Les Cendres d'Alésia

Découvrez un Royaume dévasté par la guerre où s'affrontent nombre de créatures fantastiques et sanguinaires. Créez votre destinée, ramenez la paix ou engendrez encore plus de chaos...
 
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 Dureor, le Chasseur de Forme

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Dureor

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MessageSujet: Dureor, le Chasseur de Forme   Mar 14 Juin - 20:17

Nom : La sentence a été appliquée, son nom a été effacé. Peu s’en souviendront mais on l’appelle désormais Dureor.

Age : 20 ans et des poussières


Présentation physique :

Sa beauté aurait pu lui permettre d’être un tombeur si les nombreuses tortures infligées ne l’avaient pas définitivement transformé. Il est de taille un peu plus grande que la moyenne et d’une corpulence normale, surement, peut être, enfin bref, il a un bon gabarit endurci par deux années de souffrances. Ni trop musclé, ni trop chétif.
Ainsi l’a-t-il voulu.
Aussi de longues cicatrices labourent son corps, toujours pour les mêmes raisons citées plus haut, la torture en l’occurrence ; peu profondes, elles disparaîtront avec le temps.
Son visage, en permanence caché sous une capuche, d’ailleurs, on ne peut en voir que la partie gauche, est parcouru par une fine trace rouge verticale au niveau de son œil droit. Ce dernier a perdu sa couleur, il n’est donc plus que le triste reflet de ce qu’est le monde. Son symétrique imparfait est quand à lui d’un bleu foncé parsemé de taches vertes. Son nez droit, son visage un peu léger et ses traits durs rendent ses émotions difficiles à lire exceptée son implacable détermination. De plus une barbe naissante et parsemée, qu’il coupe au couteau, accentue le côté sale de son apparence. Ne parlons pas de ses cheveux charbon à reflet bleu semi long sur les bords, pleins de crasse et de saleté.
La prison n’a jamais réussi à personne.


Caractère :

Quand on atteint le fond du gouffre, ce n’est pas la remontée qui est dure, c’est la rechute et le moment où on lève la tête pour ré affronter le ciel. On se rend compte, là, en cet instant, que l’on ne le voit même plus, on est tombé trop profondément.
Aucune lumière ne veille pour lui, il n’y a rien qu’il l’attende dans l’avenir.
Si bien qu’il est devenu inexistant. Discret, sombre, solitaire, pessimiste, cynique. Ce ne sont que des mots parmi tant d’autres pour le qualifier. Il n’est ni bon ni mauvais, il est juste. Comme une bonne partie des humains, il croit en la neutralité absolue, nécessaire au fonctionnement du monde.
Lorsqu’il parle, il se contente du nécessaire, s’étalant peu sur le reste. Il donne donc assurément l’impression d’être froid et distant par rapport aux autres.
Non, non, non, non, non ! N’allez pas croire qu’il est insensible! Il ressent des émotions mais il est capable de les refouler, bien qu’il ne puisse le faire éternellement. Il arrive une limite où il ne peut contrôler ses émotions et la colère prend le dessus. Si tel est le cas, pendant un cours laps de temps, il décuple ses réflexes et sa rapidité. Le point positif dans tout cela, c’est qu’il sera toujours fidèle à ses convictions.
Ceux qui l’ont fait souffrir ont créé une nouvelle personne.

A vrai dire, il est comme ça depuis cette fameuse suite d’événements qui l’ont amené à se retrouver pendant deux années complètes derrière des barreaux, privé de liberté. Avant c’était un jeune homme normal, fougueux de la vie. Voyez la différence…


Histoire :

