouvais rien faire. Bref : maintenant, j’espère que tu auras retenu la leçon. Faire preuve de prudence dans le choix de tes adversaires et ne pas attaquer jusqu’à la mort. C’est inutile. Les choix de battre en retraite ou les solutions les plus simples sont souvent les plus pratiques et celle qui donne les meilleures solutions.


Elle le regarda intensément. Allait-il se satisfaire de si peu ? Elle se doutait que non. Mais il saurait la suite bien assez vite. Moryan le trouva bien curieux, peut-être même plus curieux que la plupart des elfes. Peut-être serait-il assez ouvert d’esprit pour accepter certains changements dans la forêt de Symphonia ? Car la jeune Reine présentait ces changements … Cette révolution. Elle avait commencé il y a des années, lorsque sa demi-sœur était apparue dans sa vie. Puis, cela s’était poursuivit tout au long de sa vie, avec son acceptation d’Aya. Mais le tournant était là : c’était elle la Reine, elle qui prenait les décisions. Et oui, aussi bizarre que ça paraisse, elle était sœur avec une demie-humaine et elle avait aimé sincèrement un homme. La mutation des elfes serait longue, mais elle serait la nouvelle leader de ce mouvement de conversion. Elle se leva et finit :


-Anardil, tu pense que cet entrainement n’était pas banal. Pour toi, oui je veux bien croire. Mais pour moi, non. Les autres sont tous honorés de servir d’adversaire à la Reine. Merci de te proposer, je retiendrais ton offre. Mais en attendant …

Moryan s’approcha du jeune elfe, posa sa main sur son cœur et elle murmura en fermant les yeux :

" La haine n'a pas sa place en nos cœurs, et la lumière se fera sur nos douleurs. "

-C’est pour que tu te sentes mieux. J’ai refermé toutes tes blessures. Ne fais pas cette tête, je suis la meilleure guérisseuse de la forêt, ne l’oubli pas. Maintenant, il te faut du repos mon jeune ami.


Elle se releva. Elle devait avoir l’air pitoyable avec toutes ses blessures et ses vêtements déchirés, mais elle faisait et ferait toujours passer son peuple avant elle. C’était la Reine, elle devait veiller sur eux … Soudain des pas se firent entendre. Moryan tourna la tête. Ah, ils avaient finit par la retrouver. Mais ce n’était pas vraiment lui qu’elle attendait …

-Ma Reine ! Que vous est-il arrivé ? Est-ce lui qui vous a fait ça ?

Il fondit sur Anardil qui n’avait même pas pu dire un mot et plaça son épée sur le torse de ce dernier. La’ow s’en fichait pas mal si Moryan mourrait, mais s’il pouvait terroriser les jeunes elfes, il était toujours partant. La jeune Reine s’avança vers lui de sa démarche féline et posa sa main sur le bras de son conseiller et elle dit :

-Laisse-le La’ow. Tu n’as rien compris ! Nous nous sommes entrainé, rien de plus.

Le conseiller fronça les sourcils et sourit d’un air ironique. Il rangea son épée et lança d’un air narquois :

-Il vous a mis la pâté votre Altesse ? Il n’a aucune égratignure alors que vous êtes blessée de la tête aux pieds. Ha, vous devez être la Reine la plus pitoyable que je n’ai jamais vu !


Moryan ne fit rien pour le contredire. Il pouvait dire se qu’il voulait, il était jaloux que se soit elle la Reine et pas lui. Il voulait qu’elle sorte de ses gonds, mais elle ne lui donnerait pas ce plaisir. La’ow la détestait parce qu’elle était la demi-sœur d’une humaine. Mais elle s’en fichait comme de son premier arc d’entrainement. Les deux elfes restèrent là, à se défier du regard, oubliant complètement qu’ils avaient un spectateur …
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Anardil Fëanáro
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MessageSujet: Re: Un jour d'entrainement peu banale [PV Moryan]   Lun 19 Avr - 0:49

Moryan sembla étonnée par l’avalanche de question qu’il venait de lui déverser, mais cela ne semblait pas être la seule chose qui l’étonna. Que pouvait-il bien se cacher sous ses formes et sous ses apparences d’elfe solitaire ? Elle s’assit juste en face de lui et commença d’une voix calme, empreinte d’émotion qu’elle dissimulait sous un masque de neutralité :

-Tu as deviné juste : ce rêve n’était pas uniquement le tien. L’attaque des vampires … Elle ressemble à celle que j’ai vécue il y a deux ans. Ne me pose pas plus de question sur ça, c’est ma vie et mes secrets et je tiens à les garder.


