Les Cendres d'Alésia

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 Une affaire de Mercenaires [quête ; fin ]

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La Voix d'Alesia

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Localisation : Les cieux
Date d'inscription : 01/02/2009

MessageSujet: Une affaire de Mercenaires [quête ; fin ]   Mar 17 Nov - 21:26

L'artefact sphérique entre les mains d'Hertïs s'était petit à petit mis à perdre de son éclat, jusqu'à ne plus projeter la moindre once de lumière rougeâtre. Il n'était plus qu'une orbe de plusieurs métaux cuivrés et argentés entrelacées, terne et sans valeur apparente. Le sang du gobelin maculait à présent tout le mur du fond et les débris du verre qui avait protégé l'objet de convoitise, éparpillés partout sur le sol. Les aventuriers durent bientôt se rendre à l'évidence : ils avaient accompli leur mission. Ne leur restait plus présentement qu'à retourner à Ackbar pour aller quérir leur récompense.
Ainsi, les cinq silhouettes s'effacèrent entre les arbres et la pénombre, certaines chancelantes de fatigue, d'autres droites de fierté. Ils réapparurent plusieurs heures plus loin à l'orée d'Imbolt, d'où ils s'approchèrent, de plus en plus mordus d'épuisemment pour les uns, de plus en plus impatients de découvrir la cagnotte pour les autres, des grandes portes d'Ackbar, la formidable cité franche. Deux gardes somnolaient devant celle-ci ; un Nain et un Orc qui fleuraient terriblement l'hydromel. Ils firent entrer sans rien dire, reconnaissant vaguement l'équipe hétéroclite qu'ils avaient laissé partir alors que le Soleil ne faisait encore que se coucher.

Ils avancèrent sous une Lune déjà déclinante, ténèbres dans les ténèbres. L'agitation traditionnelle d'Ackbar ne sembla guère les affecter lorsqu'ils traversèrent les grandes rues marchandes et les places festoyantes. Bientôt, ils furent dans les ruelles basses et sombres, là où on préférait taire sa présence. Ils retrouvèrent sans mal les appartements du marchand Gangmar et les vieilles affiches jaunies qui clamaient encore leur "recherche de mercenaires pour affaire urgente". Ils gravirent les escaliers grinçants silencieusement, jusqu'à parvenir à la porte de bois usé qui menait au bureau de leur employeur.
Doucement, l'un d'entre eux poussa la porte. Gangmar était là, assoupi dans son fauteuil, un filet de bave dégoulinant tranquilement de sa bouche entrouverte à son veston de velours. Lorsqu'une latte craqua sous les pieds des aventuriers, il se redressa vivement de toute sa taille, essuyant adroitement le filament visqueux gênant d'un revers de manche.


" Eh bien eh bien, vous voilà donc déjà ! Je pensais que vous en auriez pour plus longtemps... Pour tout vous dire, je n'étais même pas certain de vous revoir. Vous avez l'artefact ? "
Apercevant le paquet de tissu sphérique entre les mains d'Hertïs :
" Merveilleux ! Permettez ! "

Il arracha l'objet des mains du métamorphe sans ménagement, avant de retourner derrière son bureau. Il fourra violemment l'artefact dans un tiroir avant de fermer celui-ci à clé.

" Bon...Je suppose que je vous dois une explication quant aux fonctions de cette... chose. Il est apparu qu'elle possédait un pouvoir dévastateur... Celui-ci d'avaler les âmes. En échange de la promesse de son âme, le sujet devient plus fort, plus puissant, parfois même plus intelligent. Mais lorsqu'il meurt, alors son âme s'extrait de son corps et file vers l'artefact, qui la capture. Ce pouvoir ne serait guère utile s'il n'avait existé de détenteur de cet objet... Le détenteur, offrant également lui-même son âme (il doit être le premier à le faire pour devenir le détenteur) gagne le pouvoir d'activer l'artefact à tout moment, et de récolter toutes les âmes que celui-ci avait emmagasiné... Le détenteur assimile alors tous les avantages des âmes sans leurs inconvéniants : force, agilité, intelligence etc. Vous imaginez bien que lorsque les marchands alentour ont compris cela, beaucoup ont voulu l'utiliser pour leur propre profit, mais il est alors apparu... Que seuls les gobelins pouvaient l'utiliser. Pourquoi ? Simplement car c'est un des leurs qui l'a fabriqué, et son ingéniosité a fait qu'aucune autre race ne peut se servir de celui-ci. J'espère néanmoins que personne ne l'a touché, car au moindre contact, la promesse d'offrir son âme est faite ! "

Il éclata d'un rire gras, dénué de tout intérêt si ça supposition avait été vraie.

