Les Cendres d'Alésia

Découvrez un Royaume dévasté par la guerre où s'affrontent nombre de créatures fantastiques et sanguinaires. Créez votre destinée, ramenez la paix ou engendrez encore plus de chaos...
 
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 La Guerre du Malentendu [Sedoc et Balthazar]

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La Voix d'Alesia

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MessageSujet: La Guerre du Malentendu [Sedoc et Balthazar]   Mer 19 Aoû - 21:26

[HRP : Pour le combat, ce sera à Sedoc de poster en premier puisqu'il est attaquant. La Voix vous laisse faire deux posts chacun avant de reprendre la parole.]



C’est ainsi que tout cela commença. La première véritable guerre entre races depuis le début de l’ère des Cendres, la première guerre depuis la Grande Guerre, débuta à cause d’un malentendu.
Les Anges Déchus, presque inconnus de tous, causèrent involontairement la bataille qui opposerait Démons et Lycans. Un Déchu, plus particulièrement. Ymir Danhaka.
Lui qui soupçonnait Tanhor Ullerdran, le Grand Garou, d’être en train de deviner la réelle nature de ce qu’il croyait être des « Anges Vampires », se jeta sur lui dans un éperdu combat à mort. Ce tout premier combat, déjà quiproquo en lui-même puisque le Grand Garou avait faux quant à ses estimations, fut causé par la rencontre du Grand Garou avec May Maegallan, quelques semaines plus tôt dans les rues d’Ackbar. La jeune Maegallan, hybride Déchue et Vampire, avait fait croire à Tanhor qu’un mélange vampiriquo-angélique aurait pu être possible. Ce n’était guère le cas, mais l’inconsciente ne le démenti pas.

Et tout commença ainsi. Car lorsqu’Ymir Danhaka, laissant Tanhor Ullerdran pour mort, s’envola dans les cieux, il ignorait que son ennemi possédait encore un souffle de vie. Il ignorait également la façon dont tourneraient les choses ensuite, et il l’ignora encore de longs mois après la bataille…
Lorsque le maître Lycan récupéra le corps meurtri de son second, et qu’il écouta ses dires, une conclusion inévitable s’imposa à lui. Un être mauvais possédant des ailes ne pouvait être autre chose… qu’un Démon.
Plein de colère et de rancune, il rassembla son armée, et son discours fut chargé de haine. Ils attaqueraient les Démons.

Les Lycans, malgré leur soif de vengeance, prirent le temps de se préparer. Ils choisirent leur moment. D’abord, il devrait faire nuit, et il faudrait que la Lune soit pleine. Ensuite, il faudrait qu’il pleuve. Cela ne gênerait guère les hommes loups, mais handicaperait forcément les Démons. Leurs pouvoirs de feu seraient amoindris, et leurs ailes plus lourdes, ce qui les ralentirait s’ils tentaient de s’envoler. Malgré cette stratégie bien pensée, ils durent rapidement se rendre à l’évidence… Il ne pleuvait jamais, dans les Terres de Feu.

Ainsi, ce fut sous une Lune ronde et une Nuit noire et glaciale que s’étendirent les troupes Lycans devant Val-Tempête. Ils avaient dû passer devant la Grande Porte, quelques centaines de mètres plus tôt, et en massacrer tous les gardiens. Aucun survivant.
Ce furent deux Démons Esclaves différents qui accoururent prévenir Yéléna Calista, la Reine des Démons, et Balthazar, son sous-chef et concurrent numéro un. La Reine, nez à nez avec son incompétence en matière de stratégie, du se ranger au plan improvisé de Balthazar sans mot dire.
Les Lycans étaient passés par l’Enclave des Errants. Mais là, ne rencontrant rien d’autre que des âmes damnées et trépassées (mais les espions démoniaques courant vers leur royaume pour annoncer aux dirigeants l’attaque imminente), ils se virent contraints d’avancer jusqu’aux portes de Val-Tempête. Ce court laps de temps permit néanmoins à Balthazar d’échafauder son plan, et lorsque les Lycans apparurent loin sur les collines embrasées de nuit, il était près à les recevoir.

