Les Cendres d'Alésia

Découvrez un Royaume dévasté par la guerre où s'affrontent nombre de créatures fantastiques et sanguinaires. Créez votre destinée, ramenez la paix ou engendrez encore plus de chaos...
 
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 Une entrée en matière ... remarquée ! [PV Pauline]

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Antinéa Kieffer
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MessageSujet: Une entrée en matière ... remarquée ! [PV Pauline]   Sam 19 Sep - 21:13

Antinéa avançait comme un automate dans les ruelles, serrant si fort ses haillons que ses jointures blanchirent sous l'effort. On ne savait pas si c'était ses guenilles ou ses ecchymoses qui attiraient le plus les regards. Elle tituba, mais se reprit. Elle savait que si elle s'arrêtait, elle ne pourrait pas se relever. Dans son esprit, le combat faisait rage : toujours cette folie qui lui ferait oublier tous ses malheurs ! Et de l'autre, la raison de la Vie, mais pour ça, il faudrait affronter toutes les douleurs qu'elle venait de subir. Et elle n'était pas sur de pouvoir résister.

Si la jeune fille levait un peu les yeux, elle pourrait profiter un peu de la vue de la Cité, surtout que la lumière du matin rendait les maisons un peu plus dorée et un peu plus propres qu’elles n’y paraissaient vraiment. Elle n'avait jamais mis les pieds dans une ville, elle ne savait pas se qu'était une foule, ni des maisons accolées les unes aux autres. Les ruelles se succédaient, toutes plus ou moins identiques, avec leurs maisons plus ou moins jolies, plus ou moins en ruines. Quelques auberges avec pignon sur rue se disputaient l'espace aux quelques magasins, qui avaient des vitrines plus ou moins crasseuses ou entretenues. C'était une Cité qui n'était peut-être pas à son apogée, mais qui faisait tout pour s'en sortir. Les pavés étaient inégales, tant et si bien qu'Antinéa se prenait les pieds dedans et faillis à plusieurs reprises tombée sur la route. Mais, une volonté de fer la poussait en avant, plus loin, toujours plus loin. Quelques égratignures aux pieds s'ajoutèrent à sa collection, mais Antinéa ne sentait plus rien, elle n'avait plus vraiment conscience de son corps.

Alors qu'elle arriva devant un bâtiment qui avait l'air d'abriter des militaires, un soldat l'arrêta, l'air inquiet. Il avait une bonne tête, pourtant Antinéa sursauta et se mit à trembler. Des images lui revinrent en bloc, celle de Fyrus qui se jetait sur elle, l'éclat dans ses yeux ou son air cruel. Le pauvre soldat ne comprit pas se qui arrivait à la jeune fille, même si au vue de ses habits, il pouvait deviner pas mal de chose.
[color=olive]-Hola, doucement petite ... Je ne vous ferais pas de mal voyons !

Mais Antinéa ne parut pas le comprendre, ni même l'entendre. Elle fit mine de faire deux pas pour continuer de marcher, mais ses pas parurent moins assurés et difficile.
-Hey, fillette, ça ne sert à rien de continuer. Venez, on peut vous aider !
Il voulu la saisir mais elle cria comme s'il l'avait brûlé au fer rouge et elle s'échappa de ses bras pour aller s'écraser sur les pavés brutalement. Et encore des nouveaux bleus à ajouter à sa collection. La jeune fille vit trente-six chandelles, mais elle ne perdit pas connaissance. Elle tenta de reculer face à l'homme, sans vraiment le voir. Tout le monde dans la rue regardait la scène maintenant, tous arrêté. Celui-ci n'avait d'yeux que pour elle mais ne fit plus un geste pour l'approcher. Il lui parlait d'une voix douce et chantante :
-Allons petite fleur, je ne sais pas qui t'as fait ça, mais qui il soit, crois-moi, je le retrouverais et je lui ferais payer. Mais maintenant, tu devrais te montrer plus sociable petite ... Fais pas tant d'histoire avec moi, je n'ai jamais osé lever la main sur une fille, surtout quand elle est aussi jolie ...

Il eut beau déployer toutes les ruses qu'il pouvait, Antinéa ne se laissa pas approcher et elle n'ouvrit la bouche que pour hurler s'il était trop près. Le soldat était un peu perdu, c'était la première fois qu'il avait ce genre de situation. Et on apprenait pas ça à l'école militaire ! Sauver les demoiselles en détresses, certes, mais pas contre leur démon intérieurs ! Il fallait les sauver d'adversaire bien réels, en chair et en os ! Quelques soldats observaient eux aussi la scène en silence. Le premier soldat leva alors les yeux et leur ordonna d'aller chercher la chevalière de Sarkanta, parce qu'il pensait qu'une présence féminine serait plus calmante pour elle. Il attendit que la chevalière revienne, tout en surveillant la petite, qui tremblait et était sur le point de perdre connaissance.
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Pauline De Sarkanta
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MessageSujet: Re: Une entrée en matière ... remarquée ! [PV Pauline]   Dim 20 Sep - 15:35

La poussière.
Feinte à droite, frappe au flanc gauche... Pare, utilise ta force et... Met-le à terre.
La poussière.

