Les Cendres d'Alésia

Découvrez un Royaume dévasté par la guerre où s'affrontent nombre de créatures fantastiques et sanguinaires. Créez votre destinée, ramenez la paix ou engendrez encore plus de chaos...
 
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 Aaron Diagarth

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Aaron Diagarth
Broyeur de Crânes
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Nombre de messages : 18
Age : 24
Localisation : Dans ton c**
Date d'inscription : 26/01/2011

MessageSujet: Aaron Diagarth   Mer 26 Jan - 23:01

Nom : Diargath ( qui n’est pas ignoble)
Prénom : Aaron ( celui qui vient après)
Age : 82 ans
Race : Orc
Description physique :

Aaron est un heaume, un vrai…
Lorsque ses muscles durcissent, on croirait davantage voir une armure plutôt qu’un corps, tant ses ligaments torsadés semblent inébranlables. Sur cette peau d’herbe, un peu plus sombre que celle de ses pairs, se trace une multitude de zébrures noires. Le reflet d’un entraînement intensif… Et pour illustrer cette musculature imposante, il suffit de se référer à sa véritable armure. Une épaisse cuirasse d’acier qui semble avoir été taillée dans les limbes des enfers et où diverses fioritures sont disséminées. Car la défense, contrairement à ce que l’on s’accorde généralement à penser, est aussi la meilleure attaque… Trop de bras se sont embrochés sur les piques de ses épaulières, trop de glaives ont péris sur ces mille épées corporelles. Ce qui lui à éviter nombre d’efforts…
Cette armure de barbare s’harmonise au visage d’Aaron. Une chevelure ébène que son casque de guerre rend invisible et des yeux marron, tirant sobrement vers le rouge quand l’excitation ou la tristesse le gagne. Avare de sourire, il les utilise avec précaution… Car comme en témoigne ce regard de méduse, ce genre de regard qui vous glace le sang à vous pétrifier, Aaron possède un visage que l’on ne pourrait plus qualifier de jolis minois. Quelques rides assaillant son front.
Aaron est un monstre pour les autres races, un orc digne de ce nom pour la sienne.


Description mentale :

C’est un orc.
Cette affirmation veut soit tout dire, soit ne rien dire.
Aaron suit les canons de sa race, chantant à l’unisson avec eux et les accompagnant sur les champs de batailles. Il n’a parfaitement rien de spécial pour ses confrères car s’il subit toutes ses émotions intérieurement, canalisant celles qui pourraient lui faire défaut. Par ailleurs et sans grande surprise, il idolâtre la foudre, la force et la solidarité… Car le cœur sur la main, Aaron ne l’offre qu’à ceux qu’il juge estimable. Bien-sûr, cela est seulement valable pour les êtres arrivés à maturité. Ceux qui sont dans la fleur de l’âge, Aaron refuse de les évaluer car il considérait ça comme ingrat. Lui aussi, autrefois, avait été jeune et stupide. Il s’en souvenait et accordait sa clémence parfois trop facilement. Mais l’orc dénigre les êtres qui peinaient à changer ; ceux-là ne méritaient pas son estime.
Ce qu’il hait le plus au monde, c’est bel et bien la lâcheté… Pour lui, un fuyant ne vaut pas mieux que son adversaire et cela quel qu’il soit. Lui ne savait rien de la peur et n’apprendrait sans doute rien de plus à son sujet. Ici s’érige un défaut sans égal : l’orgueil… Oui, il était faussement modeste et s’amusait à accentuer cette vantardise quand l’heure était à la rigolade.
Et pourtant, tout cela n’est que façade… A part quelques-uns de ses amis, personne ne le connaît réellement. Ou sinon, ne le connaisse plus…
Comme le dit si bien Aaron, tant qu’il vivra, il changera et acceptera ce changement.



Histoire :

L'histoire est plutôt longue, alors prévoyez votre soirée^^

Sous un pavillon champêtre, une femme hurlait de douleur…
Ni le toit de paille, ni la cacophonie quotidienne ne noyaient ses cris aigus. Quand on sait que deux vendeurs se marchandaient bruyamment leurs clients non loin de là, on peine à en imaginer l’ampleur.
L’avènement de son futur enfant était comme la Lune pour un lycan : à la fois digne d’éloge et de reproches. Et surtout immortellement mortelle… Car jamais auparavant nous n’avions vu une naissance si longue, si laborieuse. L’enfant prenait racine dans le ventre de son hôte, gesticulant pour sortir, repoussant de coup de pieds toutes interventions manuelles. Parfois, il se calmait comme la Lune se résout à son sort et s’abandonne au soleil. Mais la plupart du temps, il se battait contre la vie elle-même ; comme s’il savait ce qu’il attendait dehors et qu’il jugeait bon de rester, si je puis dire, sous les jupons de sa mère… Elle, qui prolongeait ses doléances à la façon d’une louve torturée par les plus grands des maux qu’il puisse exister en ce bas monde. Elle, qui hurlait à la mort mais qui aspirait à la vie. Elle, qui voyant le monde s’obscurcir, fut ranimée par la voix stridente d’un petit homme vert…


« Rien à en redire, Kirleen… C’est bel et bien ton fils. La même manière de gueuler !

Une plaisanterie de bas étage qu’elle n’entendit que d’une oreille… Sur son sein, reposait la chose la plus hideuse et la plus attachante qu’elle ait rencontré. C’est en paix qu’elle s’endormit, ses bras enlaçant le nouveau-né juste assez pour qu’on puisse ensuite venir le récupérer.

De cette histoire, on en rigole encore aujourd’hui chez les Diargath. Car comme toute la famille en est ressortit indemne, elle apparaît dérisoire mais garde ce petit brin d’émotion qui la rend unique en son genre, inoubliable. Une telle naissance ne prouvait qu’une chose… Il était indéniable que du sang « vert » coulait dans ses veines ; qu’il possédait une âme de guerrier, une vraie… Une grand festin fut par ailleurs arrangé pour célébrer cet événement, à priori, anodin. Enfin, ceci est relatif… Les Diargath habitait un minuscule village, qui plus est, reculé des autres agglomérations orcs, elles-mêmes en marge du monde. Juste pour vous donner une idée de l’isolement de ce modeste hameau, convivial mais plein de concurrence.
Souvent le cœur de Kirleen se serrait au regard de son fils, Aaron. Baptisé en l’honneur de son grand-père, vaincu hache en main pour contrer des démons trop téméraires, il lui ressemblait en tout point. Que cela soit au niveau du charisme, de la force ou de l’amabilité, il était son héritage. Un magnifique collier le certifiant et seyant aussi bien au petit-fils qu’au grand-père. Seul la maturité manquait à cette panoplie de qualité… Mais les orcs à la ride facile avait bon espoir que le temps fasse son travail et qu’il garnisse le vif orc de sagesse. A l’époque où des cohortes d’êtres abjects pleuvaient autant que les larmes, ils avaient du perdre leur candeur et s’étaient improvisés responsables quand les circonstances le sommèrent. Si eux n’étaient pas rester ce genre de gamin exécrable, pourquoi en serait-il différemment pour l’oisif Diagarth ? Ainsi, ils gardèrent confiance en lui, malgré que quelques doutes végètent en silence…