* Soit : qu’il en soit ainsi alors Moryan. J’espère juste qu’un jour tu me feras assez confiance pour m’en parler. * Pensa le jeune Elfe.

-Tu disais sentir une présence … rassurante. Oui, c’était moi. J’ai suivis ton rêve. Tout ton rêve. Et à la fin, quand vous … quand vous êtes morts sous mes yeux, je ne l’ai pas supporté. Entre mes souvenirs et ça … Tu comprends je suis Reine, mon rôle est de vous protéger, pas de vous voir vous faire tuer ! Même en rêve … Mais je ne pouvais rien faire. Bref : maintenant, j’espère que tu auras retenu la leçon. Faire preuve de prudence dans le choix de tes adversaires et ne pas attaquer jusqu’à la mort. C’est inutile. Les choix de battre en retraite ou les solutions les plus simples sont souvent les plus pratiques et celle qui donne les meilleures solutions.

* Battre en retraite ? Pourquoi pas ? * Mais s’il avait battu en retraite, aurait-il fait la connaissance de Thoron et de Moryan ? Probablement pas. Mais voila, il n’avait pas reculé et s’était battu jusqu’au bout. Il avait appris qu’il fallait savoir se contrôler et si on voit qu’on a perdu d’avance, se tailler en courant.

Moryan avait éludé ses questions mais malgré tout, Anardil fut heureux qu’elle ait au moins essayé. Alors comme ça, cette Aya faisait partie de sa vie, de ses secrets pour être exact. Qui pouvait-elle bien être pour qu’elle ne puisse pas en parler librement ? Un secret qui en plus, semblait bien lourd à porter pour Moryan. Le corps d’Anardil le faisait souffrir et pourtant, il s’avait que cette souffrance était saine : il avait donné le meilleur de lui-même et avait en échange reçu un précieux enseignement. Quand leurs yeux se croisèrent à nouveau, ceux de Moryan semblait dire *Maintenant, tu te contente de ça et on verra plus tard si je peux te faire confiance pour plus *.


-Anardil, tu pense que cet entrainement n’était pas banal. Pour toi, oui je veux bien croire. Mais pour moi, non. Les autres sont tous honorés de servir d’adversaire à la Reine. Merci de te proposer, je retiendrais ton offre. Mais en attendant …

En attendant, elle l’avait explosé avec classe *Sacré Moryan, je pense que tu dois faire peur à plus d’un avec des pouvoirs aussi grand. Thoron est fort et m’apprendra beaucoup mais toi … Toi Moryan, serais-tu d’accord de m’apprendre à me battre ? *

Moryan se releva et apposa sa main sur son cœur. Ce simple contact le bouleversa sans qu’il ne sache vraiment pourquoi. Puis dans un murmure, Moryan prononça la formule de vie. Son corps qui le faisait souffrir sembla comme ressourcé. Chaque parcelle de son corps avait été soignée. Elle avait une telle puissance en elle, une telle sérénité et pourtant quelque chose en elle la rendait mystérieuse et secrète. Reine… Elle était reine rien que ça. Alors comme ça son rêve avait raison. Comment allait-elle se comporter avec lui maintenant qu’il connaissait son secret ?

-C’est pour que tu te sentes mieux. J’ai refermé toutes tes blessures. Ne fais pas cette tête, je suis la meilleure guérisseuse de la forêt, ne l’oubli pas. Maintenant, il te faut du repos mon jeune ami.