Un tonnerre d'aplaudissement retentit entre les grains qui voletaient dans l'air. Une quinzaine d'hommes et une seule femme dans la vaste pièce ronde. Pauline. Elle trouvait encore des gens pour la défier à la lutte, et cela n'était pas pour lui déplaire. La jeune fille n'avait jamais adoré faire étalage de sa puissance, mais un bon duel amical et humoristique n'était jamais refusé. L'homme qu'elle venait de mettre à terre était un jeune Homme d'Arme, bien bâti et... Beaucoup trop sûr de lui. Il était nouveau dans la petite caserne d'entraînement qui siégait loin dans les ruelles de Fenrig ; et la façon qu'avaient les Chevaliers de se comporter avec Pauline lui avait déplu. En effet, tous les représentants de la gent masculine la traitant avec un immense respect, répondant à ses plaisanteries sans jamais l'insulter (chose qu'elle-même se permettait sans ménagement), cela avait de quoi titiller les nerfs des jeunes mâles en quête de gloire et de virilité. Aaron, se nommait-il. Il avait bousculé Mark, le gigantesque Paladin dont tout le monde avait peur, pour arriver au niveau de Pauline et lui lancer, d'un air hautain et supérieur :

" Dis-moi, de Sarkanta, pourquoi tout le monde te respecte tant ? Tu n'es qu'une fille, et puis... Qu'est-ce que tu vaux sans ton frère, hein ? "

Aucune colère ne s'était lue dans les yeux de la jeune adulte, c'était même un sourire bienveillant et amusé qui avait naquit sur ses lèvres. Ce qui avait eut le don d'énerver encore plus Aaron, et de faire éclater de rire les guerriers présents. Pauline avait répondu d'une voix douce :

" Es-tu certain de vouloir me défier, Aaron ? Je ne refuserai pas.
- Evidemment que je suis sûr, allez viens prendre ta correction... Je n'frapperai pas trop fort. "

Elle avait sourit et hoché la tête, presque comme si elle l'avait remercié docilement de bien vouloir la prendre pour adversaire. Mais le geste qu'elle avait fait ensuite était tout ce qu'il y avait de plus provoquant : elle s'était défait de son armure. Elle ne l'avait pas mise en entier, il fut donc rapide d'enlever coudières, genouillères et plastron et de les confier aux bons soins de Mark, qui souriait cruellement. Le combat ne dura que quelques secondes.
Aaron se jeta sur elle, fou de fureur. Pauline bascula en arrière, attrapa son poignet pour le faire tourner et le déséquilibrer en le jetant plus loin. Alors qu'il se rétablissait, elle fonça à droite comme pour le pousser contre le mur, mais au dernier moment elle virevolta devant lui et lui asséna un violent coup de poing au flanc gauche. Elle entendit un craquement sinistre lorsque ses doigts repliés s'écrasèrent contre les côtes de son adversaire. Celui-ci rugit, envoyant sa paume vers la tête de Pauline, qui arrêta le coup avec son avant-bras levé, et se servit du second pour étaler Aaron dans la poussière.

Ce dernier hoqueta d'une gerbe de sang, se tortillant misérablement sur le sol. Les spectateurs rirent de plus belle et applaudirent puissamment. Mais alors que Mark ramenait les morceaux d'armure à Pauline, un homme déboula devant elle, l'air complétement paniqué.

" Mademoiselle de Sarkanta, venez vite, une jeune fille en haillon est devant la porte et refuse d'être approchée... Elle souffre et porte de nombreuses marques de coups et de brûlures, mais elle crache sur notre aide ! "

Pauline, intriguée, intima au garçon de se calmer et se dirigea vers la porte de l'établissement.
Ce fut donc une jeune fille à qui l'on aurait donné seize ans qui sortit de la caserne, simplement vêtue d'une robe blanche et très légère malgré l'automne qui approchait à grand pas, encore trempée de sueur et les cheveux d'or collés au visage, ses grands yeux saphir cherchant le sujet de l'étonnement collectif qui requerrait son attention.
Lorsqu'elle la trouva enfin du regard, Pauline eut un violent choc. L'adolescente semblait une toute petite fille ainsi recroquevillée sur elle-même, les yeux larmoyants et les cheveux en bataille. Chaque parcelle de peau que dévoilaient ses vêtements comportait une plaie, une ecchymose ou encore une trace de brûlure. A l'instant où leur regard se croisèrent, Pauline reconnut dans ses yeux à l'âme meurtrie, ce qu'elle avait vécu quelques années auparvant... Lorsque son maître avait été assassiné, et qu'elle avait failli l'être également. Son visage se fit sévère à l'égare des badauds attroupés, et d'une voix forte qui forçait le respect et l'obéissance malgré la petite taille de Pauline, elle lança :

" Que faites-vous encore ici, vous tous ? Il n'y a rien à voir, rentrez chez vous, ne restez pas là ou je m'en vais moi-même vous apprendre la politesse ! "

Les passants s'en furent sans demander leur reste, brusquement complétement désintéressés de la scène, retournant à leurs affaires. Pauline s'approcha doucement de la jeune fille au regard fou et appeuré, et s'agenouilla à quelques mètres d'elle.

" Bonjour jeune fille... Tu sais, ils ont l'air grands et méchants tous ces hommes, mais ils disaient la vérité lorsqu'ils affirmaient qu'ils voulaient t'aider. Ils sont gentils. Je ne sais pas ce qu'il t'est arrivé, mais il te faut nous laisser t'approcher... Pour que l'on puisse te soigner, et t'aider. Si tu veux, il n'y aura que moi, pas d'hommes, d'accord ? "

Pauline se rapprocha de quelques centimètres, tout doucement. Elle tendit la main vers la jeune fille.

" Laisse-moi t'aider, il faut que l'on te soigne... Tu te vides de ton sang... "

Elle se rapprocha encore, jusqu'à n'être plus qu'à quelques pas d'elle. Puis, lorsqu'elle sentit que l'adolescente s'était un peu calmée, elle se leva brusquement mais avec énormément de douceur, pour se rassoir juste à côté d'elle et la prendre dans ses bras. Sa force impressionante aidant, elle n'eut aucun mal à l'y garder prisonnière. Pauline caressa tendrement les cheveux flamboyants qui chatouillaient son menton, et murmurra telle une mère berçant son enfant :

" Tu n'as plus rien à craindre maintenant... Tu es en sécurité. Comment t'appelles-tu ? "

De l'extérieur, l'attitude maternelle de Pauline semblait déplacée, car les passants lui donnaient en général le même âge qu'à l'adolescente qu'elle tenait dans ses bras. Et pourtant... Quelques années les séparaient bel et bien.
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Antinéa Kieffer
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MessageSujet: Re: Une entrée en matière ... remarquée ! [PV Pauline]   Dim 20 Sep - 19:57

Des visages. Il y avait tant de monde autour d'elle ! Paniquée, elle coassa quelques mots, qui dans son esprit étaient laissez-moi tranquille, mais en réalité, se ne fut que des bruits inqualifiable. Quelques personnes dans l'assistance eurent quelques rictus de mépris devant ce spectacle, mais la plupart des regards n'étaient que pitié. Or, la pitié engendrait la haine ou l'intolérance. En même temps, Antinéa n'était pas vraiment capable de raisonner. Elle voulait s'éloigner du soldat qui continuait de lui parler, ses cheveux bruns qui virevoltaient dans le vent.