" Il ne me reste qu'à trouver un moyen de cacher cette chose assez loin pour qu'aucun gobelin ne la retrouve jamais, et donc que jamais un petit être vert ne se transforme en monstre capable de ravager des cités entières. Bon, peut-être souhaitez-vous vous récompenses à présent ? "

Devant l'approbation générale, Janmerok Gangmar sourit et ouvrit un nouveau tiroir de son bureau. Il en sortit tout d'abord cinq bourses de bonne contenance, qu'il posa en désordre devant lui. A vue d'oeil, les petits sacs devaient contenir assez d'or pour vivre comme un noble pendant plusieurs semaines. Puis il commença à exposer des choses à l'apparence plus intéressante.
La première fut une petite bague en argent, discrète, aux motifs compliqués et dont les arabesques étaient compliquées à suivre à l'oeil nu. Elle dégageait une étrange sensation de paix. Le deuxième objet était un pendentif constitué d'une pierre taillée en courbes étranges et inatendues.


" Cette bague possède, parait-il, des vertus de protection. Lorsque vous la portez, on dit que presque rien de mauvais ne peut vous arriver. Libre à vous d'y croire ou non. Le collier, là, c'est de l'ambre d'Edelweiss. Ca sert à mettre de l'énergie magique dedans pour en faire une réserve de mana, si j'me souviens bien. Je n'y connais absolument rien en magie."

Il se pencha à nouveau, pour extraire du bureau deux nouveaux objets. L'un ressemblait à une petite baie sombre, l'autre était une amulette ronde de la taille de la paume, probablement en or, au centre de laquelle miroitait une pierre noire.

" Le fruit, je sais pas comment ça s'appelle, mais de ce qu'on m'a dit ça permettrait, en l'avalant, d'utiliser un sort d'un niveau supérieur au vôtre, que vous n'auriez pas encore appris ou quelque chose de ce genre. Ca a un goût atroce mais ça peut être utile en combat. L'amulette là, c'est de l'or avec une pierre d'obsidienne, enchantée par je sais plus quel chaman Orc : ça ne marche qu'une fois mais ça arrête n'importe quel sort lancé contre vous. "

Il disparut une nouvelle fois dans les tiroirs, pour revenir avec une pierre parfaitement ronde, un peu plus grosse que l'amulette. Elle était transparente mais semblait parfois changer imperceptiblement de couleur, allant des veinures mordorées aux striures d'argent et d'émeraude.

" Et pour finir... La Pierre de Vision. Celle-là aussi ne marche qu'une fois, mais elle permet de voir quelques minutes de ce qu'il se passe n'importe où sur cette terre, pour peu qu'on se concentre un peu sur ce que l'on veut voir. Je crois qu'il suffit de la plonger dans de l'eau stagnante, avant de penser très fort à ce que l'on désir découvrir, pour que la Pierre fonctionne. Bon évidemment, vous aurez compris que c'est soit un artefact, soit une bourse, comme vous préférez. ALors, qu'est-ce qui vous tente ?"


 [ HRP = En terme de gameplay : la bague fait qu'un admin lira toujours vos Rps, et interviendra si besoin sous la forme de la Voix d'Alésia pour aider son détenteur (en faisant changer d'avis un démon bien décidé à vous éventrer, en vous donnant un léger pressentiment lorsque vous serez sur le point d'être attaqué ou encore en faisant changer les flammes de sens lors d'un incendie où vous seriez pris). Le pendentif permet de stocker une quantité que vous choisirez de mana, pouvant être utilisée n'importe quand (si vous stocker votre mana dedans un certain jour, vous devrez utiliser le vôtre en tenant en compte cette dépense si vous venez à avoir besoin de magie ce meme jour). Le fruit, une fois avalé, vous donne accès une seule fois à un sort du rang supérieur au votre (inefficace si vous êtes le sous-chef : vous ne gagnerez pas le pouvoir du roi). L'amulette, brandie lorsqu'un sort offensif vous fonce dessus, l'arrête comme un champ de force, tout simplement. Enfin, la Pierre de Vision permet de voir quelques lignes de n'importe quel Rp de votre choix (qui devra intéresser votre personnage pour son histoire personnelle, vous ne pouvez pas voir la discussion d'un roi et de son conseiller si cela n'affecte en rien la vie de votre perso).
Plus qu'un tour de post, et la quête sera terminée. Si deux joueurs veulent le même objet, la délibération se fera par Mp. ]
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So'han Fels
Roturière
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Date d'inscription : 18/06/2009

