Les Cendres d'Alésia

Découvrez un Royaume dévasté par la guerre où s'affrontent nombre de créatures fantastiques et sanguinaires. Créez votre destinée, ramenez la paix ou engendrez encore plus de chaos...
 
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 Clair-Obscur. (Suite) [Pv Pauline et Antinéa]

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Alexander De Sarkanta
Chevalier de Fer
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Date d'inscription : 03/09/2009

MessageSujet: Clair-Obscur. (Suite) [Pv Pauline et Antinéa]   Mer 16 Déc - 18:50

"Vos inquiétudes sont partagées, De Sarkanta. Pas par l'ensemble de notre ordre malheureusement, nombreux sont ceux qui n'y prêtent pas attention, tandis que d'autres encore clament ouvertement que tout cela n'est que délires d'illuminés. Cependant, moi et certain de mes confrères avons remarqué les mêmes étrangetés astronomiques. Des corps celestes inconnues qui apparaissent et disparaissent, des pluies d'étoiles...
Un confrère de l'observatoire jure même avoir admiré une aurore boréale durant précisément sept minutes, il y a un mois de cela.
Non, l'Archimage ne se préoccupe guère de la question pour le moment... Nous avons pour consigne de trouver des preuves solides et des théories concrètes avant de soumettre la question au Conseil, qui est bien occupé ces temps-ci avec la résurgence des tribus Ogres des montagnes.
Et il y a ces rumeurs de conflit en terres mortes... Un guerre chez les buveurs de sang. A votre tête, j'en conclu que l'Ordre de Fer n'est pas plus informé que nous là dessus. Qui sait ce qui arrive d'autre aux oreilles des Trois...

Quoi qu'il en soit, je vous tiendrais informé dès que j'aurai avancé dans mes recherche ou obtenu d'autres informations. j'ose espérer que vous ferez de même, Chevalier. Pour l'instant, la seule chose dont je sois certain, c'est que des évènements d'une incroyable importance vont probablement se produire d'ici peu. Des choses qui, comme vous l'imaginiez, pourraient avoir des conséquences terribles pour Fenrig, le Royaume et le monde entier.
Espérons que, le moment venu, nous soyons prêt à les affronter..."



C'est en ressassant ces lugubres paroles que j'attendais Pauline et sa compagne, assis à la table d'une terrasse. L'auberge-restaurant était situé dans les quartiers aisés de la cité, proche des murs du château. On pouvait le voir facilement d'ici, cet édifice cyclopéen qui formait le coeur du royaume de Fer. Il suffisait de lever la tête, et l'on voyait sa silhouette de géant s'étendre à des centaines de mètres vers la nuit, qu'il crevait de sa pâleur nacrée. La lune sur son océan d'étoiles reflétait une douce clarté sur l'immense vitrail de la façade, un assemblage d'acier et de verre de près de quarante mètres de diamètre qui narrait à travers ses fresques le destin de l'humanité depuis bien avant la chute d'Alésia. Un temps qui, songeais-je avec ironie, était certainement fugace au regard de l'âge du monde...
A la vue des lueurs du château, je replongeais malgré moi dans mes noires digressions. Tout ce qu'avait pu me dire Imérius n'avait fait que me plonger dans un abime de doutes plus profond encore que le précédant. Car j'avais moi aussi entendu parler de certaines choses que n'avait pas mentionné le vieux magicien...
Des récits terrifiés de paysans, aux abords de la Forêt d'Imbolt, des murmures à propos de légions silencieuses de bêtes marchant à la faveur de la nuit... Des ombres innombrables dont les crocs brillaient sous les rayons d'une lune gibbeuse...
Si j'étais capable de me faire une idée assez précise des créatures correspondants à ces descriptions, le terme de "légion" faisait se tordre mes tripes d'effroi. En regardant le ciel, et cet oeil blafard qui semblait me fixer de là haut, je ne pouvais m'empêcher d'être pris d'une angoisse paralysante. Une peur ancestrale.
Où pouvaient bien se rendre les bêtes de la nuit, si tant est qu'elles existent...?
Quel obscure et terrifiant appel avait bien pu retentir qui les fassent migrer, innombrables, aussi loin de leur territoire...?
Que se passait-il donc, aux confins de ce monde, qui fasse hurler les astres de peur et de douleur...


Je ne trouvais aucune réponse. Rien d'autre qu'un frisson puissant se répercutant dans mes os et mon âme...