*Mon jeune ami ? Ah j’aime qu’on dise ça !* C’est ce moment qu’un sombre idiot d’elfe choisit pour apparaitre et le menacer de son épée. Le menacé risquant presque de s’étouffer quand il entendit les horreurs et le ton sur lequel cette elfe arrogant venait de parler à Moryan. D’un regard, il interrogea Thoron qui hochait la tête l’air de dire *Non, Anardil non, pas bonne idée* Trop tard, il venait de dépasser les bornes quand il insinua qu’elle s’était fait battre par Anardil, alors qu’il venait de se prendre une belle dérouiller. Mais ce fut surtout la remarque « Ha, vous devez être la Reine la plus pitoyable que je n’ai jamais vu ! » Le sang d’Arnardil ne fit qu’un tour et là, tel un zombie assit contre l’arbre, il rassembla se qui lui restait d’énergie : il ne lui en faudrait pas beaucoup. Un coup et un seul, histoire de remettre les idées en place à ce… Il n’y avait aucun mot pour exprimer ce que ressentait Anardil à ce moment pour La’ow, comme si toute sa haine avait prit la forme d’un elfe. Anardil, qui estimait sa race, se rendit compte que même chez eux, il y avait des ordures à éliminer. Il venait de trouver chez eux une créature qui à elle seule, représentait la haine et le mépris.

Thoron qui n’avait pas lâché des yeux Anardil se mit à courir vers le trio, mais il était trop loin pour intervenir assez vite. Dans un cri, il dit :

« Anardil, non ! »

Trop tard, Anardil avait recentré tout ce qui lui restait d’énergie et le contact avec l’arbre lui avait donné ce qui lui manquait. Et tout en se relevant il asséna un violent coup de poing à La’ow, en hurlant :

« Mais pour qui tu te prend ? »

Déséquilibrer par l'attaque d'Anardil, La’ow s'écroula contre un arbre juste à coté. Anardil quand à lui s’écroula presque aussitôt, complètement épuiser : cette fois il était à bout. Thoron se glissa entre lui et La’ow et sortit son sabre menaçant l’elfe encore à terre de son arme.

« Madame, regardé à Anardil s’il vous plait. Je tiens celui là à l’œil »

Puis revenant à La’ow, le sabre contre son torse, il dit :

« Tu vois, il n’y a pas que toi qui peux s’attaquer à une personne à terre et sans défense »

Il sourit et ajouta :

« Et ne bouge pas un cil, je serais trop content d’écourter sa vie de quelques centaines d’année. »

La’ow écumait de rage mais il lui était impossible de bouger, sans être menacé par l’arme de Thoron que ce dernier tenait à seulement quelques millimètres de son torse.
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Moryan Erïgold
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MessageSujet: Re: Un jour d'entrainement peu banale [PV Moryan]   Lun 19 Avr - 18:24

Les deux elfes restèrent là, à se défier du regard, oubliant complètement qu’ils avaient un spectateur …

Et même deux ! Thoron fut le premier à rompre le silence, criant quelque chose. Mais Moryan ne comprit pas quoi exactement. Elle était de toute façon bien trop occupée à défier l’elfe du regard et ne pas rompre le contact visuel pour ne pas perdre la face. Elle ne devait pas répondre, elle ne devait surtout pas donner ce plaisir La’ow, qui aimait faire du mal aux autres, surtout à elle. Depuis longtemps il la persécutait. Depuis que les autres découvert qu’Aya et elle était demi-sœur …

Elle se souvenait encore très bien de la première fois que le conseiller s’était trouvé seul avec elle. C’était vraiment peu de temps après l’apparition d’Aya dans la forêt de Symphonia. Ainsi, tout le monde avait eut vent que Nilath, le fils de la Reine Blanche Elwin, avait couché avec une humaine et même pire, qu’ils avaient eut une fille. Même si Nilath avait eut les épaules pour encaisser les coups, au début, Moryan avait dû faire face à l’arrogance et au mépris des elfes pour la race humaine … Et la demie-elfe. Elle était jeune encore et rien ne l’avait préparé à ça. Et surtout pas au regard pénétrant de La’ow …


-Alors, glorieuse elfe … ton père a été trainé avec une humaine ? Il a fait des folies … Tout ça pour ramener quoi ? Une demie-elfe, demie-humaine ? J’suis sur que toi aussi t’es à moitié elfe seulement ! Il suffit de voir tes grands yeux jaunes ouvert sur l’inconnu pour le savoir !