MessageSujet: Re: Une affaire de Mercenaires [quête ; fin ]   Sam 5 Déc - 18:47

Pendant la première partie du retour vers Ackbar, l’esprit de So’han avait été en ébullition. Tout danger était écarté, ça lui paraissait incroyable mais elle avait survécu. A chaque pas qu’elle faisait, le sol meuble sous la plante de ses pieds était plus réel que jamais, elle suivait le parcours de chaque bouffée d’air inspirée jusqu’au fond de ses poumons. Elle marchait en silence, impassible et pressée, comme les autres, mais ses sens, encore soumis à l’impression de la peur et enivrés par le final victorieux de l’aventure, la maintenaient dans une sphère fiévreuse où elle repensaient chaque détail du périple, la plupart avec horreur.
Puis la fatigue et le relâchement nerveux la gagnèrent progressivement au fur et à mesure que la silhouette sombre des murailles d’Ackbar grandissait dans la nuit devant eux. Son esprit rangea dans un coin les tripes d’ogres et la cervelle de gobelin, les lames ouvrant des ruisseaux de sang, les crocs déchiquetant la chair, les bris de verre fusant dans une lumière insoutenable… De ses compagnons silencieux elle parvenait à capter un peu plus la présence, comme s’ils abaissaient une partie de leur défense, par fatigue, ou simplement parce que la fin approchait et qu’ils se tournaient déjà vers d’autres projets. So’han les observa discrètement tous un par un. Avoir partager un périple avec des personnes dotées de tant de pouvoir l’étonnait encore. Skinner avait été le seul à le lui dire clairement, mais tous avait bien du se rendre compte qu’elle n’était pas ce qu’elle prétendait. Pourtant ils l’avaient laissée les suivre jusqu’au bout, lui avaient laissée voir leurs talents et leur force. Elle attacha son regard sur la silhouette de chacun avec un brin d’admiration. Tanhor, Gangmar ne s’était pas trompé en le désignant comme leader, sa nature animale le rendait assez téméraire et prêt à défendre les siens pour qu’il remplisse ce rôle à merveille.
Will Skinner… un ange noir ? Les anges, ces créatures n’existant que dans les contes pour enfants, So’han les imaginait bien autrement. Mais noire, son âme l’était oui, à condition qu’il en ait une bien sûr…
Akara, une fille singulière, tout un univers fantasmagorique affrontant le danger comme s’il ne s’agissait que d’un mince brouillard à traverser. Et quel sourire !!
Hertis, l’être le plus étrange. Ce regard dissimulé, qui donne l’impression de pouvoir plonger dans votre intimité comme dans un livre ouvert, de remonter dans vos pensées et votre histoire jusqu’aux détails que vous-même avez oubliés…

Elle retrouve les rues de sa ville avec soulagement, ce n’est que dans ce décor familier qu’elle a l’impression complète de retrouver la « normalité », sa place en quelque sorte.

*Note pour plus tard : ne jamais réaccepter une mission de mercenariat sans avoir pris quelques cours de lutte ou de magie. Se renseigner aussi un peu plus sur toutes les choses non humaines peuplant cet univers…

Dans le bureau de Gangmar, elle n’est pas vraiment à l’aise. Prétendre à une récompense alors qu’elle a été quasi inexistante, comment vont réagir les autres ? Elle se rappelle les railleries de Skinner, blessantes mais pas complètement fausses. Elle est trop fatiguée pour envisager leur rendre des comptes.
Aussi pendant que le marchand leur dévoile la nature de l’objet ramené, elle s’éclipse tout doucement, descend l’escalier sans bruit, puis s’éloigne rapidement, utilisant le réseau de ruelles pour rendre son chemin difficile à suivre.

Si elle avait attendu les propositions du marchand, elle aurait sans doute choisi l'amulette, d’abord parce qu’elle était jolie, et puis qu’elle venait d’avoir de belles démonstrations de la dangerosité de la magie. Elle aurait peut être bien à l’affronter d’autres fois dans sa vie, et à s’en défendre.