Comme tous les jeunes de sa race, Aaron avait faim de sang, de batailles trépidantes qui l’emmèneraient sur les sentiers de la mort. Il aspirait à se battre contre des adversaires herculéens, à payer de son être un bref moment d’adrénaline. Bien-sûr, son entêtement n’avait d’égal que son imprudence et un jour, le jeune orc s’aventura loin, très loin. Aaron le second ( un surnom qu’il s’était autoproclamé ; signe évident d’une jactance plus qu’injustifiée ) amorça le début de son tout premier affrontement par un motif absolument irrecevable. A un humain aussi blême qu’un cœur lumineux d’ange, il avança que ces magnifiques steppes étaient le royaume des orcs et qu’un vulgaire blanc-bec ne devait pas les souiller de sa simple présence… Seulement, l’individu en question n’était pas aussi plébéien que l’eut cru Aaron. Un faisceau phosphorescent trahirent ses crocs aiguisés comme des sabres, son visage opaque lui sourit d’un air taquin. Un vampire digne de sa race, impavide et calciné par la soif de sang.
Aaron s’en sortit miraculeusement… Une chance qu’il connaissait un refuge potable et inconnu de sa prétendue victime. Fardé de blessures quand il revint chez lui, il laissa sa dignité et son honneur à l’entrée du village. Aaron reçut les meilleurs soins qu’une tribu lilliputienne d’orc pu lui offrir car ne marchant pas dans les traces du souverain orc, les villageois vivaient en autarcie. On l’amputa de ses nombreuses blessures, bien que cela soit aux membres du village qu’on eut arraché quelque chose : la confiance… Chacun le portait encore dans son cœur, mais rare étaient ceux qui le tenaient haut dans l’estime. Son père s’était rallié à la majorité, au grand désarroi de Kirleen qui voyait sa famille aussi déchiré que son bassin à la naissance d’Aaron. Ce dernier écouta les remontrances de sa mère les yeux pointés vers le sol… Honteux, il fuyait son regard, certain d’y deviner la déception qu’elle ne voudrait lui montrer. Son sourire réconfortant n’était que mirage. Une goutte de lumière masquant l’ombre au tableau… Le jeune Diargarh promit tacitement, à lui comme à tous les autres, que c’était la dernière ; que cette ombre au tableau ne soit pas la pionnière d’un tableau saturé d’ombres. Par le biais d’excuses véritablement sincères, on lui pardonna son erreur, sans pour autant l’oublier…

En guise de punition, il fut confié à Aaron un travail à mi-temps. A l’aide d’une sorte de gourdin, dépourvu de mensurations régulières, il dut labourer de vastes plaines, couper les hautes herbes et cultiver sur ces terres racornis… Très vite et sous l’œil amusé de ses proches, il devint agacé par la dureté de la besogne que l’on lui avait assignée. Alors pour la première fois de sa vie, il fit preuve d’ingéniosité. La nuit durant, ses parents entendit ce qu’ils crurent d’abord être l’apocalypse… Me direz-vous, un orc de deux cents kilos qui bricole ne peut pas faire dans la dentelle. On oyait des carambolages d’aciers, des marteaux qui mordaient tapageusement des morceaux de rouilles recyclés. Bref. Seul une maigre bougie éclairait la forge, ce qui permettait à l’orc d’avoir un compagnon. Effectivement, son miroitement ténébreux, son ombre, roulait sur les murs. Seul avec sa conscience, Aaron scintillait telle une émeraude bercée par le soleil, de longs sanglots de sueurs perlant sur son torse vert. Les constructions difformes et les bleus sur ses doigts témoignèrent de nombreux échecs. Néanmoins, il persévérait, le ventre vide et les paupières tiraillées par l’appel du sommeil… Si Aaron avait stationné au même endroit pendant fort longtemps, il avait vu la Lune se mouvoir d’est en ouest comme une étoile filante. Oui, il n’avait pas vu le temps passer, immoler par une volonté ardente de réussir. Et quand l’aube montra le bout de son nez, Aaron était toujours dans l’atelier communal, fer en main et une idée maltraitant son esprit pour s’affirmer d’une façon tangible. Seulement, comment traduire le fruit de son imagination, les divagations iconoclastes de ses songes, sous sa forme exacte ? Il ne s’agissait ni de poésie, ni de peinture… Nous parlions de réalisme et même si cela peut sonner comme un comble, il fallait s’abstraire de l’abstrait. Recopier le résultat d’une équation et déduire les étapes ayant conduit à un dénouement bien précis. Pour en finir avec les métaphores, la lumière de son illumination devait être cristallisé dans un étui la rendant visible de tous…
Le travail de l’inventeur, du génie et du fou.
Le soleil perpendiculaire à chacun, Aaron sortit de la forge fier de lui et accourut voir sa famille.



« Regardez ! » s’écria t-il.

Le jeune orc brandissait un couple de bouts de ferrailles ficelé à l’aide d’une chaîne métallique… Une œuvre d’art si on est dépourvu d’une quelconque exigence. Sa mère indécise, son père les sourcils froncés, Aaron déchanta. Il observait les doigts de son paternel qui clapotait sur la table autant que les gouttes de sueurs du jeune orc ne le faisait sur le sol. Un signe évident de stress…


« Voilà donc pourquoi tu n’as pas effectué ton travail dans les plaines aujourd’hui ?
« Mais maman, grâce à ce fléau d’acier, je vais pouvoir travailler bien plus vite !


Cette réplique fut prononcé avec gaieté et insolence, ce qui ne fut pas sans agacer son père. Le vieil orc se leva de son fauteuil bancal, la mine repliée en guise de mécontentement …

« C’est toi le fléau. »

Abattu et révolté, Aaron retourna à ses champs son œuvre en main et un goût amer dans la bouche. On lui demandait d’être sérieux… Tellement sérieux à en être banal. Bien que la gloire était le cadet de ses soucis, il ne voulait pas être le simple morceau d’un tout. L’orc avait promit d’être fidèle aux exigences des siens, mais il serait d’abord fidèle aux siennes… Cela quite à décevoir davantage son entourage. Aaron commença donc à labourer les pacages à l’aide de ce nouvel instrument. Malheureusement, les résultats ne furent pas probant et ne firent qu’alourdir les critiques des autres orcs. Les plus francs d’entre eux lui en firent le commentaire, mais Aaron resta inébranlable et fit preuve d’un calme stoïque. Ce qui lui valu le titre de lâche dans la bouche des plus jeunes et d’honorable dans celles des plus anciens… Déjà sa façon de ne pas se démonter reconquérait la sympathie des plus sages.

« Les autres races prétendent que nous n’avons rien dans le crâne. Ta simple existence leur donne raison !