Tout le monde connait la prison de Fenrig. Oui, le bâtiment laid à côté du château. Celui qui sert à retenir les brigands de bases, les petits voleurs ou encore les meurtrier d’adultère. Le menu fretin en gros. Non, vous ne voyez pas ? Peu importe. Ce qui compte, par contre, et ce que peu de personne savent, c’est qu’il y a une deuxième prison, pour les cas… à part. Dans cette prison spéciale, il y a actuellement sept prisonniers mais seul un nous intéresse : un jeune homme, dont on ne peut voir le visage, caché dans l’ombre de sa cellule, qui est en train d’écrire ; le son de la plume qui gratte le papier est le seul que l’on puisse entendre dans les sinistres geôles. « Son exécution se tiendra dans quelques heures, une dizaine tout au plus, et il est là, à rédiger une confession, tellement calme qu’on le prendrait pour un macchabée » pensa l’un des deux gardes postés devant la cellule en le regardant. Pas la peine de voir ses traits pour connaître son expression. Comme d’habitude, il serait détendu. Le soldat avait pris l’habitude en deux ans.
Lorsque le prisonnier eut fini, il fit glisser la lettre sous la porte avec le nom du destinataire inscrit dessus. L’un des hommes la ramassa puis partit la livrer aux « hautes instances ». Ils pouvaient faire au moins ça pour un type qui allait rendre son souffle dans peu de temps. Ce dernier s’appuya le dos contre le mur, rapprocha un genou de lui et attendit. Il essayait de se souvenir de qui l’avait conduit ici. Son père, la fuite, sa mère, l’odeur du sang , sa sœur, le regret éternel que rien n’émousse et qui nous dévore toutes les nuits et puis, le complot. On l’avait piégé…
Laissons le méditer et revenons à la lettre. Voila ce qu’on pouvait y lire :

« J’aimerais tant, si tu le permet,
Ressentir la joie de vivre, et
Retrouver à n’importe quel prix ce
Soleil brillant et l’azur du ciel
Qui a violemment détruit
Mes ténèbres infinies qui sont devenues
Ma défunte famille, mon lien vers
La rédemption absolue,
Le passé de mon
Ame et de l’enseignement de mon
Père parti vers le plus lointain pays.
Si jamais il revenait de son voyage
Je tuerai sans hésitation
Le temps gâché et perdu
Celui qui se dresse sur
La route de la joie
Mon chemin, remplis de misère
Le vent m’emporte et
Je t’appelle à l’aide.
Rédemption recherchée.
Toi mon ami, viens chercher
Ce que tu désires de
Ce prisonnier abandonné. »


Au premier coup d’œil on aurait dit de la très, très mauvaise poésie. Mais ceux qui savent quoi chercher comprendrai rapidement la volonté première de son auteur. Pendant que le « poème » arrivait à destination, le détenu essayait de revivre les derniers moments vécut en dehors d’une cellule puante, humide, froide et où les rats le réveillait souvent en passant dans son dos nu, car on ne laisse pas sa tunique à un prisonnier de cette importance. Le pire restait la nourriture : les rats eux-mêmes. Il y avait tellement peu à manger, un morceau de pain rassis par semaine, qu’il fallait utiliser ce qui nous tombe sous la main. C’est rude les premières semaines, on s’y habitue après. La chair devenait tendre et fondait sur la langue, une peu âpre mais bon quand même. Très nourrissante. Le pire restait les gouttes d’eau tombant du plafond et qu’il le réveillait. On aurait dit qu’elle tombait pile à l’endroit où il dormait. Récemment, il avait réussi à trouver une activité pour passer le temps quand il n’arrivait pas à dormir : gratter le mur avec les os de rats pour enlever les morceaux de pierre. Et oui, on s’ennuie rapidement dans quatre mètres carré quand, pendant deux ans, la seule activité possible est la chasse de rats. Quand le sommeil le gagnait, il faisait toujours le même cauchemar, inlassablement et inévitablement le même:


Il se trouvait devant la porte entre ouverte de la maison de sa famille adoptive, quelques années plutôt. Le soleil couchant rouge avait donné sa couleur sanglante au ciel, comme une prédiction, un funeste présage pour la suite de l’histoire. Le ton était choisi, il restait aux auteurs d'entrer en scène. La répartition des rôles était faite et il avait obtenu une place en première loge de la tragédie. On connaissait la fin dès le début et on ne pouvait rien y faire. On était le spectateur impuissant devant la fatalité. Des hurlements provenaient de l’intérieur, il se décida à rentrer. Un individu dont il ne distinguait rien se tenait de dos dans la hall, dans la pénombre de la demeure. Le jeune homme sorti son couteau et lui planta dans la tempe quand l’inconnu se retourna. Ce dernier s’effondra.
Il retira le couteau et continua sans enlever les bouts de chair et de cervelle. Il entra dans la cuisine et surpris deux types en train de rire devant le corps sans vie de sa mère. Ils mirent deux secondes à le calculer mais le temps qu’ils dégainent leur épée, il était sur eux. Il frappa le poignet du premier pour lui faire lâcher l’arme, l’attrapa et lui embrocha le ventre avec. Son compagnon lui donna un coup qu’il esquiva sans problème. Il attrapa son avant bras droit et le cassa à en faire sortir l’os. Le regard que lui portait le blessé n’était pas de la souffrance mais plus de l’incompréhension. Comment un si jeune individu pouvait avoir une telle force ? Il n’aurait jamais la réponse car ce jeune individu se servi de l’os sortant pour le planter dans la gorge. Le sang qui gicla ne le gêna pas. Il y trouva même une certaine beauté, comme s’il peignait une toile. Pendant que les assassins s’effondraient, il s’accroupit près de sa mère. Morte, plaquée contre la table à manger, le visage défiguré par les coups ; n’importe qui serait choqué, bouleversé. Le jeune homme l’était également mais à sa manière. La colère l’envahissait, une colère neutre et calme. Il se précipita à l’étage. Un homme l’attendait, préparant son coup. En vain. La colère avait décuplé les réflexes de l’impuissant. Son couteau fut plus rapide que la dague de l’autre ; il s’enfonça par le menton, traversa le palais et fini dans le cervelet. Mais cela ne s’arrêta pas là. Un cinquième agent sorti de la pièce au fond à gauche. Il se prit dans l’œil le même couteau qui avait tué son collègue, lancé par un adolescent en colère. Les techniques de son père adoptif marchaient à merveille.