Dans le petit matin, les pas de So’han prennent la direction du train train quotidien de la taverne, les poches toujours aussi vides, mais l’esprit bien plus curieux.
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Skinner Vill
Banni
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Localisation : près de Paris
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MessageSujet: Re: Une affaire de Mercenaires [quête ; fin ]   Sam 5 Déc - 22:32

Skinner fut fort content que la mission se termine il s’était rnedu compte que le travail d’équipe n’était pas son fort et encore moins avec des humains comme ceux de l’équipe. Il avait malgré tous trouvé intéressant cette mission car il avait put rencontré un autre lycan cette race l’étonnera toujours si fort et si violent…Sur le chemin du retour il n’avait put s’empêcher de regarder le chef du groupe il était sur qu’il avait déjà du rencontré la pauvre petit lycan qu’il avait vu dans cette ville. Il regarda aussi la magicienne, elle était capable de prouesse magique alors que lui ne maîtrisait qu’un seul sort mais qui était très pratique.

Quand ils arrivèrent près d’Ackbar, il remit la capuche de son manteau, il n’aimait vraiment pas cette satané ville remplit de nombreuse créature. Dès qu’il aurait sa récompense il partirait loin de cette ville, mais il réfléchit qu’il faudrait q’un jour il retourne voir la magicienne car il était sur que grâce a elle, il pourrait apprendre énormément de chose.

Dans le bureau de Gangmar il se permit de sourire à la chose que proposait cet homme. Il avait trouvé une merveille parmi se que proposait l’homme : La bague… Il ne pouvait détaché son regard de la bague.

Il avança ver la table de Gangmar ou il avait posé les objets et sens hésitation saisit la bague avec un grand sourire.

Je crois que je vais prendre sa … A moins que quelqu'un soit contre.. Se fut très interessant de travaillé avec vous et au plaisir de vous revoir.Même si je doute que nous nous recroisions...

Il regarda les personnes présente et remarqua que l’autre petit humaine n’était plus la.

*Tien elle est partit bizarre, mais bon s’est pas mon problème chacun son problème moi mon problème sont les anges.*

Il enfila la bague et s’installa contre le mur du fond il voulait voir se que les autres allaient prendre puis il partirait comme une ombre dans la nuit…
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Tanhor Ullerdran
Grand Garou • Modérateur
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MessageSujet: Re: Une affaire de Mercenaires [quête ; fin ]   Lun 25 Jan - 13:34

Un troll et un ogre... Comme si ces pauvres créatures pouvaient distraire le Grand Garou... Enfin... Il faut bien avouer que leur mutation était quelque peu amusante... Mais pas autant que les minotaures ou que la chimère qui lui avaient causé quelque blessures plaisamment mortelles... Néanmoins, cette expérience ne fut pas inintéressante puisque Tanhor avait trouvé une nouvelle proie... Hertïs. Une proie aux capacités... surprenantes... Capacités qui, d'ailleurs, nécessiteront certainement un entraînement intensif de la part du Lycan. Qu'importe.
Avant toute chose, il est temps d'aller réclamer, son dû au marchand. Si la récompense ne le satisfait pas, ce sera sa vie.
Les porte d'Ackbar. La foule habituelle. Les ruelles. La maison. Le marchand. La récompense.

« Eh bien eh bien, vous voilà donc déjà ! Je pensais que vous en auriez pour plus longtemps... Pour tout vous dire, je n'étais même pas certain de vous revoir. Vous avez l'artefact ? »

Une telle insulte fit naître un sourire carnassier sur le visage du jeune Lycan. Faudrait-il lui arracher un bras pour lui faire retirer ses paroles? Ou bien...