Subitement, la foule parut se disperser lorsqu'une voix forte leur demanda. Antinéa ne comprit pas les paroles mais elle fut reconnaissante à cette nouvelle personne d'éloigner la foule. Les ténèbres l'appelaient, tel un serpent insidieux qui remontait dans son corps. Elle ne voulait pas ! Elle se battait, mais plus elle se battait et plus elle lâchait pied. La Folie allait avoir raison d'elle ! Mais sombrer du côté noir serait pire que la mort ... La jeune fille se recroquevilla encore plus sur elle-même, se qui ne manqua pas d'agacé le soldat qui pensait avoir dit un mot de travers.

Heureusement, Pauline de Sarkanta était là. Le jeune homme se releva et se détendit. Elle, elle saurait quoi faire ! Diplomate, charmante et lumineuse, Pauline allait pouvoir aider la petite chose qui gisait dans la rue. Oui, maintenant, la situation était sous contrôle. Il regarda les passants se dépêcher d'obéir aux ordres de Pauline. Elle avait toujours eut le don de se faire respecter et obéir aux doigts et à l'œil ! Le jeune homme s'éloigna un peu, laissant la place libre à Pauline, qui parla doucement à la pauvre erre. Cette dernière parut enfin se calmer ! Il murmura pour lui-même :
-C'est une magicienne ...
Puis, il secoua la tête et continua d'observer la scène de plus loin, pour ne pas effrayer d'avantage la jeune fille.

Antinéa la vit approcher. Elle était comme un phare en pleine nuit ! La Lumière, la paix, un havre de paix au milieu de cette tourmente ! Elle s'accroupit un peu plus loin, ses yeux bleus la fixant comme si elle pouvait voir au plus profond de son être. Antinéa en trembla tellement c'était intense. Elle s'approcha. Deux sentiments contradictoires l'agita : elle voulait fuir, pour ne plus avoir de contact humain, mais la voix chaleureuse et surtout ses yeux bleus la clouèrent sur place. Elle tendit la main, une main fine couverte de poussière, mais une main secourable. Antinéa la regarda avec insistance : elle voulait la prendre ! Elle voulait de cette aide ! Mais elle était incapable de bouger ! Elle réussit à comprendre quelques mots au travers du brouillard qui recouvrait son cerveau :

" Laisse-moi t'aider, il faut que l'on te soigne... Tu te vides de ton sang... "

Lorsque la chevalière se releva, Antinéa fut sur le point d'hurler pour lui demander de rester, de ne pas la laisser là, comme un animal traqué. Heureusement, elle revint très vite dans le champ de vision de la jeune fille. Heureusement ... elle était près, trop près ! Antinéa reprit peur lorsque Pauline la prit dans ses bras et la berça de sa poigne de fer. Elle voulu se débattre, mais ça, elle en était incapable. Elle était sans force, mais elle luttait pour rester consciente, car elle n’avait confiance en personne ici …

" Tu n'as plus rien à craindre maintenant... Tu es en sécurité. Comment t'appelles-tu ? "

Répondre … Oui, elle voulait répondre à cette voix, à cette chaleur, à cette Lumière. Elle voulait lui prouver qu’elle s’accrochait à la vie et qu’elle voulait s’en sortir. Elle réussit à trouver la force de s’accrocher aux vêtements plein de sueur et de poussière de la jeune femme qui la serrait dans ses bras avec tout l’amour maternelle qu’elle avait à revendre. Ses jointures blanchirent sous l’effort et quelques bouts de tissus glissèrent de son corps contusionné. Mais Antinéa n’en avait cure. Elle trouva la force de murmurer :
-Antinéa …
Elle avait réussit ! La gamine sourit devant cet exploit, qui était ridicule, mais au combien important à ses yeux. Il fallait qu’elle fasse comprendre à cette femme qu’elle voulait qu’on l’aide, qu’elle voulait de toute force rejeter cette folie qui gagnait du terrain sur ces maigres défenses. Alors, dans un effort surhumain, elle articula péniblement :
-Aidez moi … s’il-vous-plait …
Cette simple phrase la fit trembler, parce qu’elle avait usé pas mal d’énergie pour le faire et en même temps, de peur, parce qu’elle confiait sa vie à une parfaite inconnue. Mais une inconnue qui avait l’air d’un ange, une voix mélodieuse et une aura de bien-être …
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Pauline De Sarkanta
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MessageSujet: Re: Une entrée en matière ... remarquée ! [PV Pauline]   Mar 22 Sep - 19:29

La jeune fille dans les bras de Pauline se battre pour rester consciente, et pour rester saine d'esprit. La souffrance et l'horreur dans ses yeux étaient telles, que la Chevalier de Fer manquait de s'y abandonner également par simple compassion. Mais au bout de longues secondes, elle finit par réussir à articuler, un prix d'un effort monumental :

-Antinéa …

Pauline sourit à l'unisson avec elle. Doucement, elle se releva avec la dénommée Antinéa dans les bras, la portant sans aucune difficulté. Mais alors qu'elle allait entammer de rentrer dans la caserne, l'adolescente parla encore.