Ils étaient tous morts. Non, il y a avait encore du bruit dans la chambre d’Eveanna. Dans la chambre de sa sœur. Non, pas elle ! Il claqua la porte et vit la fenêtre ouverte. Trop tard. Toujours trop tard. Le temps continue sa course et si on ne suit pas, c’est fini. C’était un fait propre au cauchemar, la notion du temps. Sauf que le cauchemar était devenu vie réelle. Un corps de femme, tellement massacré qu’il en était méconnaissable, gisait en plein milieu de la pièce, dans une marre de sang, qui lui parut cette fois moins beau, moins expressif. C’était la mort. Le garçon, qui jusqu’alors était encore un garçon devint ce qu’il était désormais, un cadavre ambulant, un enveloppe vide, ne trouvant aucun intérêt à vivre. Il tomba à genoux et hurla de rage. De rage contre tout, contre le monde, contre la vie, contre la mort, contre son père adoptif qui s’est enfui… Eveanna, qu’il avait aimé même si elle était sa sœur adoptive, cette sœur qu’il avait embrassée. Non, elle ne pouvait être morte. C’était impossible.

Le fond du gouffre était atteint. Plus aucune lumière ne pouvait lui parvenir. Il resta ainsi, stoïque, jusqu’à ce qu’on le relève par derrière :

-…êtes en état d’arrestation pour le meurtre des Elweyrs...

Il se réveilla. La porte de la cellule était ouverte. La lumière qui venait de l’ouverture l’éblouissait et il ne parvenait pas à discerner celui qui se tenait dans l’embrasure. L’arrivant brandit la lettre-poème et déclara :

-Toujours une ligne sur deux, n’est-ce pas ?
Il jeta quelque chose devant ses pieds.
-Habilles-toi. Tu vas attraper froid.
C’était un long manteau de cuir avec une capuche. Pendant que le prisonnier l’enfilait, son libérateur put voir les nombreuses cicatrices dans son dos.
« La torture » devina t-il.

-Désolé d’avoir mis si longtemps, mais je devais me débrouiller pour que ton exécution ait lieu sans que tu y sois présent. Je t’expliquerai après.
Une fois habillé, le condamné rabattu la capuche et sorti de la cellule. On ne pouvait distinguer que le côté gauche de son visage. Pour la première fois en dix ans, il sortait sans être tenu par des gardes, menottés et les yeux bandés. Les deux compères qui gardaient l’endroit avait disparu.

-Désormais, continua l’autre, tu utiliseras le nom de Dureor. Cela vaut mieux pour tout le monde.
-Si tel est ton souhait, accepta Dureor.
-Dans vingt minutes, ton ancien toi sera mort, définitivement, et Dureor prendra la relève.
-Merci Althan, tu me sauves.
Le fameux Althan avait la quarantaine, les cheveux châtain court, sans être rasé, les yeux marron et il portait un manteau noir et marron, d’une matière inconnue, avec une croix courbée bleue cousue au niveau du cœur. En deux ans, il n’avait pas changé. Contrairement à lui, l’ex prisonnier.