« Bon...Je suppose que je vous dois une explication quant aux fonctions de cette... chose. Il est apparu qu'elle possédait un pouvoir dévastateur... Celui-ci d'avaler les âmes. En échange de la promesse de son âme, le sujet devient plus fort, plus puissant, parfois même plus intelligent. Mais lorsqu'il meurt, alors son âme s'extrait de son corps et file vers l'artefact, qui la capture. Ce pouvoir ne serait guère utile s'il n'avait existé de détenteur de cet objet... Le détenteur, offrant également lui-même son âme (il doit être le premier à le faire pour devenir le détenteur) gagne le pouvoir d'activer l'artefact à tout moment, et de récolter toutes les âmes que celui-ci avait emmagasiné... Le détenteur assimile alors tous les avantages des âmes sans leurs inconvéniants : force, agilité, intelligence etc. Vous imaginez bien que lorsque les marchands alentour ont compris cela, beaucoup ont voulu l'utiliser pour leur propre profit, mais il est alors apparu... Que seuls les gobelins pouvaient l'utiliser. Pourquoi ? Simplement car c'est un des leurs qui l'a fabriqué, et son ingéniosité a fait qu'aucune autre race ne peut se servir de celui-ci. J'espère néanmoins que personne ne l'a touché, car au moindre contact, la promesse d'offrir son âme est faite ! »

En échange de la promesse de son âme, le sujet devient plus fort, plus puissant, parfois même plus intelligent... Intéressant... Mais ennuyeux. Seuls les faibles auraient recours à de tels stratagèmes.
Ah! Les récompenses... Les poils de la nuque du Lycan se hérissèrent de curiosité.
Une bourse? Aussi conséquente soit-elle, elle ne serait d'aucune utilité au Grand Garou.
Une bague aux vertus préventives... Ridicule. Une réserve ambulante de mana... Inutile. Un fruit qui permet d'utiliser des sorts plus puissants... Encore de la triche. Finalement, la récompense de Tanhor sera peut-être bien la vie du marchand...

« Et pour finir... La Pierre de Vision. Celle-là aussi ne marche qu'une fois, mais elle permet de voir quelques minutes de ce qu'il se passe n'importe où sur cette terre, pour peu qu'on se concentre un peu sur ce que l'on veut voir. Je crois qu'il suffit de la plonger dans de l'eau stagnante, avant de penser très fort à ce que l'on désir découvrir, pour que la Pierre fonctionne. »

Oho... Voilà qui est intéressant... Avec cette pierre, Tanhor Ullerdran serait sûr de retrouver Hertïs une fois son entraînement terminé... À cet instant, toute humanité quitta le regard du Lycan. Ses yeux étaient ceux d'un loup et ils fixaient ce qu'ils ignoraient être un Métamorphe pendant que leur possesseur lui lançait un sourire amical. Quoi de plus normal puisqu'il le considérait désormais comme un camarade de jeu? Un jeu mortel, certes, mais un jeu quand même.
Le mercenariat est vraiment une invention merveilleuse...

« Je prendrais la Pierre de Vision, murmura Tanhor à peine assez fort pour que le marchand l'entende, toujours en fixant Hertïs de son regard lupin. »

_________________
"Il paraît qu'il est de coutume de présenter l'autre joue quand on nous en colle une... Personnellement, je préfère mordre."
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Akara Gaëlle
Magelame Vagabonde
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Nombre de messages : 72
Date d'inscription : 16/03/2009

MessageSujet: Re: Une affaire de Mercenaires [quête ; fin ]   Dim 18 Avr - 18:11

Le bruit du vent dans les arbres, les craquements de brindilles sous mes pas, ceux de Bettina, de Tanhor, de l'Ange Noir... Pas ceux d'Hertïs, évidemment. Je jetai un léger coup d'oeil à l'artefact entre ses doigts alors que nous avancions, plus las les uns que les autres, à travers les immenses troncs de la forêt d'Imbolt. L'objet perdait de son éclat, jusqu'à qu'il ne redevienne qu'un globe de métaux entrelacés sans valeur. Le sourire que j'adressai à Hertïs était plein d'une multitude de sentiments que j'étais, inexplicablement, certaine qu'il saurait reconnaitre. La reconnaissance, le respect, la fierté, l'ironie, une once d'arrogance et un surplus de curiosité. L'infime seconde nécessaire à ce sourire passée, je le devançai sans un regard en arrière pour venir me placer aux côtés de Bettina.