-Aidez moi … s’il-vous-plait …

Cette fois, Antinéa trembla tant l'effort fourni était exténuant pour ses forces fuyantes. Pauline afficha un sourire rassurant, malgré la peur de voir la jeune fille basculer de l'autre côté du miroir, et dit d'une voix douce :

" Ne t'en fais pas, je suis là maintenant... Je t'emmène à l'intérieur, on va te soigner. "

Sur ces mots, elle passa devant le garde qui l'avait fait appeler pour aider la petite et le remercia d'un regard.
Dans la caserne, l'ambiance n'était pas redescendu le moins du monde. Il semblait même qu'Aaron se soit relevé et ait défié Mark, puisque ceux-ci étaient en train de se battre ; Mark rigolard et qui ne faisait presque pas attention aux assauts d'Aaron, ce dernier toujours en pleine fureur. Pauline enfouit la tête d'Antinéa au creux de son cou et couvrit son oreille encore à l'air d'une main, pour lui éviter le calvaire des guerriers violents et bruyants. Mark l'aperçut immédiatement, et stoppa le combat d'une poigne de fer qui immobilisa Aaron devant lui. S'approchant de Pauline, il demanda de son timbre grave et rauque :

" Qu'y a-t-il Pauline ? C'est la petite dont a parlé le jeune qui est venu te chercher ?
- Oui, c'est elle. Peux-tu faire dégager les lieux aux guerriers, ou bien faire en sorte qu'ils ne puissent plus user de la parole et ne puissent pas nous déranger, et faire quérir le mage guérisseur inconscient qui a pansé les plaies de cet imbécile d'Aaron ? "

Mark acquiesça sans poser de questions, trop conscient que lorsque Pauline abandonnait l'humour pour un sérieux de marbre, l'heure était -sinon grave- des plus importantes. En quelques minutes de brouaha maîtrisé, tous les Chevaliers et autres Paladins avaient été évacués. Ne restaient plus que Mark, le mage de guerre, Pauline et Antinéa.
Pauline déposa Antinéa sur une table où avait été étendu plusieurs draps pour que l'adolescente ne soit pas trop dans l'inconfort, et appela le mage pour qu'il s'approche.

" Elle a été brûlée, frappée, et bien d'autre choses encore. Utilise tes sorts pour la soigner, avant qu'il ne soit trop tard. "

Le jeune Mage répondit gravement par l'affirmative, et commença à incanter doucement d'une voix experte. Pauline tenait la main d'Antinéa, et continuait de lui sourire en lui caressant les cheveux pour ne pas qu'elle reprenne peur. Et puis, elle semblait contenir de la magie, elle aussi... Pauline voyait en elle une ressemblance intérieure avec le mage qui s'occupait d'elle ; peut-être connaissait-elle la magie également. En ce cas, elle devait savoir ce qu'il faisait : l'aider.

" Goutte d'eau, source de vie, noie le mal... "

L'homme passa doucement ses mains sur le corps d'Antinéa, aux endroits où apparaissaient les lésions. Il se permit délicatement d'écarter par endroit les haillons, découvrant certaines zones intimes de la demoiselle, pour guérir tout ce qu'il pourrait. Lorsqu'il écarta le tissu de sa poitrine, Pauline détourna férocement les yeux, s'interdisant de regarder. Elle s'était déjà prise à trouver Antinéa jolie ; elle ne devait pas aller plus loin.
Les minutes passèrent, et l'examen rigoureux prit fin. Antinéa, bien que toujours exténuée, n'était plus blessée... Extérieurement. Pauline renvoya le guérisseur gentillement, le remerciant de tout son coeur. Mark, qui la dépassait de plusieurs têtes, comprit le message également et quitta la vaste pièce d'entraînement poussièreuse en un dernier sourire à son amie.

Pauline aida Antinéa à se relever tranquillement, et vint s'assoir sur la table, en face d'elle. Elle plongea son regard dans le sien, tentant d'y trouver tout le mal qu'on avait pu lui faire, et de l'en extraire...

" Antinéa... Comment te sens-tu ? As-tu faim, as-tu soif, as-tu froid ? "

Prévenante, Pauline bondit de la table et partit chercher dans un gigantesque buffet (il fallait bien nourir la centaine de montagnes de muscles qui venaient ici) quelques miches de pain et une pomme. Il n'y avait pas d'eau ici, en dehors du bac commun qui servait aux douches des guerriers. Une fois revenue sur la table avec la jeune fille et la nourriture donnée, Pauline reprit doucement.

" Est-ce que tu voudrais... Me parler de ce qui s'est passé, de ce qui t'es arrivé ? Tu n'es pas obligée Antinéa, si tu ne veux pas on parle d'autre chose. "
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Antinéa Kieffer
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MessageSujet: Re: Une entrée en matière ... remarquée ! [PV Pauline]   Jeu 24 Sep - 14:34

" Ne t'en fais pas, je suis là maintenant... Je t'emmène à l'intérieur, on va te soigner. "

Antinéa se laissa faire. Elle avait envie de lui faire confiance, de la suivre jusqu'au bout du monde. Alors, elle accompagna docilement la jeune femme dans un bâtiment sombre. Des échos se firent entendre. Des voix d'hommes commencèrent à lui égratigner ses oreilles. Des éclats se firent entendre, comme une bagarre. Une odeur forte se fit sentir, agressant ses narines. La petite rousse essayait de voir quelque chose, mais le brusque changement de luminosité faisait danser des points lumineux devant ses yeux. Mais plus elles s’avançaient, et plus les voix étaient proche, plus les hommes tant haïs et redoutés se rapprochaient ! La jeune fille parut se ramasser sur elle-même : elle avait peur à nouveau. Vers qu'elle folie la menait cette brillante dame ? Etait-elle de mèche avec les hommes ? Le cauchemar allait-il recommencer ? Non ! Elle ne voulait plus jamais vivre ça ! Elle ne pourrait pas résister une deuxième fois. Antinéa trembla, tant par la peur que par la souffrance par anticipation et par la fatigue. Mais elle ne put se rebeller, à bout de force.

Elles arrivèrent dans une salle où les voix atteignirent leur apogée. Cette nouvelle salle était beaucoup plus éclairée. Il y avait du sable sous les pieds d’Antinéa et de la poussière en suspension : elle fronça le nez et se retint d’éternuer. Les hommes étaient là, devant elle. Ils étaient plusieurs, des épées à la main. Ils se battaient, d’autres regardaient. Mais au fur et à mesure que le temps passait, les visages se tournaient vers elles. Un homme s’avança. Le premier reflexe d’Antinéa fut de reculer, mais la chevalière la tenait d’une poigne de fer.