D’un sourire narquois, Aaron prit cet énième compliment au pied de la lettre et tout ce que ces racailles d’orc avaient pu lui dire, rentra dans une oreille puis sortit de l’autre…

Une décennie entière s’écoula et les tensions, aidé de temps et de bonne volonté, finirent par s’apaiser.
Aaron avait maintenant la carrure d’un orc imposant, des muscles d’acier sculpté dans un corps d’airain… De plus, il avait gagné en dextérité, passant ses pauses à jouer avec son fléau argentin. Seul sa rapidité avait perdu en éclat car ayant voué un véritable culte à la force brut, il était devenu immuable. Jumelé à une perte flagrante de souplesse et l’orc n’était plus qu’une brique cimentée dans le sol… Un vieux proverbe disait qu’il était bien de pouvoir déplacer les montagnes, mais qu’il était bien mieux de ne pas en devenir une… Cette maxime se voulait inventer pour que la race des orcs, espèce où la force ne s’apprenait pas, se souvienne que la puissance physique n’était que l’un des innombrables aspects que préconisait une vie martiale.
Ainsi, il s'exerça sans relâche afin de recouvrer sa vigueur déchue. Et bien que tous ne se soient pas transformés en trapèze ambulant, quelques orcs escortaient volontiers Aaron. Lors d’une promenade de santé, un parcours défiant les passages abrupts des montagnes voisines, l’ambiance était bonne enfant. Tous riaient à tu-tête. Imaginez-vous une dizaine de géant vert rigolant comme des pitres. De par sa nouvelle génération, cette dynastie d’orcs glissait sur la pente huileuse de la décadence. Mais comme l’eurent prédit les plus assagis de la tribu, un événement sonna le glas d’un réveil difficile et impromptu. De longues rivières de feu coulaient sur ce qui fut jadis un village paisible, des brasiers enfantés par des êtres au cœur mortifié par le mal… Sur leurs visages désemparés s'étalèrent tout plein de sentiment. Quand ils n’étaient pas plus hauts que trois pastèques, ils s’amusaient à simuler ce genre de situation, une épée bénigne en main et dérangeant la quiétude des maisons limitrophes.
Ce n’était plus du théâtre.
Les gens mourraient sans se relever, les glaives étaient aussi tranchants que les âmes de leurs porteurs. Et à part la mort, aucun entracte n’était possible. Après s’être jaugés du regard, ces nouveaux gladiateurs s’élancèrent dans cette arène, à la fois familière et étrangère…
Aaron vu en cet affrontement le moyen de racheter sa faute. Alors sans se soucier des conséquences, il rentra dans le tas tel un bélier rentre dans une porte de chaume : tête baissée et ruinant tout sur son passage. A l’aide d’une massue encore trop lourde pour lui, il combattait ses propres démons en fracassant le crâne de ceux de l’extérieur. Mais son endurance lui fit rapidement défaut et un coup perdu se logea dans ses côtes… Le jeune orc, loin d’être assez aguerri pour ce type de mêlée, n’échappa point au courroux d’un adversaire opportuniste. Et une fois encore, il perdit… Désarmé par une déferlante magique ayant incendié sa masse, Aaron se retrouva en plus mauvaise posture que jamais.
Ce démon était prêt à faire l’éloge de la lâcheté quand l’alchimie opéra, que la synergie se fit. Aaron Diargath attrapa son fléau, qui reposait là car il était bien trop fainéant pour ranger ses affaires, et non sans grande virtuosité, massacra ce personnage digne de réprimande, ce démon au cœur de pierre. Il leva les yeux vers le ciel de cendres comme s’il lui avait été donné un pouvoir sans limites… Ce simple ustensile pastoral devenait une arme sans précédent. Intuitivement, il mania le fléau comme les dieux usent de la foudre… En un éclair, Aaron déflagra sur ses ennemis, euphorique mais consciencieux.
L’espoir renaquit alors chez ceux qui étaient proies à l’abandon et prêt à mendier l’armistice. Le jeune Diagarth, aidé de la hargne de ses confrères, détruisit tout sur son chemin. Dans ses mains agiles, l’arme était tantôt visible, tantôt invisible. Et de plus, jamais personne n’avait vu une telle chose ! Les êtres criminels furent dévorer par cet effet de surprise puis ils battirent en retraite en se dispersant aux quatre coins des plaines verdoyantes
Au crépuscule de cette bataille sanguinaire, on n’applaudit pas Aaron… Tous avaient les mains meublés d’écorchures, de plaies ou de sang. Un orc ayant pris part à l’affrontement se lamenta de l’état piteux de ses avants-bras. Le regard consterné, il comprit qu’il ne fallait pas geindre à tort et à travers…


« Je me plaignais d’avoir les doigts écorchés alors qu’un autre n’avait plus sa main… »

Cette phrase résumait à elle seule l’ampleur de la situation. Chacun était malheureux, mais déjà plus heureux qu’un autre… Quant aux habitations, même le plus désespéré des hommes aurait rechigné à s’établir dans une de ces dernières. Le village était bel et bien mort… Tout comme le père d’Aaron.
Dès qu’on lui eut soufflé cette information, il accourut. En se hâtant le plus promptement possible, l’orc n’arriva pourtant pas à temps Et pour couronner le tout, la vie de sa mère ne tenait plus qu’à un fil… Cette étincelle que titillait la faux acéré de la mort. Elle, qui prolongeait ses doléances à la façon d’une louve torturée par les plus grands des maux qu’il puisse exister en ce bas monde. Elle, qui hurlait à la mort mais qui aspirait à la vie. Elle, qui voyant le monde s’obscurcir, fut ranimée par la voix stridente d’un petit homme vert…


« Maman… » dit-il, sa voix empreinte de déception et de réalisme.

Il ne criait plus, comme s’il voulait que leurs derniers instants soient les plus calmes possibles… Et puis Kirleen retourna définitivement à la terre, à son mari et à la paix éternelle que ce monde n’avait pu lui garantir.
A sa naissance, quand il fut retiré des entrailles bienfaitrices de sa mère, Aaron avait poussé un cri de douleur pour que la vie puisse prendre racine en lui… Il réitéra ce cri de douleur car si la vie lui avait fait mal, la mort de celle qui lui avait donné cette vie lui octroyait bien plus de souffrance.

Alors le village essaya tant bien que mal de se réorganiser. Il aurait été simple de brûler les morts à l’aide des brasiers déjà présent… Mais par principe, on s’attela à éteindre le symbole de l’ardeur démoniaque pour donner aux morts une crémation décente. Environ un tiers de la tribu se désagrégeait sous les larmes de leurs proches… De ses chers parents, Aaron conserva nombre de souvenirs, bons comme mauvais, décisifs comme insignifiants. Puis il fit jouer son charisme pour encourager les habitants trop sédentaires à déserter le vestige de leurs passés. Dès lors, chaque orc fit le triste inventaire de ses biens, soient néantisé, soient anorexiques. Quand, tel des clochards, ils eurent finirent de collecter la moindre chose potable, ils partirent. Un orage terrifiant éclata, le tonnerre grondant et les éclairs ensoleillant les steppes de leurs vives lumières. La pluie éteignit le bûcher funèbre et par la même occasion, toute une lignée d’orc, désormais réduite à migrer loin de son patrimoine.
Un comble de trop…
Le destin se jouait d’eux. Cet orage belliqueux ne faisait que rehausser l’étendue de leur impuissance… Là où tous auraient été pris de pulsions euphoriques, ils se révélèrent encore plus abattus. Ceux qui adoraient la foudre, se sentant vibrer au moindre de ses souffles, la fuyaient pour croire à la renaissance. Ils entamèrent un long périple. Car si marcher sans se retourner n’était certainement pas la meilleure solution, c’était la seule et unique chose à faire. La traversée se fit silencieuse. Le troupeau décimé d’orc fut tellement discret, que le bruit d’un papillon butinant une fleur s’avérait déplacé. Une quiétude fantomatique…
Les pénuries d’eau et de nourriture entachèrent cet exil de nouveaux problèmes. Les cernes se creusaient, mais tous espéraient que les tombeaux n’auraient pas à être creusé Leurs jambes vacillaient, leurs joues s’arquaient dans le sens inverse de la santé. Chaque pas, chaque seconde de plus était plus difficile que son aîné… Ceux ayant reçu des démons des préjudices irréparables succombaient sur ce chemin de croix. Trop, c’était trop pour le cœur fébrile d’Aaron… Egoïstement, il avala la moitié des provisions restantes, ceci au grand dam des rescapés, et partit pendant que ceux-ci dormaient. Tel un héraut que rien n’arrête, il s’élança courageusement. Il cavala de jour comme de nuit pour trouver des secours, qui ne s’apparentaient plus à une simple aide. Aaron était en quête d’un miracle, du salut de sa race.
Deux jours plus tard, les survivants de cette longue et pénible errance furent transportés dans une sorte de métropole orc. Une ville sur pattes qui leurs offrirait l’asile ou s’ils le voulaient, une part de leurs terres. Les miraculés trouvèrent leurs héros endormit comme un bébé, ronflant paisiblement et soufflant du cauchemar qu’il venait de vivre.