J'ai ensuite totalement perdu la notion du temps. Il n'y avait plus que la douce cadence de nos pas légers, lourds, furtifs et invisibles sur le sol d'Imbolt, et le chant du ruisseau qui disparaissait derrière nous. Nous parvînmes enfin aux portes d'Ackbar, où les gardes nous laissèrent passer sans poser de questions, trop fatigués qu'ils étaient pour réfléchir : la diversité de notre groupe leur avait suffit à nous identifer comme inofensifs pour la bonne marche de la Cité Franche. J'entendais tout comme à travers une sourdine étouffée, lasse ; les rires, les cris des marchands, le piétinement de la foule, les bousculades, les voleurs... Ah tiens, un voleur, là. Derrière, à ma droite, il s'approchait dangereusement d'Hertïs, resté en retrait. J'aperçus, à travers le lourd voile de coton qui pesait sur mes paupières, un éclat argenté venant de la manche de mon compagnon alors que le médiocre voleur tendait la main vers sa ceinture, puis une très fine gerbe de sang, et le piètre escroc s'eloigner en titubant vers une ruelle sombre, où il me sembla le voir s'effondrer. Tout s'était passé si vite, et ma fatigue était si épaisse, que je n'étais même pas sûre que tout cela était réel ; je ne me retournai donc pas pour vérifier, me contentant de continuer à avancer vers la rue où nous attendant Gangmar.
Nous y fûmes très rapidement, gravîmes les marches grinçantes du petit apartement miteux, pénétrâmes dans la pièce où tout avait commencé.

Le marchand dormait. Lorsqu'une latte craqua sous nos pieds, il s'éveilla d'un bond, reprit brillament contenance et commença immédiatement à débiter son petit discours. Discours où je pris conscience que sous ses airs de malfrat, Gangmar nous avait en fait engagés pour une cause juste. Je me demandai un instant s'il n'était pas au service du gouvernement d'Ackbar, dont personne ne savait rien à part qu'il protégeait fièrement et vaillament sa cité, mais l'idée mourut dans l'oeuf dès qu'il se mit à exhiber nos récompenses.
Mon oeil fut immédiatement attiré par le pendentif aux reliefs étranges et improbables qu'il identifia comme de l'ambre d'Edelweiss. De l'ambre d'Edelweiss... Par tous les dieux, c'était plus que rarissime ! Malgré mes efforts incessants pour m'en procurer, je n'en avais jamais trouvé nulle part, et mes excursions en solitaires s'étaient la plupart du temps soldées par de cuisants échecs. Je m'aperçus alors que tous les objets qu'il proposait étaient d'une rareté exquise. Où avait-il donc bien pu trouver tout ça ? Comme je l'avais brèvement pensé quelques secondes auparavant, il était fort possible que Gangmar soit finalement bien plus simple qu'un simple marchand de pacotille poussé par ses seuls intérêts financiers. Il commença à attiser une vive curiosité de ma part, et je me promis de ne pas oublier son cas.

J'hésitai un instant entre le fruit et le pendentif, mais il m'apparut bien vite que le choix le plus judicieux était le bijoux : je savais mes sorts d'une puissance peu commune, mais à chaque fois, c'était l'endurance qui me faisait défaut. Avoir un réservoir que je pourrais recharger chaque fois qu'aucune menace ne planerait sur ma tête serait pour moi un avantage non négligeable. J'attendis que mes compagnons prononcent leur choix pour empoigner le mien, remerciant le marchand au passage. Je vis que Tanhor fixait lourdement Hertïs. Je bondis joyeusement derrière le Lycan et fit claquer une grande tape sur ses fesses en m'exclamant :

" A plus tard le loulou ! "

Je pirouettai une nouvelle fois en passant près d'Hertïs et sortis sans attendre.
Ma petite mascarade de la fessée évocatrice n'avait servie qu'à détourner l'attention de Tanhor, la faisant passer sur moi au lieu d'Hertïs. Une fois ceci fait, j'avais parlé pour conserver son attention tout en virevoltant à côté d'Hertïs, dans la main duquel j'avais glissé un petit papier. Tout ceci s'était passé trop vite pour que quelqu'un d'autre que lui ait pu remarquer quelque chose, mis à part que j'étais une femme très entreprenante avec les hommes.
Je ne remarquai que maintenant que Bettina avait disparut. N'ayant plus de férocité que pour trouver un lit douillet, je n'entrepris pas de la chercher, mais m'éloignai avidement vers une auberge toute proche.
Un sourire flirta avec mes lèvres lorsque j'en poussai la porte.

Sur le papier glissé entre les doigts d'Hertïs, étaient griffonés ces cinqs mots :

Cabane, entre Thor et Imbolt.
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MessageSujet: Re: Une affaire de Mercenaires [quête ; fin ]   

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