-D’où viennent les cicatrices dans ton dos ? Torture ?demanda Althan.
Dureor acquiesça.
-Et tu as d’autres blessures ?
Un court instant, il tira sur sa capuche dévoilant la partie droite de son visage. Lorsque son ami eut vu ce qu’il cachait, il sentit la pitié monter en lui mais la chassa de son esprit ; ce n’était pas le moment d’avoir des remords. Tout avait très bien fonctionné. Il était méconnaissable. Ils arrivèrent dans un cul-de-sac.

-C’est tout ? demanda le libéré.
Althan chercha une pierre dans l’un de murs. Il tira puis la renfonça. Il aurait tout aussi bien pu dire « Césame ouvre toi ! » Le résultat aurait été le même. Le mur s’ébranla, la pierre commença à s’ouvrir, des morceaux rectangulaires bougèrent progressivement vers l’arrière, ensuit vers les côtés. Et voila, en deux temps, trois mouvements, un couloir venait d’apparaître. Althan tendit deux lettres à Dureor et lui expliqua :

-Ce passage secret mène dans le quartier marchand de Fenrig. Je ne peux t’accompagner, je dois m’occuper de ton « exécution ». Un de ces messages est de moi, l’autre de ton père. Lis-les. Tout y est expliqué.
Il venait de raviver l’intérêt du jeune homme. Alors que ce dernier allait prendre les instructions, le quadragénaire l’en empêcha.

-Mais je veux en échange une chose. Je fais partie d’un organisme nommé l’Ordre Conservateur et disons que je désire que tu en fasses parti. Nous sommes sous contrôle directe des Hautes Instances. Je sais que c’est brusque mais qu’en dis-tu ?
-Quel est l’objectif de cette organisation ?
-Trop long à expliquer. C’est marqué, ne t’en fais pas. Nous chassons, mais pas du gibier habituel.
-De la chasse ?
-Trop long à expliquer, je t’ai dit. Alors, partant ?
-En considérant que je n’ai pas vraiment le choix et que, a fortiori, j’y gagne plus. Regagnerai-je mon rang ?
-Non, tu es mort. Officiellement. Mais tu auras d’autres atouts qui compenseront sans problème.
-Tu connais ma prochaine question.
-Oui, confirma Althan. Sache que j’ai des informations intéressantes à ce sujet
-Si tu me mens, je te retrouve et je te tue. Compris ?
-Je ne te trahirai pas.
-Alors d’accord, marché conclu.
-Très bien, tu as déjà passé les rites donc…
-Pardon ? interrompit Dureor.
-Tu n’existe plus, tu es donc parfait. Rien de mieux que de ne pas exister pour affronter ce qui n’existe pas.
-Je ne suis pas sûr de comprendre, mais par contre je suis sûr que tu vas me dire que c’est indiqué dans les lettres.
-Te voila désormais Conservateur, déclara Althan, ignorant sa remarque, en tant que Chasseur de Forme.
Il posa sa main sur l’épaule du jeune homme et le poussa légèrement, l’incitant à avancer.
-Adieu, eut le temps d’entendre Dureor avant que le mur ne reprenne forme et l’isole de son ami.

Il devait continuer sur ce passage secret. Il profita de la longueur de l’endroit pour lire. Deux années dans l’obscurité lui avait permis de mieux voir dans le noir. Ce couloir était légèrement éclairé, aucun humain ne pourrait lire ici mais lui à peu près. Il commença par la lettre d’Althan. Il y avait une bague glissée dans le message.