La bataille commença dans le silence macabre des pattes de loup qui frôlaient la terre. Les Lycans se trouvaient à plus de cinq cents mètres des portes de Val-Tempête, cachés derrière une grande colline. Sur leur droite, les plaines, uniquement. Sur leur gauche, un semblant de forêt aux arbres morts et décharnés, dont les branches noires s’élevaient vers le ciel comme autant de doigts crochus et malveillants, et dont la lisière courait jusqu’aux abords des murailles de Val-Tempête.

Deux cohortes de cinq cents loups apparurent sur l’horizon, courant en silence, l’écume aux babines. Ils courraient vite, et en moins d’une minute ils avaient déjà avalé trois cents mètres de distance. Néanmoins, beaucoup d’entre eux ne purent jamais aller plus loin… Là, au-dessus des murailles rouges s’élevaient environs deux cent cinquante Elites du Chaos. Leurs ailes membraneuses battirent un instant, et dans un mouvement coordonné à la perfection, un de leur bras se figeait, tendu devant eux, tandis que l’autre remontait vers un de leurs yeux. Les Lycans, grâce à leurs sens surdéveloppés, purent entendre distinctement la formule incantée à l’unisson : " La flèche du destin décide... Et scelle... "

Dans les mains tendues des Démons se matérialisèrent de gigantesques arcs de flammes, déjà bandés par les positions anticipées des mains des Elites. Une flèche, une seule énorme flèche, apparut alors sur chacune des cordes. Elle fut décochée impassiblement par les deux cent cinquante Démons, qui, immédiatement, s’écartèrent pour laisser place à deux cent cinquante de leurs confrères, arcs bandés également, qui décochèrent leur unique flèche de la même façon.

Les hurlements des Loups retentirent alors, et résonnèrent partout dans la Nuit. Ceux qui n’avaient pas eu le temps où la vélocité pour éviter les traits mortels étaient cloués au sol, empalés, ou pleuraient leur membre arraché. Heureusement, les Loups étant très rapides et les deux salves de Démons qui venaient de se succéder bien moins nombreuses qu’eux, seul un peu plus de la moitié d’un des deux régiments Lycan avait péri. Lorsqu’ils virent les Elites du Chaos commencer à lancer des boules enflammées sur la forêt, ils se mirent tous à hurler à la Lune.

Cinq cent de leurs frères étaient à l’intérieur, cachés entre les arbres. Des centaines de cris leur répondirent. Il y avait des cris de douleur, d’agonie et de mort… Mais aussi des cris de colère. Une centaine de Lycan avait réussi à s’extirper des bois à temps, et rejoignaient leurs camarades en hurlant leur rage.
C’est alors que les portes de Val-Tempête s’ouvrirent. Les Lycans, avertis de la puissance magique de leurs ennemis, attendirent de voir ce qui sortait de la cité.
C’était des guerriers, du même rang qu’eux. Une cinquantaine d’inconscients, emportés par la joie et la perspective de massacre, se jetèrent vers les Sanguinaires qui accourraient sur le champ de bataille. Ils périrent tous, calcinés.

" L'absolu démoniaque se résume par le feu. "

C’était ce qu’avait proclamé en cœur les Démons. Et un gigantesque mur de flammes s’était créé, ravageant tout et avançant dangereusement vers les cohortes de Lycans qui n’avaient pas avancé. Ils reculèrent d’instinct.
Le mur de flamme s’éteignit au bout de cent mètres, et il n’avait fait que très peu de dégats. Les Sanguinaires se jetèrent alors vers leurs ennemis. La colère et la rancœur était palpable dans les deux camps, néanmoins… Les Démons ne comprenaient pas bien cette attaque, alors que les Lycans n’étaient plus dirigés que par la rage. Les cent Sanguinaires furent donc exterminés en moins de quelques minutes. Dès que le dernier souffle du dernier Sanguinaire, sept cent cinquante Démons Esclaves sortirent des portes de la cité pour se jeter au corps à corps… Mais ils furent interceptés par une nouvelle cohorte de cinq cent Lycans, qui avaient contourné le champ de bataille par la droite et qui, là où leurs frères charger de passer par la forêt avait échoué, avaient brillamment réussi à passer inaperçus.