Des bruits de pas claquants sur le pavé et les éclats de voix enjoués me'arrachèrent à mes tourments. Pauline et Antinéa, toutes deux vêtues avec la sobriété coutumière à ma soeur sans que cela enlève à leur charme juvénile. Au contraire, ces deux la n'avaient besoin d'aucune parure. Elle avancèrent côte à côte sous les lumières tamisés des lampions qui éclairaient la petite place et la terrasse d'une myriade de couleur. Elle vinrent directement à moi, notre nouvelle colocataire légèrement en retrait, les joue se parant d'une délicate teinte rosée lorsque je posait mes yeux de glace sur elle. Je me levais et rendais à ma soeur son franc sourire, sans réussir toutefois à l'égaler. Comme d'habitude, elle semblait au comble de la bonne humeur, et la voir ainsi rayonnante chassa définitivement l'orage de mon esprit.
Pour un moment tout au moins...
J'invitais les filles à prendre place d'un geste ample, me rassis à mon tour tout en observant distraitement la démarche guindé d'un serveur en approche.

"Alors, comment s'est passé votre journée demoiselles ? Pas de bagarre Pauline ? demandais-je, moqueur.

Vous désirer manger tout de suite ? Personnellement je commencerais par prendre un verre de votre meilleur boisson jeune maître, dis-je en me tournant vers le serveur avant qu'il ai pu ouvrir la bouche.
Avec les amuses-gueule que vous jugerez bon de nous servir, bien entendu.
Et vous, Pauline, Antinéa ?

Vous êtes magnifiques toutes les deux,"
ajoutais-je en regardant de nouveau la nouvelle-venue.

Il me plaisait de jauger ses réactions...
Je l'avoues.
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Pauline De Sarkanta
Chevalier de Fer
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MessageSujet: Re: Clair-Obscur. (Suite) [Pv Pauline et Antinéa]   Mer 30 Déc - 13:07

Une fois Alexander et son sourire gelé partis, Pauline tourna son visage fin et joyeux vers Antinéa.

" Je sais, un peu froid, un peu étrange. Mais il est très gentil au fond, simplement les premiers abords sont parfois un peu difficiles à appréhender ! "

Elle lui offrit un sourire franc et encourageant, avant de se lever d'un bond et de commencer à débarasser la table. Une fois cela fait (cela très vitefait), Pauline revint en sautillant vers Antinéa, l'air malicieux et impatient.

"Que dirais-tu de nous faire belles pendant toute l'après-midi ? Hihi, suis-moi !"

Sans vraiment lui laisser le choix, elle attrapa son amie par le poignet et l'entraîna à sa suite dans le couloir, le vestibule puis l'escalier. En haut de l'escalier, elle tourna à droite et entra en trombe dans une pièce qui, sous les amoncellements de vêtements et, moins habituelles, d'armes, se révélait être une chambre. Une armoire dans un bois très clair sur la gauche, aux portes ornées d'éclats de miroir et de fines gravures entrelacées ; derrière celle-ci, un grand lit à baldaquin qui paraissait être la seule chose rangée dans la salle ; contre le mur de droite, une coiffeuse à plusieurs tiroirs, dans le même bois clair et détaillé que celui de l'armoire. A gauche de cette coiffeuse où s'étalaient brosses, lacets de cuir, de soie et de satin et autres barettes ornementées, se trouvait le plus impressionnant de toute la pièce. Une nouvelle armoire, aux portes entièrement vitrées, qui laissaient voir... Une armure de plaques lourde, trônant sur son porte-armure. Elle était forgée d'acier et d'autres métaux mêlés moins aisés à découvrir. Malgré la taille et la poids qu'elle devait peser, elle était, indubitablement, aux dimensions de Pauline.

Celle-ci était en train de pousser du pied les habits éparpillés çà et là pour laisser un passage à son amie et elle. Elle l'entraina vers une porte invisible de l'entrée, qui se trouvait derrière le lit, et l'ouvrit. Celle-ci donnait sur une petite salle de bain, qui ne contenait en fait qu'un miroir en pied et une baignoire déjà remplie, fumante.

" Alexander a pour coutume de me remplir un bain lorsque je pars m'entrainer, ainsi, je peux me laver dès mon retour ! Néanmoins, pour cette fois je veux bien te céder mon bain, tu en as plus besoin que moi !"

Elle lui fit un clin d'oeil et la poussa gentiment à l'intérieur, refermant la porte derrière elle.

"Je t'attends dans ma chambre !"

Pauline attendit tranquilement qu'Antinéa sorte du bain en coiffant ses cheveux. Une fois que son amie fut sortie de la salle de bain, propre et belle comme une rose malgré les reflets d'amertume et d'incertitude qui peuplaient ses yeux.
Elles passèrent l'après-midi à discuter de choses et d'autres, Pauline évitant soigneusement les moindres sujets qui auraient pu déplaire à Antinéa, à essayer les vêtements de la jeune femme et à se coiffer.