Elle ne comprit pas se que la chevalière disait, ni pourquoi, brusquement, il n'y eut plus beaucoup de bruit, jusqu'à évaporation total des voix dans le néant. Le silence ... Antinéa se calma, toujours appuyée sur la jeune femme blonde. Elle se dirigea vers une table. Dormir ... C'était une bonne idée, pensa Antinéa, mais elle avait peur de faire des cauchemars, de voir encore et encore le visage de son ancien mentor, de tout le mal qu'elle avait fait avec ces pouvoirs ... Une larme roula sur sa joue, vite caché parmi tous ses pleurs. On la fit étendre sur la paillasse. Mais la jeune fille s'agrippa à la chevalière, seul point d'ancrage dans ce lieu inconnu.

Bientôt, un nouvel homme arriva dans le champ de vision de la jeune fille. Un mage, elle pouvait sentir ses pouvoirs ! Allait-il faire pareil que Fyrus ? Non, si cela recommençait, c'était sur, elle allait sombrer. Elle préférait mourir !

" Goutte d'eau, source de vie, noie le mal... "

L'incantation pour guérir ... Antinéa sentit les doigts parcourir son corps. Elle voulut crier pour protester, mais une douce chaleur se répandait à différents endroits. Elle eut beaucoup de mal à supporter tous les soins, surtout lorsque le mage souleva les maigres loques qui la recouvraient. Sa main se crispa dans celle de la jeune femme, qui ne l'avait pas lâché. Et enfin, cette nouvelle humiliation pris fin. Son corps se détendit mais pas son esprit. L'avait-il soigné pour recommencer à la battre ? Antinéa savait, au fond d'elle, que sa sauveuse ne laisserait jamais faire ça. Enfin la belle femme qui s'était occupé d'elle l'enleva de la table. Elle n’était plus que toutes les deux. Antinéa réussit à respirer calmement et se sentit un peu mieux lorsqu’on l’assit à la table.

" Antinéa... Comment te sens-tu ? As-tu faim, as-tu soif, as-tu froid ? "

La jeune fille lui fut reconnaissante quand elle lui présenta le pain et la pomme. Rien de tel pour récupérer un peu son énergie. Elle se sentait guérie, mais très mal à l’aise dans ses habits toujours déchirés. Et dans sa tête, c’était le chaos total.

" Est-ce que tu voudrais... Me parler de ce qui s'est passé, de ce qui t'es arrivé ? Tu n'es pas obligée Antinéa, si tu ne veux pas on parle d'autre chose. "

Antinéa s’arrêta de manger brusquement : elle cessa de respirer, comme si cette question était la clé de tout. Elle reposa sa main et ferma les yeux. D’un côté, elle voulait lui dire, mais elle en était incapable pour l’instant … Et s’il suffisait de dire ça ? Comprendrait-elle ? Comment quelqu’un pouvait-il comprendre sa situation ? Elle ne le souhaitait à aucune femme … et encore moins à la magnifique blonde qui se tenait devant elle. Blonde … Antinéa remarqua soudain qu’elle ne connaissait même pas le nom de la jeune femme en face d’elle ! Un peu plus détendu, car soignée, elle réussit donc à prononcer de sa voix fluette et claire :

-Vous m’avez sauvée, mais je ne connais même pas votre nom …

Parler d’autre chose … Antinéa n’avait pas vraiment fait attention, mais elle avait délibérément ignorée la question de la jeune femme. Elle ne pouvait pas lui dire, pas encore en tout cas … Peut-être plus tard ? Antinéa voulait croire qu’elle arriverait à lui dire, lui faire comprendre et à croire à nouveau à la vie ! Elle recommença à manger, déterminée à rester en vie … même si pour l’instant, elle sentait encore une part d’ombre en elle. Est-ce que cette folie la lâcherait un jour ? Elle se concentra sur autre chose :

-Où sommes-nous ici ? Qu’est-ce qu’il va m’arriver ? Je suis perdue ici …

Elle finit dans un souffle. Elle n’avait jamais vu de bâtiment aussi grand, ni de ville avant d’arriver ici. La jeune fille frissonna de froid en mâchonnant une miche de pain. Quoiqu’il se passe, c’était forcément mieux qu’avant …
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Pauline De Sarkanta
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MessageSujet: Re: Une entrée en matière ... remarquée ! [PV Pauline]   Dim 27 Sep - 14:08

Antinéa s'arrêta brusquement de manger à la question de Pauline. Tout son être parut se mettre en pause alors que son souffle se raréfiait. Pauline avait touché là le point sensible... Elle avait eu raison, le cas d'Antinéa devait être très grave et douloureux pour qu'elle refusât ainsi de se confronter à la question. Mais la jeune femme ne lui en tint pas rigueur ; se souvenant du fait que ce qu'elle avait vécu avec le maître d'Alexander, elle n'en avait jamais parlé à personne. Elle lui fit donc un sourire rassurant, lui signifiant que son refus n'était pas un problème, et qu'elle comprenait.

Antinéa reprit alors la parole :

-Vous m’avez sauvée, mais je ne connais même pas votre nom …

Pauline ouvrit de grands yeux avant d'étouffer un éclat de rire soudain et gêné.

" Oh oui Antinéa, je suis désolée, je n'avais même pas songer à me présenter... Je me nomme Pauline de Sarkanta, Chevalier de Fer du côté de la Lumière. "

Pauline s'interrompit devant l'air contrit et empreint d'une profonde souffrance de l'adolescente. Dans ses yeux semblait se livrer un combat à mort contre elle-même, contre cette petite part terriblement humaine qui se glisse dans l'esprit pour y susurrer des horreurs... La Folie. Doucement, la protectrice de Fenrig posa la main sur celle d'Antinéa, tentant d'apaiser les souffrances qui tiraillaient son âme.