« Dureor, tout ceci va te paraître soudain mais tu es désormais membre de l’Ordre Conservateur. Tu as donc d’importante responsabilité envers le Conseil de Fer, bla,bla,bla… Je ne vais pas t’ennuyer avec les formules d’usage. Sache simplement que cette bague te permettra d’être reconnu par les autres Conservateurs. Elle ne pas te donne le rang de Chevalier de Fer alors reste prudent. L’ennemi est partout, il entend tout, il voit tout.
A propos d’ennemi, tu vas enfin connaître la raison de ta libération. Nous avions besoins de toi alors nous avons préparé une fausse exécution pour te sortir de prison après avoir reçu ton « poème ». Pourquoi ?
Parce qu’ainsi personne ne te remarquera, tu seras un inconnu dans la foule. La torture que tu as enduré t’ont surement rendu méconnaissable. Bref, tu es sieur tout-le-monde.
Désolé, je tourne autour du pot. Ce que je veux que tu fasses, c’est chercher ceux que ton père appelait les « Métamorphes ». Qui sont-ils ? Ils sont comme toi, tout le monde. Ton voisin, ton ami, le marchand de légume, le tavernier, le garde qui t’a arrêté... La liste est longue. En fait, nous ne savons pas grand-chose d’eux à part une chose : ils peuvent changer d’apparence, pas seulement vestimentaire mais aussi physique : visage, taille, cheveux, race et sexe également. Par contre nous ne savons pas s’ils peuvent devenir des animaux ou autres créatures. Ils sont aussi rusé et intelligent ce qui fait d’eux des gens dangereux. Ils peuvent même, peut être, représenter une menace pour le Conseil de Fer. C’est pour cela que tu es là. Trouve-les, surveille-les, analyse-les et s’ils sont un danger, élimine-les. Telle était la volonté de ton père, c’est lui qui a fondé cet Ordre. Il en savait beaucoup sur eux. Maintenant qu’il a disparu, il m’en a laissé la charge.
Va à La Croisée des Chemins, une taverne. Un homme du nom de Hoetryj t’y attendra à minuit. Dis lui «Les jours s’enchainent et rien ne changera jamais » en montrant ta bague et il te répondra «Si les jours changent, mais par pour tous. ». Il te donnera tes nouvelles instructions. Je te promets qu’une fois ta mission accomplie, je te transmettrai des informations intéressantes.
Bonne chance, Chasseur de Forme. »

C’était tout ? Bonne chance et va te faire voir ?
-Es-tu surpris ? fit une voix féminine.
Dureor releva la tête et « l »’aperçut. Non c’était impossible !
-Ah bon, tu crois cela ? Pourtant je suis là.
La personne qui se trouvait en face de lui était sa sœur.
« Non, elle est morte, impossible !»
Elle se retourna alors, et partit dans les ténèbres environnantes. Dureor lui couru après jusqu’à une intersection et là, il se rendit compte d’un problème de taille. C’était un labyrinthe. Les réseaux souterrains allaient dans toutes les directions avec de multiples embranchements. Où était la sortie dans ce Capharnaüm ? Soudain, Eveanna réapparut dans le couloir qui partait vers la gauche. Elle lui fit signe de venir, et elle disparut de nouveau dans les ténèbres. Il se précipita derrière elle mais au bout d’un moment, il fut tellement plongé dans le noir que même lui ne vit plus rien. Et il entendit sa voix :

-Tu ne m’as pas sauvé, tu m’as abandonné.
« C’est faux »pensa le jeune homme.
-Tu m’as oublié, tu étais trop occupé avec notre père. Tu te moquais de nous.
« Non, ce n’est pas vrai c’est faux !»
Il se boucha les oreilles, fuyant la réalité.
-Tu as été puni, non ? C’est cela la raison réelle de ton emprisonnement. Un lâche qui ne peut sauver personne.
« Faux, faux, faux ! »
-Penses-tu pouvoir faire ce qu’on te demande si tu n’es pas capable de sauver ta propre famille.
-C’est faux ! hurla t-il cette fois. Je n’aurais jamais pu vous sauver. Si j’avais été là, je serais surement mort. Mais mieux aurait valu que je meurs…
Dureor commença à revoir. Et il entendit une dernière fois sa sœur :

-C’est bien, tu commences à accepter.
Puis plus rien. Il devenait fou, il entendait des voix. Non, il était déjà fou. Depuis ce jour.
Il vit la sortie plus loin, une échelle en bois, pourrie depuis longtemps. Incroyable, sa sœur, sa folie plutôt, l’aurait conduite à la sortie. Était-ce une forme d’instinct ? Ou une coïncidence. Il devait surement y avoir plusieurs sorties dans ces souterrains.
Oui, cela devait être ça. Il fallait rester rationnel. Dureor s’avança près de l’échelle, il mit ses mains sur planches situés au niveau de sa tête, posa ses pieds sur les premières planches et commença son ascension vers la liberté. Une ascension dont il ne voyait pas le bout. Cela sembla durer une éternité mais l’éternité, il la connaissait pour être resté dans une cellule pendant deux ans. Enfin, il arriva au bout. Il se tapa la tête contre une lourde trappe en bois. Il utilisa toute sa force et souleva l’obstacle. Heureusement pour lui c’était la nuit, la lumière du soleil ne put l’aveugler. Bien qu’il soit sorti dans une ruelle sombre, il y voyait plutôt bien grâce à la luminosité ambiante légèrement bleuâtre, signe que le soleil venait juste de se coucher. C’était parfait, il avait le temps d’aller à son rendez-vous. Et il s’intégra dans la foule. Ces deux années en prison l’avait métamorphosé ; il n’était déjà pas à l’aise avec cette foule, maintenant il se sent comme un étranger au milieu de cette masse de personnes. Cela lui paraissait…fade. Sans vie.
« Un être vous manque et tout est dépeuplé. » pensa automatiquement Dureor. Après plusieurs dizaine de minutes à circuler entre les passants, il atteignit sa destination. Le chasseur de forme ouvrit la porte de la taverne, vit tout de suite son objectif, habillé comme lui, et alla s’assoir à côté de lui, à une table en bois sur laquelle reposait déjà deux choppes. Il murmura :