Lorsque le soleil commença à décliner, elles se mirent plus sérieusement à se préparer pour la soirée. De l'extérieur, elles paraissaient de vieilles amies adolescentes s'amusant avec les parures de leurs mères. Pauline tressa ses cheveux en deux nattes cascadant sur ses épaules, et passa une robe ample et légère, de soie bleue-argentée. Pour Antinéa, elle proposa une robe en satin rouge sombre qui soulignait le feu de sa chevelure, et lui offrit -de force- une broche surmontée d'une rose qu'elle plaça entre les mèches gracieusement rebelles de son amie. Elle dénicha les chaussures assorties et les enfila, faisant de même pour son amie.
Ainsi parées, et complimentant Antinéa sur sa beauté pour lui donner du courage, elles gagnèrent les rues, à présent éclairées par des lampions multicolores.

Une dizaine de minutes plus tard, elles arrivaient au luxueux restaurant où les attendait un Alexander encore plus élégant et distingué qu’à l’accoutumée. Pauline jugea en silence l’expression de son frère à l’apparition d’Antinéa, et fit mine de ne pas remarquer le regard qu’il lui portait. La pseudo naïveté qu’elle cultivait depuis maintenant de nombreuses années finissait toujours par avoir des conséquences utiles ; ici, par exemple.
Alexander fit résonner sa voix suave sur les pavés de la cour intérieur du restaurant :

« Alors, comment s'est passé votre journée demoiselles ? Pas de bagarre Pauline ?
- Non, pourquoi y aurait-il eu ? »répliqua-t-elle innocemment.

« Vous désirer manger tout de suite ? Personnellement je commencerais par prendre un verre de votre meilleur boisson, jeune maître.
Avec les amuse-gueule que vous jugerez bon de nous servir, bien entendu.
Et vous, Pauline, Antinéa ?

Vous êtes magnifiques toutes les deux, »


Jugeant préférable une fois de plus de ne pas relever la remarque et de faire la jeune écervelée –bien que les regards incessants de son frère vers son amie commençaient quelque peu à échauffer ses nerfs- Pauline se contenta d’asséner une petite tape dans l’épaule Alexander en riant. Elle s’assit brutalement en poussant un long soupir de plaisir, l’air exténué d’avoir parcouru les quelques mètres qui séparaient la maison du lieu de rendez-vous. Ses minces talons claquèrent sur la pierre, alors qu’un regard espiègle et un sourire joueur étaient lancés vers le Chevalier de Fer. Sans quitter des yeux son frère, Pauline s’adressa au serveur.

« La même chose, en espérant que votre meilleure boisson soit bien alcoolisée ! »

Puis elle partit d’un grand rire cristallin. Le serveur finit de noter la commande d’Antinéa et disparut dans le bâtiment. La jeune fille venait de lancer un duel, ni verbal, ni physique, à son frère. C’était un duel complètement idiot, digne d’adolescents assoiffés de montrer leur assurance. Néanmoins, c’était quelque chose qu’ils faisaient encore très souvent, et qui se soldait presque toujours par ce résultat : Pauline et Alexander ivres morts, riant de tout sans ne plus rien comprendre.

Enfin seuls, Pauline ôta ses escarpins et s’assit dans une position étrange –plus ou moins en tailleur- sur la large chaise doublée de velours.

« C’est pas mal ici, j’espère que c’est bon. Ce qu’on a fait cet après-midi ? Plein de choses, tu sais, les filles quoi. » Gigantesque sourire. « Et toi ? »
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Antinéa Kieffer
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MessageSujet: Re: Clair-Obscur. (Suite) [Pv Pauline et Antinéa]   Lun 4 Jan - 21:13

Bonne idée, bonne idée … Antinéa avait acquiescé plus par politesse que par plaisir. Se retrouver coincée avec Alexander toute une soirée ne l’enchantait guère. De plus, leur complicité, sincère et vraie lui faisait mal au cœur. Pourquoi n’avait-elle jamais connu ça elle ? Etait-elle trop solitaire dans sa tête ou sa mise à l’écart du monde par sa mère était-il la seule responsable ? Finalement, Alexander sortit sans un bruit, un sourire qui donna des frissons à Antinéa. Cet homme la troublait au plus au point et sa dernière mésaventure ne l’aidait pas. Enfin, le bruit de ses pas finit de raisonner sur les pavés. Il était partis cette fois … Elle resta seule avec Pauline. Antinéa poussa un soupir de soulagement, comme si elle venait de retenir sa respiration pendant toute la durée où Alexander avait été là. Epuisée comme un coureur, Antinéa se tritura les mains, nerveuse. Heureusement que Pauline pris les choses en main pour leur journée …

"Que dirais-tu de nous faire belles pendant toute l'après-midi ? Hihi, suis-moi !"