N’ayant nul part où aller, l’ensemble des survivants avait rejoint ce camp amovible. Sous le commandement du Champions des dieux, le souverain absolu de la race orc, tous se sentaient plus en sécurité. Aaron également. On ne le voyait plus comme ce gosse détestable qu’il fut autrefois. Mais comme un orc accomplit, qui n’avait pas pris la grosse tête après ses récents exploits… Etait-il faussement modeste, laissant les autres flatter son ego pour ne pas avoir à le faire de lui-même ? Peut-être. Lorsqu’il narra les détails des récents évènements, Aaron qualifia son fléau de noble destrier… Le seigneur esquissa même un sourire fugace devant un tel aplomb.


« Oui, les plus grands cavaliers usent de chevaux pour combattre. Je ne chevauche pas mon arme, mais la rend aussi furtive qu’un cheval ailé… Et je ne dis pas ça pour magnifier mes prouesses. Il est parfaitement inutile que je continue mon apprentissage car je crois avoir trouvé ma voie martiale »

Qui aurait pu aller au devant d’un tel élan de maturité ? Personne, pas même son roi. Avec la bénédiction de son peuple, il s’enferma trois bons jours dans la forge… Mais cette fois-ci, les bruits se firent rare. Loin du concert apocalyptique dont il avait été maestro, Aaron travailla avec sagesse… Sa création devait être en accord avec l’âme et l’esprit. Le premier lui insufflerait la créativité. Le second, la logique. Son but était de créer une arme novatrice d’un nouveau style de combat. Seulement, il fallait de la rigueur à cette nouveauté. Car dans le cas échéant, elle serait éphémère et parfaitement dérisoire. Elle devait défier la gravité sans l’anéantir, être suffisamment rebelle à son utilisateur pour générer spontanéité et surprises en tout genre. En somme, cette arme était comme un instrument de musique, un prolongement de son corps et de son esprit… Son maître devait jouer avec elle et procréer une mélodie toujours inédite, mais toujours en harmonie avec ses intentions. Si bien, qu’on pourrait l’appeler art martial ou art tout court tant il en irait du pareil au même…
Lorsqu’il sortit de la forge, une étrangeté saturait son cou et lui donnait une aura intimidatrice. Deux branches zigzaguaient quand il marchait sous les yeux ébahis des autres orcs. Aaron Diagarth la nomma Triphilearok ou la Rosace des trois éléments. Sous ces couches de bonze doré, attachées par le collier de son aïeul, se cachait un cercueil… Les deux branches étaient fomentées à partir des fémurs de ses parents, les seuls restes matériels qu’Aaron avait gardé d’eux. Bien-sûr, il avait pris soin de leur redonner une jeunesse et les avait auréolés d’une couche indécente d’un acier robuste comme pas deux. Puis Aaron avait rendu son œuvre dangereuse en taillant les cylindres comme des octogones. Ils jugeaient les arêtes dévastatrices lors d’une collision voulue. Mais l’arme n’était pas encore assez détonante à son goût… Voilà pourquoi il pigmenta le tout de quelques piques métallisées et délicatement acuminées. Ces lames étaient juste assez grande pour tuer car, certes il aurait pu gagner en longueur, mais cette dernière risquait d’entraver ses mouvements. Tous tombèrent naturellement sous le charme de cette lame malicieuse, battit sur le passé afin de détruire les détracteurs de l’avenir…