-Les jours s’enchainent et rien ne changera jamais.
L’autre lui répondit :
-Si les jours changent, mais que pour certains.
-Si je ne te connaissais pas aussi bien, j’aurais pensé que tu étais un imposteur. Quand on m’avait parlé de Hoëtryj, je ne pensais pas à « ce » Hoëtryj.
Hoëtryj releva sa cagoule et montra son visage fin, avec sa barbe rousse parsemée, ses yeux perçants et son air d’homme inépuisable. Il répondit avec toute sa fougue :
-En connais-tu beaucoup des Hoëtryj, mon cher ami ?
Il tendit la main par dessus la table et Dureor la lui serra bien fort.
-Cela fait longtemps, non ? Deux ans, je crois. Tu as bien changé…
Alors qu’il commençait à prononcer un nom, Dureor l’interrompit.
-Cette personne est morte, effacée, oubliée. Je m’appelle désormais Dureor. Comme toi avec Hoëtryj. Nouvelle identité.
-Tiens, encore une méchante plaisanterie d’Althan.

Et il ria fortement, dérageant les autres personnes dans la taverne. "Hoëtryj n'est pourtant pas un anagramme" pensa l'évadé. Puis Hoëtryj redevint sérieux :

-Il y a quelques années, tu aurais ri. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé mais… N’en parlons pas. Tu es de retour, c’est tout ce qu’il compte. Cependant, il y a une chose qui m’échappe. Qu’est-il arrivé à ton père ?
Dureor baissa la tête et parla doucement :
-Un matin, il n’était plus là. On était parti chasser ; quand je me suis réveillé, il n’était plus là. Ces affaires avaient disparu…
-Bon sang ! Mais pourquoi a-t-il fait cela ?
Le Chasseur de Forme secoua la tête.
-Je ne sais pas. Et c’est à cause de lui que ma mère et...

Il ne put achever, consumer par sa calme fureur. Il haïssait son père. Il avait tout détruit. Sa seule raison de vivre. Son père adoptif. Ses hommes étaient venus pour lui. Et il n'était pas là pour les protéger.

-Les péchés de nos pères… lâcha son camarade. Désolé, mon côté dramaturge.
Dureor se reprit :
-Sinon, il paraît que tu aurais quelque chose pour moi.
-En effet, il s’avère que l’on ma chargé de te donner cela.
Il sortit une enveloppe fermé par un sceau dont on ne sait où.
-Par contre, je dois d’abord vérifier quelque chose…

En moins une seconde, Hoëtryj avait sorti une dague et l’avait placé sous la gorge du Chasseur de forme. Son bras avait traversé l’espace les séparant si rapidement que l’on ne pouvait le voir. Il souffla, déçut de constater que Dureor n’avait pas réagi.

-Tu as beaucoup perdu en prison, on dirait, commenta Hoëtryj.
-Moins que toi, répliqua Dureor.
Soudain, l’attaquant sentit quelque chose qui appuyait sur son entrejambe. Il baissa la tête et vit sous la table un poignard dont la pointe menaçait sa virilité. L’autre avait réussi à attraper l’arme à sa cuisse puis à la retourner contre son propriétaire, tout cela en moins de une seconde. Et il éclata de rire, pour la deuxième fois.
-Là, j’eus cru t’avoir pour la première fois gagné ! Excellent, tu peux donc avoir cela.
Il jeta l’enveloppe à l’ancien prisonnier qui l’attrapa, mais ne l’ouvrit pas. Trop de monde les regardait, trop de risque de fuite. Il se leva donc en jouant avec le poignard et déclara :
-Je garde l’arme. Peut toujours servir.
Le roux lui jeta également une petite bourse.
-Tiens, de ma part. Tu auras suffisamment d’argent avec cela.
Surement, s’il le disait. Dureor sortit. Il respira l’air nocturne qui lui emplit les poumons. Libération, sentiment d’euphorie. Rien n'empêche d’avancer. Et il saisit la liberté recherchée.