La jeune Moryan de ces temps là avait fondu en larme et avait voulu partir de la salle. Elle n’avait pas compris que La’ow avait bien attendu qu’ils soient seuls tous les deux et uniquement tous les deux pour la torturer mentalement. Quand elle passa devant lui, il la retint par le bras, la forçant à le regarder. Il la secoua d’un air enchanté, voyant que son petit visage était en pleurs. Faire mal à des plus faibles que lui, voilà son passe-temps favoris ! Alors quand elle le supplia presque de la lâcher, d’une toute petite voix, il éclata d’un rire gras, qui résonna dans l’arbre. Il la fixa intensément et déclara d’un ton mielleux :

-Oui, je n’aimerais pas qu’on me voit avec toi ou même pire, qu’on pense que je fricote avec toi … Sœur d’une moitié-elfe ou moitié elfe toi-même, c’est du même acabit ! Impure petite femelle !

Moryan ne criait pas, mais le rire joyeux de La’ow attira quelqu’un qui entra dans la pièce d’un seul coup. Il demanda se qu’il se passait, et La’ow retint un rictus de haine en précisant, bien évidemment qu’il n’y avait rien, que Moryan, la petite fille de la Reine s’était perdu et qu’elle pleurait pour ça. Il voulait la raccompagner à sa grand-mère ou à son père. L’elfe qui était intervenu hocha la tête mais ne partit pas, obligeant La’ow à sortir et à ramener la jeune Moryan à sa famille. Mais depuis ce jour, et dès qu’il le pouvait, le conseiller se faisait un malin plaisir de prendre Moryan à part pour lui faire voir sa façon de penser. Il ne l’avait jamais frappé ou même obliger à faire quoique se soit physiquement, mais dès qu’il parlait de sa voix nasillarde pour lui dire des choses tout aussi désagréable les unes que les autres, c’était autant de poignards qui se fichaient dans le cœur de Moryan. Heureusement, avec le temps, elle lui tenait de plus en plus la dragée haute. Jusqu’au moment où elle avait été Reine, hier … Là, il avait faillit s’en étouffer tellement il avait été déçu que se soit elle, une sœur de demie-humaine et pas lui, qui avait si souvent conseillé les Reines, les unes après les autres …

Moryan songea que c’était à cause de personnage comme lui que sa sœur avait eut tant de mal à s’intégrer dans la forêt parmi les elfes. Et aussi pour ça qu’elle avait rejeté Aya dans un premier temps. Entre son père et la peur de le perdre, de devoir le partager, alors qu’elle faisait sa rebelle et ne l’écoutait pas, sa jalousie envers une intruse, qui n’était qu’à moitié de sa race, et la haine des autres elfes envers elle, Aya avait eut toutes les peines du monde à se faire adopter par les elfes. Mais maintenant … Maintenant, tout serait différent. Plus jamais Aya n’aurait à se cacher, plus jamais elle n’aurait à partir, plus jamais Moryan ne laisserait quelqu’un se moquer d’elle. Et plus jamais encore, elle ne s’abaisserait à plier devant quelqu’un, encore moins La’ow.

Cependant, un événement vint les interrompre lors de leur joute silencieuse. Anardil s’était levé, au grand étonnement de Moryan, car il devait être très fatigué suite à leur combat. Mais en plus, il réussit à déjouer la vigilance de La’ow pour lui mettre un magnifique coup de poing à la mâchoire. La surprise passa dans ses yeux et son beau visage fin et malsain se tordit en un rictus de haine avant de s’écrouler contre un arbre. Moryan ne l’avait pas quitté des yeux, mais elle se détourna au moment où Anardil lança triomphalement :

« Mais pour qui tu te prend ? »