Depuis ce jour, Aaron Diargath combat à l’aide de sa Triphilearok et ne cesse de progresser, de parfaire son art… Il faut dire que les années suivantes furent indulgentes avec l’orc. Les jours s’écoulaient lentement et les fleurs s’épanouissaient sans qu’un quelconque drame ne vienne les arracher à leurs tiges. Le vent était limpide et ses douces brises leurs parvenaient sans accoues. Oui, le temps semblait figé, enlisé dans les détroits que l’avenir lui avait montrait du doigt… Comme si les défaillances du monde extérieur les avaient oubliés et que seuls deux visiteurs s’aventuraient à frapper à la porte : le Soleil et la Lune. Mais la présence de l’un ne suffisait en rien l’absence de l’autre, puisqu’ils ne guettaient que l’éphémère, l’insaisissable, l’éclair. Si le dernier orage fut d’une humeur maussade, tous attendaient, non sans grande impatience, un successeur qui les affranchiraient de ce souvenir revêche… Mais si l’acrimonie ne persista qu’au regard de certaines gravures familiales, la tribu orc parvint à s’émanciper du chagrin, de l’amertume, du regret, bref toutes les émotions ayant trait à ce triste événement, sans une quelconque manifestation de la foudre. Ce qui ne dissuada pas Aaron de poursuivre son petit train-train quotidien, tout en s’imprégnant des mœurs de son nouveau village. Des plus sages, il apprenait les vieilles légendes que l’on récitait aux jeunes enfants à l’heure du coucher. Et des orcs de son âge, il s’informait des rumeurs urbaines, des cachotteries quotidiennes dépourvues d’intérêt. Ces dires futiles proclamaient haut et fort que la paix était belle et bien présente. Ce qui facilita l’intégration d’Aaron, qui retrouva des compagnons de jogging à sa mesure. C’était devenu un rituel chez eux… Qu’ils fondent sous l’été volcanique, qu’ils patinent sur des rocs verglacés ou bien qu’ils se fassent uriner dessus par un automne plaisantin, Aaron et ses amis ne s’arrêtaient jamais.
Et pourtant… Un jour où la pluie transperçait la terre de ces lamelles aqueuses, l’été se faisant lourd et le ciel se déchargeant violemment de ses souffrances, notre orc fut interpellé dans sa course. Les autres ne stoppèrent pas la leurs ; celui qui tombait devait se relever par ses seuls moyens, un code d’honneur qu’ils respectaient tous à la règle… Soucieux de cette enchevêtrement de cris discordant, mais demeurant impossible à la lecture, Aaron se délesta de son sac. Plongeant sa main dans une fournée de pierres, il s’équipa de son arme fétiche comme un foulard. Allégé de ses poids d’entraînement, l’orc s’envola et continua de voler… Il savait que quelque chose clochait. Demandez-lui pourquoi, Aaron vous répondra l’instinct. Car il ne s’agissait plus de réfléchir, mais de taper le sprint de sa vie. Durant cette cavalcade, ce fut à peine si ses pieds touchèrent le sol… A chaque foulée, il bondissait de plus belle, enjambant les obstacles indestructibles à sa Triphilearok pour ne perdre pas de temps. Certes, les bruits n’étaient pas si éloignés. Néanmoins, ces montagnes abruptes devenaient, quand on l’explorait les plateaux supérieurs, un véritable labyrinthe vertical. Aaron fit moult détours et constata. Oui, cela fut sa première action quand il arriva à destination. Et c’était la seule qu’un être convenablement constitué aurait faite devant le spectacle insipide qui se dressait devant lui. Sur le sol gisait autant de sang que d’eau, autant de corps que de larmes… Un troupeau d’hideuses créatures assiégeaient des voyageurs qui espéraient sans doute, au vue du manque d’épées à leurs ceintures, faire du tourisme loin de l’agitation mondaine. La plupart se décomposaient déjà ou étaient digérés par ces monstres belliqueux qu’Aaron détruirait jusqu’au dernier. Alors il saisit son fléau ambré et partit au front… En les attaquant par derrière, ce qui était loin d’être lâche puisqu’ils possédaient une supériorité numérique écrasante, l’orc désagrégea nombre d’entre eux. Les survivants de sa première fureur se retournèrent pour aspirer le colosse d’émeraude de leurs surplus offensifs. Rapidement, ils l’assaillirent de morsures, de coups de griffes… Aussi infime que des piqûres de guêpe mais autant douloureuses que les coups d’un grand combattant, voilà quelles étaient ces attaques qui ne laissaient à l’orc aucune initiative. En plus, il gaspillait énormément d’énergie pour ne contrer ne serait-ce qu’un coup, alors que trois autres lui tailladaient le dos. Fières d’elles-mêmes, ces satanées créatures le renversèrent pour le dévorer à son tour. Mais emporté dans leurs élans, Aaron décida de mettre de côté ses principes pour vaincre et survivre… Il s’échoua non loin d’un arbre auquel il intenta de découdre ses chevilles. N’étant que centenaire, il réussit à le faire trébucher en entourant la chaîne oblongue de sa Triphilearok le long de ce dernier. Il fit un ultime effort, se décalant lorsque l’amas de feuilles et de branches s’écrasa lourdement sur le sol pourpre. L’effet fut immédiat. Si ces horribles créatures agissaient avec un semblant d’ordre, ce n’était plus le cas… Esseulés, Aaron réduisit les non-fuyants à néant, ceci avant que ses jambes ne flanchent.
Dans le silence pluvial, un cri, puis un autre…
Le survivant du génocide moral d’Aaron s’élança d’un saut assuré vers.. un enfant ? A bout de force, notre orc fut contraint par son inertie d’opter pour une solution risquée… Tel un shuriken, il balança de toutes ses forces sa Triphilearok sur la trajectoire de l’ennemi. Le collier de son grand-père devint le collier de l’infâme monstre… Oui, un véritable éclat de génie résonnait dans ce geste désespéré ; l’agresseur ayant vu sa tête se déloger de son corps quand la chaîne du fléau le précipita sur un rocher approximativement circulaire. Et comme si assez de sang n’avait pas été versé, quelques pixels supplémentaires floquèrent sur l’enfant. Elle cria de sa petite voix timorée… Le cœur d’Aaron crut alors explosé.
De quoi ? Ca, lui-même ne le saura jamais.
Il prit délicatement, une attitude qu’il n’adoptait que rarement, le nourrisson sous son bras, prenant soin de le tenir suffisamment serré pour ne pas qu’il ne tombe, mais pas trop non plus… Aaron ne voulait pas écraser cette chose minuscule d’une simple pression inopinée.
Pendant des heures, il rechercha une trace de vie étrangère… Mais finit par abandonner. Encore une chose qui n’était pas vraiment dans son habitude. Lui qui détestait l’échec car en mesure de triompher de tous les obstacles, il jeta l’éponge et savoura sa défaite en berçant le bébé sur le chemin du retour…
Ses vêtements en lambeaux, son visage harassé et déchiqueté, Aaron arriva finalement au campement. Même physiquement détruit, il ne confia l’enfant à personne… Et s’en occupa comme si c’était le sien. Il lui donna même un nom : Cylia. Inévitablement, il s’attacha à elle plus qu’un simple étranger n’aurait du le faire…
Mais malheureusement, le père de cette enfant la recherchait activement et d’un œil consterné, Aaron le vit arriver au village, déterminé à obtenir des informations sur sa fille. De loin, il lut la tristesse sur sa face d’elfe désemparée… Le voyant souffrir, Aaron s’apprêtait à se résigner quand…


« Pa..Pa..Papa ?

Si son cœur s’était déchiré lors de son premier cri, les morceaux de ce dernier se rassemblèrent à ce mot, à ce tout premier mot… Aaron se plongea dans ses yeux noisette, sans doute un présent génétique de sa mère… Des yeux d’enfants, avides de savoir et ronds comme des oranges… Un teint de peau lumineux…
Lui papa ?


« … Moi papa ?

Lui père… L’orc n’y avait jamais songé. Mais après tout, c’était les enfants qui reconnaissaient leurs parents, l’inverse n’étant qu’un souci administratif.
Aaron sut ce qu’il lui restait à faire. Il l’accueillit dans la plus grande discrétion, prenant garde que personne soit au courant de sa venue, l’interceptant à l’entrée du village. Puis grâce à sa large corpulence, l’orc n’eut aucun mal à masquer la présence de l’elfe aux quelques rares passants… Et au prix de mille mensonges, Aaron vit le vrai père de sa fille s’en aller au loin…

… Puis revenir quinze années après. Entre-temps, le nom de la nouvelle Diagarth avait changé. Si on oublie son teint presque livide, sa beauté incomparable et le fait qu’elle chausse du cinq ans, elle était une orc accomplit. Mais Aaron, promu papa poule et objet de railleries récurrentes, voulut qu’elle conserve en elle un peu du patrimoine elfe. Jouant sur les mots, il l’a rebaptisa Orchidéa… ( L’orchidée étant une plante, une allégorie de la culture elfe, et son préfixe présumant son appartenance au peuple des orc. ) On lui diagnostiqua une existence lourde de solitude, une vie peuplée de méfiance et d’adversités en tout genre. Ce pronostic ne fut qu’un odieux préjugé, une ode à un racisme involontaire. Car Orchidéa faisait les quatre cents coups, était toujours fourrée dans les plans foireux et les délires débiles… Un comportement indigne d’un elfe, lui reprocha son vrai père, ceci avant qu’une branche d’or ne le réduise temporairement au silence… La jeune elfe déguerpit sur le champ, laissant derrière elle autant de larmes que de regrets. Et pour tout dire, le cœur d’Aaron se serra lui aussi… Quand tous lui reprochèrent cet enlèvement, chose qu’il n’avait jamais réfuté, son poing se serra également. Par respect pour son peuple, il déposa sa Triphilearok et fit taire les plus brailleurs… Le champ libre, Aaron partit à sa recherche.
Le comble… Autrefois, il avait erré de longues journées dans les steppes pour la refourguer à quiconque la voudrait. Et aujourd’hui, il la cherchait aussi minutieusement, défrichant le moindre arbuste, déboisant les rochers récalcitrants à son dessein, que l’on pourrait chercher un bijou perdu par mégarde. Oui, c’est ça. Il poursuivait un bijou, le sien ; celui qu’il avait poli de son amour pour le métamorphoser en joyau… Juste pourvu d’oreilles pointues et nanti d’un arôme plus sucré que celle de ses congénères. Aaron s'ancra à ce parfum d’elfe qui trahissait ses traces. Muni d’un espoir qui fanait au rythme des secondes, il s’arrêta subitement… La douce flagrance elfique voilait la puanteur des orc tel la Lune couvre le soleil un jour d’éclipse. Aaron crut mourir surplace… Cette petite cavité dans la montagne Kai’roc, cette embouchure strictement réservée aux plus aguerris, Orchidéa y était rentré. Aaron n’en était pas sûr à cent pour cent, mais si c’était le cas, sa fille s’égarerait très vite dans l’infinité de la montagne et de la mystification de ses dédales. Ces artères souterraines, comme on le lui avait raconté, renfermaient des pièges insoupçonnables et envoûtaient la vérité elle-même, la dissimulant sous des chapes d’illusion. Comme il se mordait les doigts… Aaron avait fait tarir cette source d’informations avec promptitude, croyant alors qu’il n’aurait jamais à y aller. Il s’était trompé.