La jeune fille hocha la tête d’un air hébété avant d’être entraîné par la jeune femme blonde. Pauline avait un air décidé et Antinéa ne voulait pas la décevoir, alors elle lui suivit, même si elle était extrêmement mal à l’aise d’empiéter sur leur territoire. La chevalière la fit entrer dans sa chambre. Le sol était jonché d’affaire, comme si une tornade était passée par là. Pauline écarta les habits et autres babioles du pied, leur créant un passage au milieu du capharnaüm. Le lit à baldaquin trônait fièrement derrière une armoire pleine. C’était sans doute la plus belle chambre qu’Antinéa n’ait jamais vu. Elle ouvrait grands les yeux, oubliant momentanément sa gêne et Alexander. C’était par contre la coiffeuse qui attirait le plus le regard de la jeune fille : les bijoux, les brosses ou barrettes et les nombreux tiroirs qui devaient renfermer de nombreux trésors. Les yeux d’Antinéa s’illuminèrent. Elle aimait bien être coquette, comme toutes les filles, mais dans la ferme de sa mère, elle n’avait jamais pu mettre en pratique se que les jeunes filles de son âge faisait. Pour elle, il n’y avait que le travail dans les champs, puiser de l’eau, nourrir les animaux … Et l’apprentissage de la magie durant ces dernières années.

Alors qu’elle détaillait des yeux la chambre de Pauline, cette dernière ouvrit une porte, qu’Antinéa n’aurait jamais vu toute seule. Un miroir aussi haut que la jeune magicienne et un baquet fumant remplissait la petite pièce. Et avant qu’elle ne puisse dire ouf, Antinéa était seule dans la salle de bain, avec pour mission de se prélasser dans le bain si gracieusement offert par Pauline …

*Qu’est-ce qu’elle est gentille … Comment pourrais-je un jour la remercier ?*

Elle fit tomber la tunique que Pauline lui avait dénichée ce matin même dans la caserne et entra prudemment dans l’eau bien chaude. Elle s’assit dans le baquet de moi, laissant son corps s’adapter à l’eau brulante. Enfin, elle était dans l’eau … Même sa crinière de feu finit dans l’eau chaude. Un pur bonheur ! C’était la première fois qu’elle pouvait se permettre ça. Tout à coup, un malaise s’empara de la jeune fille. Si elle pouvait justement se permettre ça, c’était justement parce que sa mère était morte ! Elle se redressa dans le baquet, nue comme un ver. L’air frais lui piqua la peau rapidement, mais elle s’en fichait. Son cœur cogna contre ses côtés, douloureusement. Si elle avait réagis plus vite … Si elle était rentrée et qu’elle n’avait pas écouté ce serpent, sa mère serait vivante. Et elle n’aurait pas le luxe de prendre un bain chez une gentille chevalière, qui l’avait ramassé dans la rue. Elle pensait qu’elle ne méritait pas tout ça … Elle avait été une méchante fille … La folie continua de lui murmurer des horreurs. Des larmes roulèrent sur ces joues.

*Non ! Je ne suis pas méchante ! Si j’avais pu sauver ma mère, je l’aurais fait ! Je ne suis pas arrivé à temps … C’est la faute à Fyrrus ! Pas la mienne !*

Antinéa essuya ses larmes d’un geste rageur et se remit dans l’eau qui refroidissait. Toujours un peu crispée, la jeune fille rousse ne profita pas à fond de son bain chaud. Elle sortit vite fait. Ses vieux démons la hanteraient toujours … Elle s’habilla vite fait, et retourna dans la chambre. Pendant son bain, Pauline avait brossé ses superbes cheveux blonds. Elle était déjà très belle avant, mais maintenant, ils avaient un éclat sans pareil, faisant ressortir la douceur de ces yeux bleus. Antinéa vint s’assoir près d’elle. Elles essayèrent plein de tenu et Pauline coiffa les cheveux emmêlés de la jeune fille, qui se laissa faire. Elles parlèrent de tout et de rien et Antinéa se prêta de bonne grâce au jeu. Enfin, elle était femme …

En soirée, les choses sérieuses commencèrent : il fallait la bonne robe, la bonne coiffure et les bonnes chaussures. Une affaire ultra sérieuse aux yeux de Pauline, se qui amusa la jeune fille qui l’accompagnait. Elles allaient rejoindre Alexander, le frère de Pauline, mais cette dernière voulait être la plus belle, même pour lui. La robe rouge qu’elle avait dénichée à Antinéa la ravissait. C’était aussi la première fois qu’elle portait ce genre de chose. Mais cela n’avait rien à voir avec la robe de soie bleu-argenté de Pauline : la robe s’accordait parfaitement aux courbes voluptueuses de la chevalière. Antinéa ne put que soupirer de désir. Elle était trop maigrichonne pour sa part et elle le savait. Pauline passa une broche dans ses cheveux, malgré les protestations de la jeune rousse. Après avoir enfilé les chaussures assorties au reste, les deux jeunes femmes sortirent pour voir les lumières de toutes les couleurs des lampions. Antinéa commença à appréhender sa nouvelle rencontre avec Alexander …