Les deux elfes masculins à terre, Moryan comprit qu’Anardil avait utilisé ses dernières forces pour frapper le conseiller. Un bravache typiquement masculin, pour prouver aux femmes qui était le meilleur. Evidemment, Anardil l’avait frappé uniquement pour défendre Moryan, aussi cette dernière ne lui en tint pas rigueur. Un énorme brouhaha retentit dans ses oreilles délicates : c’était les arbres qui riaient du malheur du conseiller. Elle savait que celui-ci n’était guère apprécié de Dame Nature et par la flore de Symphonia. La jeune Reine chassa les arbres de sa tête et évita de sourire, pour participer à la scène de liesse qui se déroulait sous son crâne pour comprendre Thoron, qui venait enfin d’arriver sur les lieux. Il tint La’ow en respect et c’était surement une bonne idée, ce dernier voulant surement se venger de s’être fait allumer par un elfe d’un gabarit inférieur à lui.

« Madame, regardé à Anardil s’il vous plait. Je tiens celui là à l’œil »

Moryan s’élança vers le jeune elfe et l’aida à s’assoir. Heureusement, il n’était pas inconscient, c’était qu’il n’était pas encore totalement épuisé. Même si dormir lui ferait le plus grand bien. Il était extrêmement résistant pour un soldat. Moryan lui sourit tendrement : pour elle, tous les elfes étaient ses amis, ses enfants presque. Elle les aimait tous, même La’ow. Ils étaient son peuple …

-Anardil, fais attention, tu n’as déjà presque plus de force. Alors si en plus tu t’amuse à balancer tes poings sur la tête de mes conseillers, tu ne pourras même plus rentrer chez toi !

Le ton, amical et joyeux, était un brin forcé, mais la main fermement posé sur son épaule était douce et rassurante. Cependant, quand elle entendit Thoron proférer des menaces envers le conseiller déjà à terre, qui ravalait sa fierté et sa rage sous l’intimidation de la lame de Thoron, elle ne put que se relever d’un bond et s’approcher de celui-ci :

-Hola, doucement mon ami, mon très cher ami Thoron. Menacer ainsi la vie d’un conseiller de la Reine n’est pas forcément quelque chose à faire, surtout devant la Reine. De toute façon, le conseiller La'ow allait rentrer chez lui, pas vrai ? Maintenant qu’il sait que je vais bien, il n’a plus rien à faire ici. Ainsi, il pourra prévenir les autres que je vais bien et que je suis toujours en vie …

Elle avait adopté une voix claire et autoritaire, celle qu’elle avait apprise de sa grand-mère et sa grand-tante Earané. Elle posa une main pleine de douceur sur le bras de Thoron, qui baissa enfin son arme, laissant enfin l’occasion à La’ow de se lever. Il le fit, non sans grimacer et en se tenait le bas du visage, là où un bleu commençait à poindre, point d’impact d’Anardil. Il ne serait même pas défigurer, dès qu’il sera seul, il utilisera sa magie et le sort de vie pour effacer le coup qu’un bleu lui avait mis. Il aurait honte, mais il ferait tout pour cacher cette histoire aux autres. Il inclina la tête en un geste ironique à l’intention de Moryan et s’éclipsa sans demander son reste. Thoron resta aux côtés de Moryan le temps que le conseiller ait disparu de leur champ de vision, puis ils se tournèrent de concert vers Anardil, toujours assis. Il devait être au bout du rouleau, aussi, il était temps pour lui de rentrer chez lui.


-Anardil, tu ferais mieux de rentrer chez toi maintenant. Thoron va surement t’y aider. Après une nuit bien pleine, tu seras en pleine forme demain pour attaquer une nouvelle journée.
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Anardil Fëanáro
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MessageSujet: Re: Un jour d'entrainement peu banale [PV Moryan]   Sam 19 Juin - 18:27

Epuisé, Anardil ne comprit que quelques mots de la première phrase de Moryan. Son corps complètement fourbu ne répondait presque plus à ses ordres, endolori par le combat qu’il venait de terminer et par cette ultime bravache typiquement masculine. Pourtant il en était fier, il savait qu’il n’aurait eut aucune chance mais il savait aussi que Thoron son nouveau maitre ne l’aurait pas laissé en plan. Quant à Moryan, il espérait qu’elle comprendrait ce qui l’avait poussé à coller son poing dans le visage sec et sans émotion de La’ow.