Une fois à l’intérieur, Aaron regretta d’avoir répudié son fléau par pure question d’éthique. Ce qui ne l’empêcha pas de blasphémer ce silence taciturne de sa voix grave, psalmodiant des cris à faire trembler les entrailles du mont Kai’roc. Plus les boyaux de la montagne lui renvoyaient ses échos, plus il avait le sentiment qu’un deuxième monde vivait dans l’obscurité lancinante… Un monde où la désolation avait établit son joug, l’univers de la ruine. Dans un essor de lyrisme, l’orc assimila la longue impasse à la vie elle-même. Les nombreuses portes étaient les choix que chacun devait faire tôt ou tard. Des dilemmes qui déverrouillait une serrure et en clôturaient milles autres. La lumière de l’extérieur lui rappelait aussi ce fameux tunnel blanc dont les miraculés ne cessaient de rabâcher l’existence. Car sortir sans sa fille sur ses talons serait pire que la mort, Aaron franchit le seuil de l’embouchure la plus proche, hurlant le nom de sa fille une énième avant de s’engager dans une voie sans retour.
Devant lui, un œil bleu. Un paysage cyclopéen…
Une fosse sceptique, sans doute connue de ses ancêtres et de certains vieillards désireux d’enfermer quelques secrets dans leurs cercueils. Aaron se déchargea de ses vêtements et fit une jolie boule avec… Comme ses gamins qui se jettent des pierres, il catapulta l’empaquetage sur l’autre rive. Mais sa surestime le rattrapa ; la sphère d’habits se frictionna au plafond et le tas se scinda en une averse de tissu. Agacé, il se précipita dans l’eau d’un plongeon maladroit. Mais l’entité azur ne put stopper sa chute. Le froid ayant mordu son échine, le paralysait comme une vipère assiège sa prise…Par une débâcle sous-jacente d’une lutte contre la noyade, Aaron affronta ce serpent de glace et parvient à se libérer suffisamment de son emprise pour faire le plein en oxygène. Se débattant pour ne pas se faire avaler par les tréfonds de cette nappe phréatique, sa main se posa sur l’un de ses habits… L’orc, aussi piètre nageur qu’un handicapé moteur, ne put qu’observer le chemin de croix qu’il lui faudrait entreprendre pour ne pas être engloutit. D’une ardeur mitigée, il fouetta la surface opaque de ses jambes pour se réveiller de ce cauchemar aqueux… De cette impulsion, il repartit fébrilement, usant de ses haillons comme balises. Son avancée était synonyme de torture pour les soubassements de son être, qui hurlaient au viol tant les désagréments qu’il s’affligeait sonnaient comme inhumain… Et parvenu à la lisière de ses forces, l’orc sentit son corps s’engourdir pour de bon. Aaron s’époumona alors pour échapper à la mort qui nageait derrière lui et posa finalement ses coudes fatigués sur les graviers pointus du littoral… Quand son corps se revigora, il crut naître une deuxième fois tant ses poumons le brûlaient. Mais une pensée lui réchauffa le cœur… Orchidéa, aussi douée soit-elle, n’aurait pu franchir un tel obstacle et il ne l’avait pas rencontré dans ce néant abyssal. Aaron ne doutait pas de son sort.

Durant ce marathon aquatique, il avait pris la peine de ramasser quelques vétustes accoutrements. Un pantalon mouillé lui rendant un peu de dignité, Aaron poursuivit sa route… Se dressait majestueusement à ses devants une myriade de cristaux aiguisés comme des rasoirs. Aaron en effleura un d’un doigt timide. Dans ce silence de marbre se fit entendre un bruit minuscule… Une paillette de sang s’achoppa contre le sol, suivi d’une ribambelle de gouttes rubicondes : les vomissements de l’index d’Aaron…


« Impossible de passer sans être réduit à un état moléculaire. Que faire ?

S’enfuir…
Mais s’enfuir était absurde dans l’expectative où sa fille déambulerait dans l’une de ces salles. Aaron attrapa le premier caillou qui lui passa sous la main et l’expédia dans ces guirlandes argentées. Comprenant que ce rempart n’en était pas un, il ferma les yeux, et s'engouffra dans cette carrière d’étoiles… Il ressentit une vive douleur, les galets de granites qui égratignaient son bras droit. Il était au sol. Aaron ouvrit les yeux sur cette ouverture béante où les fougères de cactus avaient élu domicile. Rien. Pas même l’ombre d’un rocher calfeutrant le passage… Et sur son doigt, le sang coulait encore. Ainsi s’engagea son combat contre la vérité…

Enfant, Aaron s’était intéressé à la magie. Jamais il ne voulut la comprendre, considérant que le secret était prépondérant dans ce monde d’illusions. Mais à cet instant présent, l’orc voulu comprendre ; la passion de la vérité l’avait enivré et l’obsédait… Trois heures à marcher et il était là, planté devant les fougères de cactus. Comme s’il venait de tourner en rond, alors que les parois abruptes traçaient une avenue rectiligne, sans virage. Déterminé à savoir comment cela était possible, Aaron franchit le pallier végétal et chercha activement son sang qui, à cause d’une feuille à crocs, fut versé sur ce sol ocre. Et l’absence de cette goutte symbolisa sa démence… Du moins, jusqu’à qu’il sente un flocon humide sur ses cheveux noirs. C’était son sang. C’était le sien qui transpirait du plafond… Les yeux d’Aaron s’élancèrent alors vers le haut, se figèrent et s’en allèrent vers le bas en signe d’incrédulité. Etait peint un tableau de lui, une copie conforme qui semblait blessé aux abdominaux ; une large découpure se profilant le long de son corps.. blanc comme neige ?! Aaron se gifla très violemment avant de mirer à nouveau la peinture… Plus aucun doute. C’était l’elfe. Le véritable père de sa fille qui surprenait son corps pourfendu de bas en haut. De ce phantasme émanait une odeur pénible comme le souffre et agréable comme la rose. La vérité ne présageait rien de bon ; cette peinture lui rappelant qu’Orchidéa ne pourrait avoir qu’un seul père…
Puis des cris, des cris et encore des cris… Tous ses souvenirs cherchaient à s’évader du doux pénitencier qu’était son esprit.
Aaron s’effondra.
Ses désirs, même ceux auxquels il avait clandestinement aspiré, se confondaient avec ses souvenirs. Embarqués dans la spirale de la confusion, ils ne pouvaient plus réfléchir. En passant du gamin téméraire au vieux loup à la barbe de neige, des dizaines d’Aaron harcelaient le vrai, celui qui ne savait plus lequel il était… Tel une chorale désynchronisée, petits et grands lui criaient : Pourquoi ?
Devenu fou, Aaron conservait néanmoins une bribe d’entendement. Ces questions étaient de l’ordre de la culpabilité, qu’il parvenait à néantiser jusqu’à lors, et demandaient une réponse valable. Les voix bourdonnant en canon, l’assourdissaient de la pire manière qu’il soit. Faire taire les autres fut chose aisée… Mais faire taire sa conscience après une vie entière de mutisme ? Il fit face à ses erreurs et héla d’un tonème grave et dramatique :


« Parce que !!