Le restaurant, luxueux à souhait, était paré de mille nuances de couleur. Pauline entraîna Antinéa jusque dans la cours intérieure, où Alexander était déjà assis. Dès qu’il posa son regard glacé sur elle, Antinéa sentit la température monter d’un cran. Elle faillit porter ses mains jusqu’à ses joues pour les refroidir, mais se retint à temps. Elle marmonna un vague bonjour avant de s’installer près de Pauline, comme une petite chatte qui à peur de l’eau. Sauf que là, l’eau avait pris l’apparence d’un jeune homme avec des yeux de glace et une attitude étrange. Les deux Sarkanta discutèrent tranquillement. Pourtant, Antinéa put sentir la supercherie de Pauline. Que voulait-elle dissimuler à son frère ? Et surtout, comment pouvait-elle le sentir ? Ces pouvoirs se réveillaient-ils à nouveau ? Pourtant, elle n’en voulait plus : ils n’avaient apporté que le malheur dans sa vie ! La jeune fille sursauta dès qu’Alexander leur dit :

-Vous êtes magnifiques toutes les deux

Antinéa plongea la tête vers la table au compliment. La température avait encore augmenté d’un cran pour elle. Heureusement, se fut Pauline qui continua la conversation comme si de rien n’était. Elle devait avoir l’habitude, elle. Par contre, le serveur se tourna rapidement vers elle. Elle commanda du bout des lèvres un simple verre d’eau plate. Le serveur releva un sourcil fort intrigué ou déçu, Antinéa ne savait pas trop mais il nota la commande et repartit chercher leur commande. Finalement intriguée par se qui se trouvait autour d’elle, elle releva la tête après avoir respiré plusieurs fois pour chasser cette désagréable impression de suffoquer. Le restaurant était très cossu : des chaises de velours, une cours intérieure aussi vaste que le restaurant en intérieur, des murs de couleurs vives.

« C’est pas mal ici, j’espère que c’est bon. Ce qu’on a fait cet après-midi ? Plein de choses, tu sais, les filles quoi. Et toi ? »

Antinéa ne pouvait qu’approuver les paroles de Pauline. Elle hocha la tête pour approuver, sans ouvrir la bouche. Elle en aurait été incapable de toute façon. Raide comme un piquet sur sa chaise, elle joua un instant avec le tissu de sa robe. Le serveur revint avec un plateau et trois verres : les deux verres d’alcool des chevaliers et un grand verre d’eau pour Antinéa. Elle lâcha donc sa robe pour prendre son verre, mais le garda sur la table, jouant avec ses fines mains sur le verre froid. Le serveur repartit encore une fois à d’autre commande. Mais Antinéa savait qu’il reviendrait très vite. Elle s’abima dans la contemplation de son verre, laissant les deux "grands" faire la conversation. De toute façon, elle était bien trop intimidée par Alexander pour oser dire quoique se soit.
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Alexander De Sarkanta
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MessageSujet: Re: Clair-Obscur. (Suite) [Pv Pauline et Antinéa]   Mer 3 Fév - 22:56

" La même chose, en espérant que votre meilleure boisson soit bien alcoolisée ! "

Hum, hum... Et voilà que ma chère sœur venait d'engager les hostilité, officieusement bien entendu. La boisson "bien alcoolisée" demandée dans chaque bar, taverne, restaurant, signifiait invariablement l'ouverture d'un duel de beuverie, dont l'issue était -bien souvent- déplorable. Je nous imaginais tous les deux, ivres-morts, riant aux éclats sans raison jusqu'à ce que l'un de nous tombe de sa chaise et se fasse tant bien que mal ramener à la maison par l'autre. C'était probablement l'une des raisons pour lesquelles le milieu de la restauration craignait nos visites. Cependant, conscients de nos finances tout à fait respectables, nous étions tout de même tolérés et traités avec une amusante déférence. Le serveur lorgnait Pauline avec une méfiance apparente, celle-ci installée d'une façon peu commune sur sa chaise, jetant des regards intéressés au décor.

"C’est pas mal ici, j’espère que c’est bon. Ce qu’on a fait cet après-midi ? Plein de choses, tu sais, les filles quoi. Et toi ? "

-Je suis allé voir mon ami Imérius. Je te raconterais ça en détail un peu plus tard, je ne voudrais pas m'engager dans une discussion indigeste en présence de demoiselle Antinéa.
Disons simplement qu'il a confirmé certaines de mes théories.
Il est probable que j'en informe le Trèfle sous peu. Je suis convaincu que l'Ordre de Fer peut prendre une longueur d'avance sur les mages grâce à certaine de mes recherches, ce qui nous accréditerait plus encore auprès du Conseil. C'est presque malheureux à dire, mais même lorsqu'il s'agit d'affaires concernant la sauvegarde du royaume, nos deux factions sont toujours en concurrence...
Enfin, je m'égare.
Je suis également allé récupérer mon armure chez maître Ferador ; il a fait de l'excellent travail un fois de plus, le plastron est comme neuf. Mais cela m'apprendra à tourner le dos à un Troll prétendu mort. Ces créatures sont vraiment très difficiles à abattre, qu'en penses-tu ma sœur ? J'ai cru comprendre que ton détachement avait fait des merveilles lors du raid la semaine dernière."