Des forces, il était vrai qu’il ne lui en restait pas beaucoup, mais assez pour réussir à suivre la discussion qui suivit : comme prévu Thoron c’était interposé entre le conseiller et son novice. Ce qu’il dit alors rassura Anardil sur les motivations de Thoron.

« Madame, regardé à Anardil s’il vous plait. Je tiens celui là à l’œil »

Il ne lui voulait pas le moins du monde bien au contraire, il s’inquiétait pour la condition du jeune Anardil. Moryan elle aussi prit des nouvelles de lui, laissant son conseiller sous la menace de Thoron.

« Anardil, fais attention, tu n’as déjà presque plus de force. Alors si en plus tu t’amuse à balancer tes poings sur la tête de mes conseillers, tu ne pourras même plus rentrer chez toi ! »

« Tu vois, il n’y a pas que toi qui peux s’attaquer à une personne à terre et sans défense »

Anardil fronça ses sourcils à la remarque.

*Comment ça sans défense ? Non mais dit donc, j’ai quand même réussi à lui collé mon poing au milieu de sa face de cafard. Et à lui faire ravaler une partie de sa fierté au conseiller de mauvaise augure*

« Et ne bouge pas un cil, je serais trop content d’écourter sa vie de quelques centaines d’année. »

Thoron avait dit ça avec une certaine amertume, comme-ci lui et le conseiller La’ow partageaient un passé commun bien douloureux. Anardil sourit à Moryan qui semblait réellement inquiète pour lui. Quand celle-ci renvoya son conseiller avec sa voix autoritaire, typique aux gens de haut rang et qui ont du pouvoir, voix qu’elle avait si peux utiliser avec lui.

« Hola, doucement mon ami, mon très cher ami Thoron. Menacer ainsi la vie d’un conseiller de la Reine n’est pas forcément quelque chose à faire, surtout devant la Reine. De toute façon, le conseiller La'ow allait rentrer chez lui, pas vrai ? Maintenant qu’il sait que je vais bien, il n’a plus rien à faire ici. Ainsi, il pourra prévenir les autres que je vais bien et que je suis toujours en vie … »

Moryan considérait-elle Anardil autrement que comme un sous-fifre ? En tout cas, l’espérait-il. C’est vrai qu’être ami avec elle ne devait pas être facile de par son rang mais aussi son caractère. Le peu qu’il avait appris d’elle la rendait belle et mystérieuse. Qui sait, les souvenir qui s’étaient écrit en lui appartenant au passé de Moryan lui permettraient peut-être d’en apprendre plus sur elle. La’ow partit d’une grimace entendu, défia une dernière fois des yeux le jeunes elfe qui répondit faisant fit de sa faiblesse. La tension était à son maximum entre les deux quand sous les ordres de Moryan, La’ow rompit le contact et partit, s’effaçant à travers les ombres des arbres aux alentours. Moryan repris alors :

« Anardil, tu ferais mieux de rentrer chez toi maintenant. Thoron va surement t’y aider. Après une nuit bien pleine, tu seras en pleine forme demain pour attaquer une nouvelle journée. »

Thoron rengaina son épée et se tourna vers Anardil et sur un ton chargé de colère dit :

« T’en ratera donc jamais une. Garnement, qu’est-ce qui t’as prit franchement ! Ne crois-tu pas la reine assez grande pour gérer elle-même ses conseillés trop arrogant »

Anardil détourna son regard de celui de son maitre, cherchant du regard une approbation de Moryan qui semble t-il n’était pas tout à fait d’accord avec lui mais plutôt avec Thoron. Il chercha à rassembler ses esprits et dit :

« J’ai sentit mon corps bouillir comme jamais. Il se serait attaqué à la mémoire de mon père ou de ma mère que sa aurait été pareil. Je sais les elfes arrogants par nature, je n’en fait pas exception, je suis même si on peut dire un archétype de l’arrogance elfique. »