Aaron n’avait pas de réponse satisfaisante à fournir à ses clones illusoires. Car ses actes n’avaient de sens que pour lui-même…Or, ce torrent de demandes étaient suscité par une première interrogation : qu’est-ce les autres pourraient penser de ses erreurs ? Sans doute était-il trop avare de confession intime et pas assez à l’écoute des siens ; une chose à laquelle il se jura de remédier.

Désormais seul dans la pièce, Aaron respira un grand coup.
Enfin la folie n’était plus, démurée de son esprit grâce au fait qu’il ait débusqué l’objet de ses tourments. Etrangement décontracté, Aaron remit le pied à l’étrier et s’aventura encore plus loin dans l’estomac de la montagne. Ce fut une ballade de santé ; quelques monstres ayant projeté de l’attaquer mais s’étant heurté à la fermeté de ses qualités martiales. Et pour tout dire, l’orc commençait à y prendre goût.


« Sentir les os pétiller sous ma paume, quelle douce mélodie. » se disait-il.

Ses instinct primaires prenant peu à peu le dessus, Aaron dépeçait les créatures les plus comestibles et les dégustait pour se rassasier. A ce moment précis, trouver sa fille était le cadet de ses soucis. Il n’était plus qu’une brute, un barbare sans foi ni lois…
Un orc dont les yeux étaient enrobés de stries rouges, dont l’ossature semblait prétendre à la liberté. Un orc dont les veines étaient souillées par le sang du Berseker comme les artères montagneuses étaient infectées de myste…

Dans le firmament de roche, un arc cracha subrepticement une flèche malicieuse. Elle s’écrasa sur l’orc tel un marteau frappe son burin…
Et dans l’obscurité, que seule la magie elfique semblait prétendre à défier, des rayures d’ambre se répercutaient sur les rocs comme un écho infini… Le père d’Orchidéa, le vrai.
Celui-ci tenait une épée dont sa poigne n’assurait pas la lourdeur. Sa main grelottait et sa respiration se faisait ample. Aaron se leva, ôta la brindille de sa peau verte, puis d’une démarche lourde et pour le moins intimidante, il marcha en direction de l’elfe…
Les deux hommes n’échangèrent pas un mot. Tous deux hésitaient entre prendre la parole et prendre les armes. Le visage d’Aaron se délia enfin de ses fossiles de colères, de la rage qui l’imprégnait d’une aura indélébile. Mais cela demeurait insuffisant… Si la venue d’un être vivant l’avait adouci, l’arrivé de celui qu’il maudissait ne fit que relever son courroux. C’était lui qui voulait excommunier sa fille des siens, lui qui se rendait coupable de sa fugue.
Ses membres se crispèrent, sa conscience se perdit dans le néant de la véhémence. Aaron se rua sur l’elfe dont les simples compétences martiales se révélèrent parfaitement inutile… Quant à cette épée, elle se comprima dans la main du géant vert comme un enfant s’amuse à écraser les insectes, comme la foudre transperce les nuages. Néanmoins, sous les chaussures de ces criminels enfantins subsistent toujours des restes de leurs victimes. Des bris d’aciers se baladaient le long de la paume d’Aaron qui, comme ces enfants ayant appris qu’il était mal de massacrer ses insignifiantes bestioles, réappris le sens de la douleur. Souffrir prouvait qu’il était encore vivant. Et le fait de ressentir cette souffrance le conduisait sur le chemin de la réalité… Alors que la lumière de la vérité semblait de nouveau l’accaparer, celle de l’elfe n’était plus. Sa magie éteinte comme l’était sa vie. Aaron effleura le cadavre du bout des doigts. Oui, ce cadavre était mort. Aaron n’hallucinait pas, bien qu’il ait souhaité le contraire…

Sur le chemin du retour, l’orc, désormais sourd aux tentations de la montagne et insensible aux irrépressibles envies de carnage, eut à triompher de nombreux obstacles. Des épreuves physiques qu’il s’obligea à renouveler quand une quelconque forme d’appréhension s’immisçait.
Aaron savait pertinemment qu’un changement s’était opéré en lui. D’un naturel vif et téméraire, il se surprenait à réfléchir avant d’agir. De plus, le fourvoiement oculaire lui avait permis d’acquérir le pouvoir de déceler la vérité sans douter. Que cela soit empiriquement ou encore moralement, c’est avec une carrure de sage qu’Aaron retourna à la lumière.


« Papa !! lui-cria une petite voix fluette.

Aaron serra longuement sa fille dans ses bras, ceci avant qu’ils fassent honneur de leurs présences aux mines inquiétées des villageois. La curiosité devint un effet de mode dès leurs retours…
Le récit d’Orchidéa fut bref et sans grandes lignes épiques. Quant à son père adoptif, il aborda tous les détails de son épopée au pays du mensonge. Pour tout dire, il avait plutôt bien imprimé les mœurs de cette lointaine contrée, puisqu’il oublia de mentionner un passage important de ses éphémérides… Cette ellipse se voulait insignifiante pour les orcs qui buvaient ses paroles comme l’on boirait celle d’un oracle. Ils félicitèrent Aaron de son exploit qui consacra de bon cœur ce moment à lui-même. En revanche, une fois l’euphorie surannée, Orchidéa se posa des questions sur son vrai père… Et au bout d’une semaine, son espoir de le voir revenir ayant fané au rythme de sa bonne humeur, elle décida de partir à sa recherche. Elle prépara donc un vétuste balluchon dans lequel des tas de babioles s’agglutinaient.
Orchidéa étant une orc à part entière, un moral de fer et une détermination d’airain, son père se résolut à la laisser partir car il ne pouvait faire autrement… Certes, il pouvait éventuellement lui confesser qu’il avait la mort de son père biologique sur la conscience. Mais cela serait comme déchirer les liens parentaux, ce filon d’affection qui ne se retrouvait jamais à sec. Puisqu’il l’a perdrait quoi qu’il arrive, autant qu’elle emporte l’amour du seul père qui lui restait…

Le soir de son départ, Aaron se mit à hanter la caverne montagneuse en quête de ce malencontreux accident. Immunisé, Aaron s’ennuya ferme durant cette intrépide recherche. Ce qui lui laissa le temps de réfléchir à son geste, seul avec lui-même dans ces artères ténébreuses à souhait et drapées d’un noir glacial…
Sur ce parterre rugueux, une chose molle se fit sentir.
Pris d’une angoisse insoutenable, il abaissa le flambeau sur lequel une flamme jaune se dandinait… Et une larme perla sur sa joue. Etait étendu un corps inanimé duquel les yeux exprimaient la peur de mourir, où les bouclettes couleur soleils cachaient un crâne ratatiné de la main d’un monstre… L’exemple concret de ce qui faisait la joie et la fierté de son peuple.
Aaron enterra l’elfe pour que ce dernier retourne à la terre… Puis, il abandonna les lieux sans aucun embarras, comme pour ne pas s’éterniser sur la deuxième plus grande erreur de sa vie ; la première ayant été de recueillir Orchidéa.
Cette nuit-là, la Lune était le jumeau du cœur d’Aaron. L’astre n’était que croissant et Aaron se sentait incomplet, comme s’il avait perdu quelque chose à jamais… Il leva les yeux en adressant une pensée à ses proches dont les âmes s’étalaient sur la voûte céleste.
Sur le sol sableux, on discernait ses empreintes de pas qui trahissaient un aller-retour précipité. Et dans le ciel, le sommet de la montagne scindait la Lune en deux, ce qui panachaient la cime d’une paire de cornes équivoques…






Info importante: Je suis un double-compte... Petit indice? A mon arrivé sur le forum, j'en suis devenu la risée à cause d'une fiche quelque peu trop féerique... Rosalinda, l'ange aux ailes de papillon^^ Si avec ça vous n'avez pas trouvé...
Ah et ne vous attachez pas trop au nom de son arme... Je n'avais pas le droit d'utiliser l'original...