J'adressais quelques regards à la jeune demoiselle silencieuse qui semblait vouloir demeurer aussi effacée que possible. j'avais pour but d'en apprendre un peu plus sur elle durant cette soirée, sans pour autant déplaire à Pauline, dont les regards lumineux me paraissaient particulièrement scrutateurs. Je sentais qu'elle était à l'affut de quelques chose, peut-être une attitude déviante de ma part envers Antinéa. Si tel était le cas, certaines rumeurs l'avaient certainement atteinte... Je ne comptais certainement pas lui donner des raisons de me reprocher quoi que ce fut, mes yeux ne trahissant aucune des fugitives et sombres pensées qui me traversaient l'esprit.
Car force était de reconnaître que la jeune amie de ma sœur était réellement séduisante dans ses nouveaux vêtements. Sa timidité lui conférait un charme proprement délicieux, un de ceux qui me donnait envie d'entreprendre un savant numéro de séduction, une symphonie de subtils et envoutants mensonges dont la conclusion m'apporterait une satisfaction non négligeable... Ce qui, bien malheureusement, ne serait probablement pas le cas pour la douce dame. Rares étaient les femmes qui appréciaient les plaisirs de la chairs tels que je les concevaient...
Je chassais quelques sympathiques souvenirs d'un hochement de tête, regardais Pauline droit dans les yeux, avant de porter le verre rempli à mes lèvres et de le descendre d'un trait sans sourciller. Je le reposais avec délicatesse sur la table, sourcil levé et sourire de loup à l'appui.

"En tout cas le ciel est magnifique ce soir. Qu'en dites-vous gentes dames ?"

Je me tournais vers Antinéa, empêchant tant bien que mal mon regard de s'aventurer ailleurs que sur son visage.

"Comment allez-vous demoiselle, notre cité vous plait-elle ? Nous aurons certainement de multiples occasions de vous en faire découvrirent les nombreux charmes si tant est que vous en éprouviez le désir.
Il se trouve que, tandis que vous pouvez désormais vous faire une première idée de nos personnes, ma soeur et moi-même ignorons presque tout de vous. Peut-être avez-vous déjà eu le temps et l'inspiration d'informer Pauline, mais je reste quant à moi curieux de savoir à qui j'ai affaire. Après tout, la moindre des choses que vous puissiez faire pour nous remerciez de vous accueillir chez nous me parait être de nous renseigner sur votre identité.
Je vous en prie, ne soyez pas intimidée par nos manières parfois directes et ne craignez pas les questions qui vous sembleraient inconvenantes en d'autres occasions. Les De Sarkanta sont réputés pour être de redoutables orateurs mais non dénués de courtoisie.
Nous tacherons de faire honneur à cette réputation autant que possible."


Je jetais un regard à Pauline, certain qu'elle avait parfaitement saisit l'allusion. Les De Sarkanta étaient de brillants et agréables orateurs... Du moins tant qu'ils le pouvaient.

L'alcool n'était, à ma sœur et à moi, que le moindre de nos pêchés.
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Pauline De Sarkanta
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MessageSujet: Re: Clair-Obscur. (Suite) [Pv Pauline et Antinéa]   Ven 19 Fév - 22:26

" Je suis allé voir mon ami Imérius. Je te raconterai ça en détail un peu plus tard, je ne voudrais pas m'engager dans une discussion indigeste en présence de demoiselle Antinéa.
Disons simplement qu'il a confirmé certaines de mes théories.
Il est probable que j'en informe le Trèfle sous peu. Je suis convaincu que l'Ordre de Fer peut prendre une longueur d'avance sur les mages grâce à certaine de mes recherches, ce qui nous accréditerait plus encore auprès du Conseil. C'est presque malheureux à dire, mais même lorsqu'il s'agit d'affaires concernant la sauvegarde du royaume, nos deux factions sont toujours en concurrence...
Enfin, je m'égare.
Je suis également allé récupérer mon armure chez maître Ferador ; il a fait de l'excellent travail un fois de plus, le plastron est comme neuf. Mais cela m'apprendra à tourner le dos à un Troll prétendu mort. Ces créatures sont vraiment très difficiles à abattre, qu'en penses-tu ma sœur ? J'ai cru comprendre que ton détachement avait fait des merveilles lors du raid la semaine dernière."


Pauline sourit à la fin de la tirade de son frère. Elle n'avait guère sourit au début, car elle avait perçu sans mal le sérieux dans les paroles d'Alexander. Quelque chose à raconter ? Une entrevue avec Imérius ? Imérius... Le magicien ? Son frère était allé voir un magicien ? C'était plus qu'étrange. Il devait véritablement falloir une situation désespérée pour que son frère aille consulter un mage. Et pire encore, qu'il l'appelle "ami". Elle ravala ses questions et se concentra sur celle de son frère.