Thoron l’interrompis alors :

« Au moins, tu le reconnais c’est bien… »
Anardil sourit alors en coin. Il était prêt à le reconnaitre certes mais surement pas à changer et dit alors sur un ton de moquerie :

« Dit donc tête de plume, c’est pas parce que je le reconnais que je vais changer. »

Thoron écuma de rage et s’élança vers Anardil :

« Impertinent, tu n’apprendra donc jamais ! La’ow n’aura pas eut le privilège de te faire avaler tes paroles mais moi je l’aurais »

Il le prit par le col et le souleva de terre. Anardil fut soulevé telle une poupée de chiffon incapable de se tenir droit, seule son expression ne changea pas. Thoron se calma en le regardant l’air de défis qui se lisait sur le visage d’Anardil en disait long. Il le reposa contre l’arbre attendant qu’Anardil se tienne sur ses jambes pour le lâcher. Anardil qui se tenait à peine debout repris alors :

« Je disais donc, ce La’ow est d’une arrogance contre nature. Il se prend pour qui pour parler ainsi ? Moryan tu es reine non ? Et lui, il vous provoque comme s’il se croyait supérieur à toi. Espèce de………… »

Reprenant son calme et regarda Thoron puis Moryan et dit :

« Moryan je ne pense pas que j’aurais la force de rentrer jusqu'à chez moi et je doute que tête de plume me portera jusqu'à chez moi. Il y a ici de quoi camper pour la nuit un bon feu et ça peut même être sympa, je ne sais pas ce que vous en pensez ? »

Anardil attendait la réponse, anxieux espérant que la belle Moryan acceptera de rester au moins jusqu’au matin. Anardil avait envie d’en savoir plus sur Moryan et sa place de reine. Elle était si jeune pour être déjà reine et lui en savait si peu sur la politique de sa propre tribu. Acceptera-t-elle ? Elle était reine et Anardil lui avait fait une demande peu commune alors qu’il ne la connaissait à peine et que pour elle, Anardil n’était rien d’autre qu’un elfe parmi tant d’autre. Thoron dit alors :

« Moi je veux bien mais Anardil je ne pense pas que la reine voudra rester avec nous ? Elle a un clan à diriger gamin… »
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Moryan Erïgold
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MessageSujet: Re: Un jour d'entrainement peu banale [PV Moryan]   Mer 23 Juin - 20:56

Thoron rengaina son épée, au soulagement de Moryan. Mais le soulagement dut de courte durée : le Luthanen se mit à déblatérer sur le pauvre Anardil qui était toujours assis contre l’arbre, à la limite de la rupture. La jeune Reine soupira : les hommes n’étaient que des bêtes sauvages, prêt à tout pour montrer qu’ils étaient les plus forts. Heureusement pour les elfes qu’il n’y avait eut que des Reines de choisis pour les gouverner ! Moryan n’avait aucune confiance dans l’orgueil typiquement masculine qui animait les elfes mâles. Domination, colère et destruction : ils étaient peut-être plus proche des humains que les femmes elfes, qui semblaient plus sereines et proche de la nature. Anardil quêta son soutien, mais il se heurta à un mur de glace. Il tenta donc d’expliquer son geste.

Les deux elfes continuèrent de parler, se renvoyant la balle avec tact et diplomatie, c’est-à-dire à qui fera le plus de mal à l’autre. Jusqu’à se que Thoron perde patience et prit Anardil par le col. Le petit
Woodelian, déjà à bout de force, se laissa faire en dodelinant de la tête, au bord de l’évanouissement. Moryan laissa faire : plus ils continueraient moins elle les aiderait à résoudre leur différent. Enfin, Thoron n’était pas aussi stupide qu’il le laissait croire : il reposa Anardil jusqu’à se que celui-là puisse tenir sur ses jambes tout seul. Elle ne répondit pas non plus à sa provocation. Elle se contenta de hausser les épaules. Moryan sentit quelqu’un venir. Quelqu’un d’une grande puissance, apaisante pour elle. Elle sourit toute seule. Thoron dû le voir car il fronça les sourcils en une question muette mais Anardil les interrompu, sans même remarquer leurs échanges subtils :