-Où sommes-nous ici ? Qu’est-ce qu’il va m’arriver ? Je suis perdue ici …

La jeune femme serra les doigts de l'adolescente et lui sourit une nouvelle fois. Elle essayait par tous les moyens de garder Antinéa du bon côté du miroir, de la ramener là où la lumière brillait, là où, à tout point de vue, Antinéa semblait être chez elle.

" Tu n'étais donc jamais venue à Fenrig ? Ne t'en fais pas, je vais t'expliquer, je ne te laisserai pas seule. Là où tu te trouves, c'est la capitale du Royaume de Fer, la plus grande et noble de toutes les villes Humaines. Nous sommes gouvernés par trois Seigneurs s'occupant chacun d'un domaine bien particulier, mais je t'expliquerai cela en temps voulu. Moi, je suis l'une des protectrices, enfin surtout des protecteurs, de Fenrig : nous maintenons l'Equilibre de la Cité. Si tu le souhaites, je t'emmènerai chez moi le temps que tu te fasses à ton nouvel environnement, et que tu décides de ce que tu veux faire et devenir. "

Elle parut pensive un instant.
Pauline avait peur de mentionner Alexander. Elle n'avait aucune idée de la façon dont Antinéa pourrait prendre cette information. Car Alexander était, non seulement un homme, mais surtout du côté des Ténèbres. Il était son frère, l'avait toujours protégée et sauvée, et ils s'étaient toujours entendu à merveille, mais comment réagirait l'adolescente à sa présence, après ce qu'elle venait de vivre et le combat acharné qui régnait en son âme ?
Au bout de longues secondes où elle garda les yeux baissés, elle finit par regarder Antinéa en face, et dit d'une voix grave mais douce :

" Si tu acceptes de venir habiter un temps chez moi, il faut que tu saches quelque chose. J'ai un frère, avec qui je vis. Il est également un Chevalier de Fer, mais lui... Est du côté des ténèbres. Mais ne t'inquiète pas, cela ne change rien ! A Fenrig, nous pouvons être de n'importe quel alignement tant que cela ne nuit au reste des citoyens... Et toi, tu es une citoyenne de Fenrig à présent. Il est très gentil, un peu spécial, mais je suis sûre qu'il t'accueillera bien et sera heureux de ta présence. "

Elle laissa passer un silence, avant de demander timidement :

" Veux-tu toujours venir habiter chez moi ? "
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Antinéa Kieffer
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MessageSujet: Re: Une entrée en matière ... remarquée ! [PV Pauline]   Lun 28 Sep - 22:18

Antinéa commença par se jeter voracement sur la nourriture. Cela faisait quelques jours qu'elle n'avait pas mangé un repas décent ! Elle se demandait même comment elle avait fait pour survivre jusque là ! La nourriture coula dans sa gorge et il sembla à la jeune femme qu'elle recommençait enfin à vivre. Trop occupé à manger, Antinéa ne vit pas le changement chez la jeune femme en face d'elle. Mais elle écouta la réponse avec attention. Pauline ... C'était un jolie prénom ! Chevalière de Fer du côté de la Lumière ... Antinéa sourit timidement en entendant ça. Elle l'avait su tout de suite que la jeune femme était quelqu'un de lumineux, quelqu'un de bon. Elle n'avait plus peur du tout maintenant. Tant que Pauline serait là, avec elle, tout irait bien.

Elle sentit les doigts chauds de la jeune femme sur les siens. C’était une présence si rassurante, si douce et si bienveillante. Antinéa commençait à voir peut-être une issue à son combat : la Lumière. Avec Pauline pour l’aider, la jeune rousse repris un peu confiance et la noirceur qui enserraient son cœur parurent se dissiper un peu. La gamine sourit alors un peu plus, comme libéré d’un premier poids. Mais, maintenant, elle avait peur de rester seule. Si elle était seule, elle était sur qu’elle sombrerait !


" Tu n'étais donc jamais venue à Fenrig ? "

La jeune fille remua la tête de droite à gauche, l’air un peu déconfite. Elle avait l’air un peu ridicule sur le coup. Aussi, elle bu les paroles de Pauline sur la Cité, pour avoir l’air moins bête lorsqu’elle se promènera en ville.

"Si tu le souhaites, je t'emmènerai chez moi le temps que tu te fasses à ton nouvel environnement, et que tu décides de ce que tu veux faire et devenir. "

Antinéa n’en croyait pas ses oreilles ! Qu’elle chance. Elle faillit répondre tout de suite oui, lorsqu’elle croisa le regard de Pauline. Elle comprit que quelque chose clochait. Ses espoirs de tranquillité éclatèrent comme une bulle. Son sourire se fana sur son visage et une grimace le remplaça. Elle faillit parler à nouveau, pour dire à Pauline qu’elle se débrouillerait toute seule, qu’elle ne voulait pas s’imposer chez elle. Au moment où elle inspira pour prendre la parole, Pauline poursuivit et lui parla de son frère, Alexander. Un homme … du côté des ténèbres en plus ! Antinéa soupira et réfléchis.

Elle avait deux choix : accepter cet homme, un peu spécial mais dévoué aux ténèbres. Ainsi, elle pourrait suivre Pauline et ne pas rester seule aux milieux d’autant d’inconnus, elle aurait un toit, un endroit où dormir et manger. Bref, elle ne serait pas à la rue, et elle serait en sécurité, à condition que le frère de Pauline l’accepte. Sinon, elle pouvait refuser la proposition de Pauline, tenter sa chance ailleurs et aller seule dans les rues … qu’elle ne connaissait pas … en haillons … sans manger … sans dormir … à la merci du premier fou venu !