" Difficile à abattre ? Tu ne frappes pas assez fort, c'est tout ! Un bon coup là où il faut, et couchée la bébête. " Elle partit d'un grand éclat de rire. " Je t'entrainerai à mettre vraiment de la force dans tes bras si tu veux !"

Il fit comme s'il n'avait pas entendu, avala le contenu de son verre d'un trait (Pauline se rendit compte qu'elle n'avait même pas vu le serveur revenir) et continua sur un sujet beaucoup moins vexant : le ciel. La jeune humaine attrapa son verre pour le porter brusquement à ses lèvres, mais elle fut arrêtée par son propre réflexe de lever la tête vers la lune. Elle se posa alors une question quant à ce ciel nocturne, cette grande toile de velours sombre piquetée de tâches luminescentes. Les étoiles, oui... Les étoiles. Il lui sembla soudainement qu'elles n'étaient pas à leur place, aucune, toutes mélangées dans n'importe quel sens, sans logique apparente. Mais cela ne dura qu'une seconde, et le temps qu'elle cligne des yeux, l'étrange vision avait disparue. Elle reconnut les constellations habituelles, même si un malaise intangible planait toujours et barbouillait son estomac.

Pauline déglutit difficilement.

" Oui, magnifique... Vraiment, magni...fique... "

Elle reporta son regard sur son frère, qui lui-même regardait Antinéa. La jeune amie de Pauline ne prononçait pas un mot, se contentant de rougir, hocher la tête et sourire doucement dans son coin. L'héritière De Sarkanta lui sourit franchement, l'aidant à ne pas ciller face au regard de son frère qu'elle savait extrêmement malaisé à soutenir. Ce même regard ne papillonnait plus dans les endroits qui faisaient douter Pauline des phantasmes d'Alexander. Elle les savait vrais, combien d'hommes dont les femmes s'étaient retrouvées dans le lit de son frère s'étaient présentés à sa porte alors qu'il n'était pas là, et combien de fois avait-elle nié, nié, nié, jusqu'à ce que l'un d'entre eux lui apporte la preuve de ses accusations ? Elle chassa ces pensées d'un papillonnement de cils et écouta ce que son frère disait à Antinéa.

"Comment allez-vous demoiselle, notre cité vous plait-elle ? Nous aurons certainement de multiples occasions de vous en faire découvrirent les nombreux charmes si tant est que vous en éprouviez le désir.
Il se trouve que, tandis que vous pouvez désormais vous faire une première idée de nos personnes, ma soeur et moi-même ignorons presque tout de vous. Peut-être avez-vous déjà eu le temps et l'inspiration d'informer Pauline, mais je reste quant à moi curieux de savoir à qui j'ai affaire. Après tout, la moindre des choses que vous puissiez faire pour nous remerciez de vous accueillir chez nous me parait être de nous renseigner sur votre identité.
Je vous en prie, ne soyez pas intimidée par nos manières parfois directes et ne craignez pas les questions qui vous sembleraient inconvenantes en d'autres occasions. Les De Sarkanta sont réputés pour être de redoutables orateurs mais non dénués de courtoisie.
Nous tacherons de faire honneur à cette réputation autant que possible."


Pauline pouffa et acquiesça joyeusement à l'attention de son amie, avant d'avaler le verre qu'elle avait oublié depuis tout à l'heure. L'alcool était fruité, goûteux sous la langue... Et très, très fort. Elle laissa échapper une exclamation de bonheur satisfaite. Le rose ne tarderait pas à lui monter aux joues, mais le véritable étourdissement joyeux requerrait encore de nombreux pour arriver.
Le serveur revint alors qu'Antinéa répondait à Alexander. Il distribua les cartes discrètement et alla se campa près de la porte, guettant les réactions de ses clients pour courir prendre les commandes au premier signe d'un choix.

Pauline parcourut le menu rapidement pour jauger la maison : des plats très fins, travaillés même s'il n'y avait pas énormément de possibilités. Elle opta d'un oeil expert pour une viande rouge aux framboises accompagnée d'une terrine de légume, reposa son menu et reporta son attention à son frère et son amie.
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Antinéa Kieffer
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MessageSujet: Re: Clair-Obscur. (Suite) [Pv Pauline et Antinéa]   Mer 31 Mar - 16:47

Alors que Pauline commanda une boisson fortement alcoolisée, son frère se lança dans un long discours, dont Antinéa ne comprit pas tous les tenants et les aboutissants. Mais comme elle ne tenait pas à déranger les de Sarkanta dans leurs discussions, elle se contenta d’écouter gentiment, sans rien dire, sans bouger, tandis que Pauline répondait tranquillement à son frère. Elle osait à peine respirer. Peut-être que si elle claquait des doigts elle pourrait disparaitre sous terre ? Malgré son bien-être avec Pauline, elle se sentait bien trop mal à l’aise avec Alexander pour que la jeune femme l’apaise. Elle avait été stupide d’accepter. Enfin, d’un autre côté, elle n’avait pas vraiment eut le choix non plus. Et où irait-elle ? Elle n’avait plus rien … Elle avait tout perdu maintenant.