« Moryan je ne pense pas que j’aurais la force de rentrer jusqu'à chez moi et je doute que tête de plume me portera jusqu'à chez moi. Il y a ici de quoi camper pour la nuit un bon feu et ça peut même être sympa, je ne sais pas ce que vous en pensez ? »

Moryan soupira. Elle s’était déjà trop attarder et il voulait qu’elle reste ? Bien sur, elle lui avait fait subir bien des horreurs. Bien sur, elle avait des comptes à régler avec lui. Mais pas maintenant, pas ce soir alors que tout le conseil était encore à sa recherche … Et que les préparatifs pour aller chercher sa sœur n’avançaient pas ! Elle allait répondre, lorsqu’on lui coupa la parole encore une fois. C’était Thoron qui répondait à sa place :


« Moi je veux bien mais Anardil je ne pense pas que la reine voudra rester avec nous ? Elle a un clan à diriger gamin… »

Gênée et terriblement vexée qu’on prenne encore et toujours les décisions à sa place alors qu’elle était Reine, elle dit d’un ton dur et sans réplique possible :


-Thoron ! Quand j’aurais besoin de ton avis, je te le ferais savoir. Mais en attendant, laisse-moi répondre !

Elle se tourna vers Anardil, tout aussi froide et distante :


-Anardil, tu es gentil et si tu es trop fatigué, tu peux rester ici, tu es en sécurité, surtout si Thoron ici présent reste avec toi. Mais moi, je me dois de regagner le Chêne Blanc, sur le champ. Sur ce, bonne soirée messieurs …

Elle tourna les talons sans même permettre aux deux elfes d’émettre des protestations. Moryan s’éloigna rapidement, écartant les fourrés d’un geste rageur. Elle ne pouvait plus les entendre et c’était tant mieux. Elle alla à la rencontre de l’aura qu’elle détectait. Guidée comme un papillon par la lumière, elle se dirigea sans crainte et sans hésitation. Enfin elle découvrit Miava au-détour d’un arbre. Celle-ci c’était appuyé contre un arbre centenaire et bavardait tranquillement avec lui, attendant d’un pied sur la Reine. Aucun reproche ne sourdait, juste une observation curieuse et un intérêt poli. Moryan sourit et arriva devant la conseillère. Après un léger silence, cette dernière murmura :


-Toujours aussi fougueuse petite. Tu es un guide pour notre peuple, LE guide de notre peuple même. Tu ne dois pas disparaitre ainsi, surtout aussi longtemps. Tous les espoirs reposent sur toi désormais. Les elfes ne veulent pas être orphelins une nouvelle fois …


Le ton empli de douceur calma les nerfs à vif de Moryan. Mais le poids des espoirs de son peuple était bien lourd sur ses frêles épaules. Et elle se demandait encore et toujours pourquoi c’était elle la Reine : elle doutait souvent de ses capacités, même si elle essayait de le cacher. Miava reprit, toujours aussi calmement :

-Allez, viens, rentrons. Mais avant, soigne toi, tu es dans un état … lamentable !

Moryan sourit. Malgré sa cécité, la conseillère voyait toujours bien mieux que tout le monde. C’était d’ailleurs un fait très étrange que malgré la magie elle n’est jamais récupéré la vue. Les faits de la perte de sa vue étaient très étranges et surtout très flous. Seule Miava avait les souvenirs complets et sans doute la solution à son problème, mais cela restait bien cadenassé dans sa mémoire. La jeune Reine récita le sortilège pour se soigner, sans vraiment y penser puis les deux elfes reprirent le chemin du Chêne Blanc en silence. Moryan allait de nouveau être happer par ses obligations et ses responsabilités. Mais au moins, durant quelques heures, elle avait été à nouveau libre de faire se qu’elle voulait et de mettre la raclée de sa vie à un elfe, qui ne la connaissait même pas. Reverrait-elle Anardil ? Si oui, dans quelle circonstance ?

Mystère …
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Un jour d'entrainement peu banale [PV Moryan]
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