Rang souhaité: Du deuxième au quatrième rang

Comment avez-vous connu le forum: /

Source de l'avatar: Aucune idée...


Dernière édition par Aaron Diagarth le Sam 5 Mar - 23:52, édité 5 fois
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Tanhor Ullerdran
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MessageSujet: Re: Aaron Diagarth   Lun 31 Jan - 0:06

Bonjour bonjour =)!
Que dire... J'aime! Une écriture fort agréable (quand on est plongé dedans, ton histoire ne semble pas réellement longue tant on la lit avec plaisir et avidité ^^), une histoire et un personnage qui semblent largement réfléchis et exploités...
Je suis tombé sous le charme autant du personnage que de la fiche. Pour moi tu mérites largement le rang d'élite et pourrait même accéder au rang de chef d'élite si un détail non-négligeable ne te faisait défaut :
Citation :
Lames des Valkyries :
(Ceci n'est pas une technique mais un style de combat. Le Broyeur combat donc toujours de cette façon.)

Le Broyeur de Crâne maitrise un style de combat légendaire qui consiste à manier cinq épées en même temps. Cela semble toujours irréel de voir un Orc énorme se déplacer avec cinq lames lumineuses qui tournent en sifflant autour de lui. Le secret de cette technique est une vitesse bien au dessus de la moyenne et une incroyable dextérité.

C'est donc à toi de voir si le rang d'élite te convient ou si tu souhaites un peu modifier ta fiche pour accéder au rang de Broyeur de Crâne ^^.

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Aaron Diagarth
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MessageSujet: Re: Aaron Diagarth   Sam 5 Mar - 23:53

Ca y est ma fiche est enfin terminée. Désolé du retard.
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Tanhor Ullerdran
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MessageSujet: Re: Aaron Diagarth   Dim 6 Mar - 2:10

Eh bien... J'adore ce qui a été rajouté! Je pense même que, si tu es d'accord et si les admins le sont aussi, Orchidéa pourrait être un personnage à incarner?
Lorsque j'ai vu tes modifications, j'ai failli te dire de faire attention aux "gros pavés" quand tu seras en rp mais, une fois de plus, la seule chose que je me suis dit après avoir lu ton histoire, c'est : "C'est tout?! J'en veux encore! Je l'veux en rp, celui-là!", donc ce point n'est finalement pas si important (oui, je fais dans l'inutilité là xD).

Cependant, je reste sur ma décision précédente : je pense que tu feras un excellent Elite (voir même bien plus qu'excellent), et tu aurais même droit au rang d'élite si le problème de la compétence du broyeur de crânes était réglée (si tel est le cas, je ne l'ai pas vu et m'en excuse). Après, si cela ne colle pas au style d'Aaron, je comprends parfaitement. Mais je pense quand même que ce serait dommage et que tu as tout d'un excellent Broyeur de Crânes Very Happy !

Edit : et pour le retard, je pense que tu n'a pas à t'excuser. Tout le monde est un peu en retard en ce moment et ce qu'a amené ton retard m'a mis en joie! J'adore lire des fiches comme ça Wink

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Aaron Diagarth
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MessageSujet: Re: Aaron Diagarth   Dim 6 Mar - 19:11

Mais c'est que j'ai carrément une groopie xD!!
Non plus sérieusement merci car pour une fois qu'on se moque pas de moi sur ce forum^^ (oui oui je sais sortez les violons et tout le tralala^^)
Et quant à Orchidéa, si qqun veut s'en inspirer pour un nouveau perso, moi ça ne me dérangerait pas.
Pour Aaron, moi aussi je le veux en Broyeur de crânes et je pensais que seul le fait qu'il passe ces épreuves lui permettait de devenir chef d'élite. Car si j'ai seulement précisé que les villageois reconaissaient qu'Aaron avait accomplit un exploit, c'est justement pour dévelloper le point sur les Lames de Valkyries dans un futur Rp. (Rp qui aurait sans doute un rapport avec l'event lancé il ya peu.)
Bref. Dites moi ce qu'il faut que je rajoute et je le ferais au plus vite^^

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Tanhor Ullerdran
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MessageSujet: Re: Aaron Diagarth   Dim 6 Mar - 21:41

Ho mais j'assume parfaitement mon groupisme à ton égard x)!
Hmm... Vu comme ça, je suis pour t'accorder le rang! (à condition que ça n'arrive pas non plus dans deux décennies ^^)

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Ymir Danhaka
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MessageSujet: Re: Aaron Diagarth   Dim 6 Mar - 22:02

Idem pour moi, mais Tanhor a tellement bien travaillé qu'il ne reste plus grand chose à dire Wink.

Si tu parle des Lames dans ton premier Rp et que tu le postes avant demain 6h du mat, tu as le grade.



Non, sérieusement je suis entièrement pour ^^. Par contre, si tu pouvais mettre ton avatar en plus grand et te confectionner un bannière... Rapidement Wink


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Aaron Diagarth
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MessageSujet: Re: Aaron Diagarth   Lun 7 Mar - 0:48

Cool alors^^ Ce sera fait au plus vite^^'

PS: Ta petite blagounette Ymir m'a bien fait flipper...
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Balthazar
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MessageSujet: Re: Aaron Diagarth   Lun 7 Mar - 1:33

C'est toute la force du côté sombre cher petit Orc !

Je soutiens l'avis de mes deux compères, et remercie l'excellent job de Tanhor ! Wink

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Aaron Diagarth
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MessageSujet: Re: Aaron Diagarth   Lun 7 Mar - 20:31

Bon pour l'avatar, impossible de le mettre en plus grand. Pourquoi, je ne sais pas mais j'ai essayé pas mal de truc en vain. Pour la bannière, je m'y colle et si jamais je n'y arrive pas, j'irai demandez de l'aide dans la section prévue à cet effet...
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Aaron Diagarth
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MessageSujet: Re: Aaron Diagarth   Sam 12 Mar - 15:08

Ca y est j'ai fait ce qu'on m'avait demandé. Puis-je être validé?
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Tanhor Ullerdran
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MessageSujet: Re: Aaron Diagarth   Dim 13 Mar - 23:10

Hmm hmm... Merci pour tous ces compliments Very Happy
Et pour moi tu es déjà validé. Cependant seuls les administrateurs peuvent te mettre ta couleur...etc. Prend ton mal en patience, futur Broyeur de Crânes Wink

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Ymir Danhaka
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MessageSujet: Re: Aaron Diagarth   Lun 14 Mar - 1:58

Voilà grand guerrier Wink .



Bon Rp parmi nous ^^.

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Aaron Diagarth
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MessageSujet: Re: Aaron Diagarth   Lun 14 Mar - 23:27

Merci et au plaisir de te rencontrer un jour Ymir^^'
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MessageSujet: Re: Aaron Diagarth   

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Aaron Diagarth
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