"Comment allez-vous demoiselle, notre cité vous plait-elle ? Nous aurons certainement de multiples occasions de vous en faire découvrirent les nombreux charmes si tant est que vous en éprouviez le désir.
Il se trouve que, tandis que vous pouvez désormais vous faire une première idée de nos personnes, ma soeur et moi-même ignorons presque tout de vous. Peut-être avez-vous déjà eu le temps et l'inspiration d'informer Pauline, mais je reste quant à moi curieux de savoir à qui j'ai affaire. Après tout, la moindre des choses que vous puissiez faire pour nous remerciez de vous accueillir chez nous me parait être de nous renseigner sur votre identité.
Je vous en prie, ne soyez pas intimidée par nos manières parfois directes et ne craignez pas les questions qui vous sembleraient inconvenantes en d'autres occasions. Les De Sarkanta sont réputés pour être de redoutables orateurs mais non dénués de courtoisie.
Nous tacherons de faire honneur à cette réputation autant que possible."


Elle pria tous les ancêtres qu’elle connaissait dans son inconscient. Alexander lui parlait ! Et elle allait devoir lui répondre, à n’en pas douter ! Il attendait une réponse. De ses yeux de glace il la scruta, cherchant au plus profond de son âme une réponse, où même plus peut-être. La chevalière acquiesça aux paroles d’Alexander, mais cela ne mit pas Antinéa plus en confiance. Alors qu’elle voulu répondre pour ne pas avoir l’air plus ridicule qu’elle ne devait être, elle se rendit compte qu’elle avait la gorge bien sèche. Elle prit son verre d’eau et le porta à ses lèvres. Les deux Sarkanta avaient sans doute les yeux fixés sur elle, mais elle avait bien trop soif pour se soucier d’autre chose pour le moment. Le liquide coula doucement dans sa gorge, rafraichissant la jeune femme. Avec le chevalier aux yeux de glace à côté d’elle, elle en avait terriblement besoin. Elle avait presque vidé son verre en une fois. Elle le reposa. Mais maintenant, elle n’avait plus d’excuse : elle allait devoir prendre la parole ! Paniquée, elle serra son poing et osa se lancer en bégayant quelque peu :

-Oui, votre cité est … est très belle. Je n’étais jamais venu … avant. Aussi, je ne la connais pas encore pourtant, j’aimerais vraiment la visiter. C’est tellement différent de là où je viens …

Au fur et à mesure du discours, elle prenait plus d’assurance, raffermissant sa voix et sa main se décrispa. Elle poursuivit, entraîné par le flot de souvenirs que ses paroles faisaient naitre dans son esprit :

-Pour me présenter brièvement, je suis Antinéa Kieffer, fille de Sora Kieffer. Nous vivions toutes les deux dans une ferme, aux alentours de Fenrig. Ma mère travaillait beaucoup pour que nous ayons toujours de quoi manger et pour entretenir la ferme. Mais en fait, elle travaillait trop. Elle s’est épuisée et elle est morte de fatigue … J’ai rien fait pour l’aider et elle est morte toute seule dans notre ferme …

Les souvenirs étaient douloureux. La culpabilité assaillait Antinéa et elle le ferait sans doute encore longtemps. Si elle n’était pas restée chez Fyrus tous ses jours pour apprendre la magie, sa mère serait toujours en vie … Et elle le savait. Elle saisit la carte du menu d’une main distraite tandis que le serveur faisait le tour de la table en les distribuant. Elle se refusa à pleurer, surtout devant Alexander. Alors elle respira calmement pour empêcher ses nerfs de lâcher. Elle tenait quand même à préserver ses secrets. Elle jugea qu’elle en avait assez dit et se perdit dans la contemplation du menu. Elle voyait des lettres et des mots danser devant ses yeux, mais elle n’y comprenait pas grand-chose, son état émotionnel l’empêchait de se concentrer et en plus, son niveau en lecture était plus que médiocre. Aussi, elle se dit qu’elle prendrait la même chose que Pauline, quoique celle-ci prenne. Ainsi, elle n’aurait pas à se poser de question. Mais elle se demanda si ce résumé succinct allait être satisfaisant au De Sarkanta où s’ils lui poseraient d’autres questions … Elle n’était pas sur de pouvoir répondre aux d’autres choses pour le moment.

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Clair-Obscur. (Suite) [Pv Pauline et Antinéa]
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