Informations importantes:

Il connait de nombreuses techniques éclairs, enseignées par son père adoptif. Si le combat dure plus de 30 secondes, il a peu de chance de l'emporter. En général, Dureor utilise deux couteau et une dague. Il est très agile mais ne l'emporte pas sur la force. Aussi, il craint plus que tout le meurtre d'innocent sans raison, le rendant trop sensible.

Rang souhaité : Au grès des admins.

Comment ai-je connu les Cendres d'Alesia? Bah, grâce à un petit poisson!

Disponibilité: Le week-end, principalement.

L'avatar serait (soi disant) la Volpe de Assassin's Creed 2.


Dernière édition par Dureor le Mar 27 Déc - 21:09, édité 2 fois
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Ickar Jerthepp
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MessageSujet: Re: Dureor, le Chasseur de Forme   Mer 15 Juin - 1:15

Bienvenue !!! (Si c'est ton premier personnage)
Personnellement je n'ai pas grand chose à redire pour l'instant (et ce n'est pas à moi de juger) si ce n'est de faire attention aux fautes d'inatention genre dans ton texte en gras, à la fin du premier paragraphe tu dis qu'il est temps aux auteurs d'entrer en scène, ne serait ce pas plutot les acteurs ?

Sinon j'aime bien ton histoire et ton personnage fait penser à un métamorphe donc bon on va pas cracher sur un humain/méta x)
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Nemo
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MessageSujet: Re: Dureor, le Chasseur de Forme   Mer 15 Juin - 20:21

Non, je confirme, c'est bien son premier perso ^^ (qu'il a fait avec mon aide [= coup de pieds au cul XD])

D'ailleurs, je vais appuyer mon sac à main préféré quand à l'ortho et la grammaire, relis ton texte ^^


Edit : origine du problème comprise et pardonnée, puisque solution trouvée
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Dureor

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MessageSujet: Re: Dureor, le Chasseur de Forme   Mer 15 Juin - 21:20

Comment ça, tu m'as aidé à le faire? Tu m'as juste donné des conseils (merci d'ailleurs) et puis c'est tout!
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Nemo
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MessageSujet: Re: Dureor, le Chasseur de Forme   Jeu 16 Juin - 12:10

Ah je suis désolé, mais les coups de pieds au cul pour que tu te bouges à la faire, ça reste dans le domaine de l'aide section "motivation extrême" Razz
Et pour ton avatar, tu t'es gouré, tu l'as pas mis dans le bon truc pour l'avoir en taille normale XD (Je te le fais ce soir si tu veux ^^)
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Nemo
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MessageSujet: Re: Dureor, le Chasseur de Forme   Jeu 22 Déc - 23:59

Bon, je vois que la fiche a grandit de manière significative, je viens donc mettre mon grain de sel Laughing :

Premièrement, c'est...bien. Le développement apporté à l'histoire permet de mieux cerner ton personnage et nous en apprend un petit peu plus sur son "environnement".

MAIS ! Mais, et c'est mon deuxièmement : évite les retours à la ligne intempestifs et préfère le fait de sauter des lignes, parce que un gros pavé + un gros pavé + un gros pavé......ça fait vite mal à la tête et aux yeux.....ah ! et aussi.....revérifie certaines tournures de phrases qui laissent une impression bizarre

Je te conseille donc de revoir la mise en page de ton texte, afin de le rendre plus agréable à lire, et, une fois ceci fait, tu devrais être validé cheers

Bon courage Wink
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Ickar Jerthepp
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MessageSujet: Re: Dureor, le Chasseur de Forme   Ven 23 Déc - 17:03

Enfin terminée ^^ du coup, rebienvenue à toi ! Une fiche sympathique avec une histoire intéressante dont on pourra en apprendre plus en rp ^^

Même réflexion que Nemo, trop de retour à la ligne, des tournures de phrases bizarres parfois dues à des fautes d'inatention mortelles x) Et vraiment trop de retours à la ligne et pas assez d'espace =)
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Dureor, le Chasseur de Forme
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