Finalement, dans une maison, il y avait plusieurs pièces. Elle n’aurait qu’à éviter d’être dans la même pièce qu’Alexander. Et Pauline serait là pour la protéger … Antinéa avait fait son choix …

" Veux-tu toujours venir habiter chez moi ? "

La jeune femme semblait un peu timide tout d’un coup. Se qui renforça la décision d’Antinéa. Elle redressa la tête et elle dit doucement :

-Oui, je veux bien venir habiter chez toi …

Prononcer ces mots semblaient un peu plus difficile qu’elle l’aurait cru, mais elle l’avait fait. Maintenant, son destin était lié à la jeune Pauline et elle était heureuse d’être tombée sur elle. Elle finit sa pomme et resserra sa prise sur les quelques loques qu’elle avait encore sur le dos. Elle demanda d’une voix quasiment inaudible :

-Je … Je pourrais me changer ? Je ne me vois pas arriver devant son frère dans cet état …

Elle rougit à la pensée d’un homme la voyant alors que la moitié de son corps était à nu. Restaurée, la jeune fille reprenait des couleurs et un peu d’assurance. Mais à nouveau dans la rue, au milieu d’une foule ? Elle ne lâcherait pas Pauline … Antinéa se fit cette promesse, pour se donner du courage. Mais brusquement, une vision , celle de sa mère, s’imposa à elle. Elle ne savait pas pourquoi elle pensa brusquement à Sora, qui était morte il y a à peine un jour ! Des larmes silencieuses glissèrent sur ses joues. Qu’allait penser Pauline en la voyait comme ça pensa avec horreur Antinéa. En tant que chevalière, Pauline devait être très forte. La petite rousse cacha ses larmes du mieux qu’elle put. Elle n’avait pas envie que Pauline la prenne pour une pleureuse ou une mauviette. Elle respira difficilement plusieurs fois pour se calmer et attendit patiemment la réponse de Pauline.
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Pauline De Sarkanta
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MessageSujet: Re: Une entrée en matière ... remarquée ! [PV Pauline]   Mer 30 Sep - 16:58

-Oui, je veux bien venir habiter chez toi …

Pauline retrouva son éclatant sourire, une joie nouvelle naissant dans son coeur. De l'extérieur, cette joie pouvait sembler bien étrange car le simple fait qu'Antinéa accepte de loger chez elle la mettait dans un état d'euphorie totale.
Elle s'exclama, la gaité palpable dans la voix :

" Oh, j'en suis vraiment très heureuse ! "


Ce n'est qu'alors qu'elle remarqua le désarroi d'Antinéa dans ses vêtements. En effet, la jeune fille semblait terriblement mal à l'aise. Elle serrait désespéremment ses haillons contre sa peau, tentant de ne pas trop se dénuder. Et Pauline ne l'avait même pas vu, trop obnubilée par... Tout le reste. Elle s'en voulut immédiatement de n'avoir pas penser à une chose aussi essentielle. Aussi, quand Antinéa, comme pour faire écho à ses pensées, demanda timidement s'il était possible qu'elle se change, la jeune blonde répondit brusquement, complétement gênée.

" Excuse-moi Antinéa ! Je n'y ai même pas pensé, je suis désolée ! Enfin, je devrais bien pouvoir trouver quelque chose dans ces placards, même si cela risque d'être légèrement trop grand pour toi... "

Elle ponctua sa phrase par un petit rire et un clin d'oeil, avant de se lever de sa chaise et de se diriger vers un grand meuble de bois clair et de fer qui se tenait dans un coin, tout au fond de la salle d'entrainement. Lorsqu'elle tourna le dos à Antinéa et que celle-ci ne fut plus en mesure de voir son visage, Pauline se crispa violemment. Antinéa ignorait à quel point elle avait raison de ne pas vouloir se montrer ainsi devant Alexander... Pauline ne connaissait que trop bien les penchants de son frère pour les plaisirs de la chair, de toute sorte. Elle le savait capable de se maîtriser et de décider de lorsqu'il pouvait "s'amuser" ou ne le pouvait pas, mais elle n'avait aucune idée de la façon dont il réagirait face à une superbe jeune femme à demi-nue. Et il valait probablement mieux ne pas tenter l'expérience.
Alexander pensait de toute évidence que Pauline ignorait cet aspect de sa personnalité, mais c'était faux. Elle l'avait découvert récemment, et avait accusé le coup en silence. Toutes les rumeurs qui circulaient à propos de son frère étaient malheureusement fondées : il aimait les femmes, il aimait le sang. Cela avait fait mal à Pauline sur le coup, mais au final la douleur s'était vite estompée... Elle ne parvenait tout simplement pas à en vouloir à son frère pour quoi que ce soit. Les horreurs que lui avait faites subir Zélion s'étaient profondemment imprégnées en lui, et même ses propres efforts ne pourraient rien y changer.

Pauline espérait que son frère choisisse d'ignorer ou d'apprécier Antinéa... Et pas autre chose. De toute façon, il ne ferait rien si elle était sous sa protection, et surtout il ne ferait rien en la présence de Pauline. Elle se jura intérieurement de bien faire comprendre à Alexander qu'il ne toucherait pas à elle. Malgré tous ses doutes, son âme lui murmurrait doucement qu'il n'y aurait aucun problème avec lui. Il était son sauveur, et même si les ténèbres avaient eu sa préférence, il n'était pas démoniaque. Il était... Son frère.

La Chevalier de Fer ouvrit en grand les portes de l'armoire où étaient rangés les vêtements de combat. Pour hommes. Il y en avait très peu pour femmes, et ceux-ci, taillés pour la fonctionnalité, n'étaient pas forcément plus habillés que les loques d'Antinéa. Pauline choisit donc une tunique très grande et très large, dans un tissu gris grossier qui ne se ferait pas remarquer.
Elle la tendit à l'adolescente, un grand sourire aux lèvres.

" Met ça ! Ne t'en fais pas, une fois que tu l'auras passée, j'en ferai quelque chose de potable pour sortir. "

Elle lui fit un clin d'oeil, comme si elles étaient deux amies de longue date en train de se préparer pour le bal du Chateau de Fer.
Elle se retourna le temps qu'Antinéa retire ses haillons et enfile la tunique, qui devait lui descendre à peu près jusqu'à mi-mollet. Lorsque ce fut fini, Pauline revint vers Antinéa et jaugea la situation. Evidemment, le vêtement ne la mettait pas du tout en valeur, au contraire. Tailllé tout droit, il masquait son corps, lui ôtant ses belles formes. Pauline porta une main à son menton en fronçant les sourcils, l'air de réfléchir intensément. Quelques secondes passèrent avant qu'elle ne se jette dans l'armoire, pour en tirer un bandeau noir qui devait habituellement servir à retenir la chevelure trop abondante des guerriers, pour revenir, l'air diablement triomphant, vers la jeune rousse. Elle passa le bandeau autour de la taille d'Antinéa, serra légèrement et fit un noeux dans son dos. Ainsi, la courbe de ses hanches était soulignée, sa poitrine mise en valeur (dans la mesure du convenable) et ses jambes couvertes jusqu'au genou. Ce n'était pas encore la tenue d'apparat, mais ce n'était pas si mal.

Pauline lui offrit un gigantesque sourire.

" Et voilà ! Si cela te convient, je pense que nous pouvons nous mettre en marche, les passants devraient apprécier ta vision ! Je te trouverai des vêtements plus saillants chez moi. "

Elle regarda une dernière fois son oeuvre, remonta un peu le haut de la tunique pour qu'elle n'offre aucun décolleté (mieux valait ne pas attiser ni les regards des badauds, ni ceux d'Alexander), et éclata d'un rire cristallin et amical.
Pauline se dirigea vers une des tables où Mark avait posé son armure, et commença à la revêtir. Plastron, jambières, coudières... Elle garderait le casque à la main.
Elle tendit le bras vers Antinéa, rassurante.

" Alors, prête ? "
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Antinéa Kieffer
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MessageSujet: Re: Une entrée en matière ... remarquée ! [PV Pauline]   Lun 5 Oct - 23:52

" Excuse-moi Antinéa ! Je n'y ai même pas pensé, je suis désolée ! Enfin, je devrais bien pouvoir trouver quelque chose dans ces placards, même si cela risque d'être légèrement trop grand pour toi... "

Antinéa sourit timidement. Après tout, tant qu’elle avait des vêtements sur le corps, mieux que les bout de tissus qu’elle portait maintenant et qui ressemblaient vaguement aux anciens vêtements auxquels il devait ressembler. La jeune fille était un peu perplexe. Pauline avait sincèrement l’air contente qu’elle vienne habiter chez elle. Alors qu’elle allait la gêner, prendre de la place et vivre à ses crochets pendant … Pendant elle ne savait pas combien de temps ! Après tout, Antinéa ne savait pas faire grand-chose, elle était dépendante de sa mère et de son mentor …

Au souvenir de ses deux personnes qui avaient été les deux seules personnes qu’elle avait vues durant la majorité de sa vie, elle faillit pleurer à nouveau. Mais elle serra les dents et tint bon. Pauline dégageait une telle aura de calme que cela aida grandement la gamine. La chevalière se tourna pour fouiller dans l’armoire. Pendant ce temps, Antinéa chaparda un morceau de pain qui trainait sur la table. Elle avait l’impression d’avoir toujours faim. Puis, elle regarda se que Pauline lui envoyait. Elle lui sourit et lui fit un clin d’œil : gestes si simples mais qu’Antinéa apprécia à leur juste valeur.

Elle passa la tunique grise bien trop grande pour elle. Déjà qu’elle était maigrichonne à faire peur, ses vêtements lui faisait l’effet d’avoir perdu dix kilos de plus. Pauline la regarda d’un air critique. Brusquement, le rouge monta aux joues d’Antinéa, comme si c’était un test. Elle ne pensait plus du tout à la Folie qui la guettait. Pour l’instant, elle était une fille normale, qui s’habillait avec une amie, et c’était tout simplement merveilleux. Elle se prit au jeu, et tournant un peu pour aider Pauline à se décider. Cette dernière replongea dans l’armoire. Antinéa lorgna sur les restes du repas, mais se retint de chiper trois miettes qui trainaient sur la table.

La chevalière revint avec un immense sourire en montrant sa trouvaille à Antinéa. Elle lui sourit en retour. C’était si simple en fait, le bonheur : cet instant, après la tempête qui avait secoué sa vie, serait surement un moment qu’elle retrouverait dans sa mémoire et elle sourirait en le regardant défiler à nouveau. Parce qu’elle appréciait chaque instant, chaque paroles échangés, chaque regard, chaque sourire …

En baissant la tête, Antinéa pouvait voir son corps dans cette tunique dix fois trop grande pour elle, mais la ceinture rendant le vêtement moins sac à patate. Pauline tira sur le haut, pour cacher un peu plus sa poitrine et Antinéa lui en fut reconnaissante. Elle n’avait pas très envie de recommencer à se débattre contre des hommes qui voulait la toucher tout partout … Déjà que ces jambes à quasiment à moitié à l’air la rendait nerveuse, pas rajouter autre chose. Enfin, elle dit rien à Pauline, cette dernière faisait déjà tellement pour elle !

" Et voilà ! Si cela te convient, je pense que nous pouvons nous mettre en marche, les passants devraient apprécier ta vision ! Je te trouverai des vêtements plus saillants chez moi. "

-Merci …

Elle ne savait pas quoi dire d’autre de toute manière. Elle se trémoussa, mal à l’aise. Heureusement, la jeune femme blonde repris la parole, après avoir repris son armure :

" Alors, prête ? "

Antinéa resta un instant bouche bée. Pauline était très belle déjà, mais elle avait tellement plus de classe ainsi paré, une prestance, une présence rassurante. Le bras tendu, elle faisait très demoiselle du monde. Antinéa rougit à nouveau et pris le bras de Pauline en prenant une grande respiration.

-Oui, je suis prête …

Elle avait l’impression qu’elle allait plonger dans la mer. Mais en faite, rien que n’être entourée de personne la faisait un peu paniqué, mais elle se ressaisit en puisant de la force dans le regard de Pauline. Elle s’accrocha fermement et finit :

-Allons-y, c’est tout bon …
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Pauline De Sarkanta
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MessageSujet: Re: Une entrée en matière ... remarquée ! [PV Pauline]   Mer 7 Oct - 16:38

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