Bien que les Démons Esclaves fussent plus nombreux, ils étaient de moindre rang. Et lorsque la moitié du régiment Lycan fut décimé, le dernier Esclave expirait. Entre temps, une seconde salve de sept cent cinquante Démons de premier rang s’était abattue sur le millier de Lycans resté au centre du champ de bataille… et s’étaient fait exterminer plus vite encore que leurs confrères.

Deux Démons à l’aura éblouissante surgirent alors sur les remparts. Il s’agissait de Zanor et Elchior, deux lieutenants démoniaque reconnus de tous pour leurs talents martiaux.
Zanor, gigantesque monstre de muscle imberbe dont la mâchoire, énorme, débordait de crocs aiguisés et tranchants, leva le bras avant de sauter à bas des murailles. Trois cent cinquante Sanguinaire jaillirent des murailles et fondirent sur les Lycans, tandis que trois cent cinquante autres, accompagnés de deux cents élites, tentaient d’encercler les loups pour les prendre à revers. Les Lycans, s’apercevant de la manœuvre, se remirent bien en mémoire le plan de leur maître, et ils laissèrent faire les assaillants dans des rires aboyés, avant de se reporter sur les Sanguinaires qui leur faisaient face. Les Lycans étaient beaucoup plus nombreux… Ils virent alors le second lieutenant, Elchior, dont les cornes verdâtres avaient fait la renommée, lever le bras également, et pointer l’horizon. Un frisson parcourut l’échine des Lycans. Derrière l’horizon, oui, derrière la colline se trouvaient leurs troupes en réserve… Ainsi que leurs machines de guerre et leurs rares archers. Soixante-quinze Elite du Chaos s’élevèrent alors en direction des montagnes, tandis que les autres restaient au-dessus de la bataille et soutenaient leurs frères des airs.

Les Lycans perdaient peu à peu l’avantage. Mais c’était sans compter ce qui arrivait derrière l’armée démoniaque…Huit cents crocs d’argent. Ils prirent en étau les Elites du Chaos à terre et les éliminèrent méticuleusement. Cela permit aux Lycans, réduits à sept cents, de reprendre le dessus. Les Elites démoniaques envoyés en éclaireurs n’avait pas vu arriver cette aide d’élite, ils étaient trop occupés… À survivre. En effet, arrivés derrière les collines, ils avaient découvert les deux cents archers Lycans, ainsi que la réserve au cas où les autres perdraient le dessus. Ainsi, Archers et Elites du Chaos s’entretuèrent, et à la fin, il ne resta plus ni des uns ni des autres. La supériorité numérique des Lycans avait été compensée par leur incompétence à l’arc.
Les autres Elites du Chaos toujours en vol tentaient de repérer le Maître Lycan… Ce qui leur fut aisé. Il massacrait à tour de bras, et sa taille était considérablement plus élevée que celle de ses frères. Ils entreprirent de l’assaillir par les airs par tous les moyens : boules de feu, flèches démoniaques, ondes suffocantes et même des pierres. Mais malgré tout ça… Ils ne réussirent qu’à l’essouffler, et à entamer légèrement son cuir. Mais Sedoc était bien trop rapide, et beaucoup de leurs attaques aériennes furent arrêtées involontairement par d’autres Démons.


Le combat faisait rage lorsque les portes de Val-Tempête s’ouvrirent une seconde fois. Les Lycans gardaient l’avantage, leur moral augmentant à chaque ennemi tué. C’est à ce moment précis que des ténèbres de la cité démoniaque surgit Balthazar. Sa blancheur de marbre fit frémir les Lycans à sa portée, qu’il massacra sans presque leur adresser un regard. Il s’avançait dans le champ de bataille, et lorsqu’il fut bien sur d’être en son centre, il hurla :

« Rugit, Astaroth !! »

…La réalité sembla se fissurer devant le Démon Blanc. Le Chaos parut prendre forme là où les tissus du réel se dispersaient, et bouillonner un instant au centre de cette apocalypse, avant de laisser place à… Astaroth. C’était une gargouille cyclopéenne, faite de lave et de feu autant que de pierre. Elle s’extirpa d’un autre monde pour venir dans le leur, et tous les Lycans se figèrent, glacés par l’effroi. Le Démon Ancestral se mit alors à tuer. A tuer comme n’importe qui se mettrait à marcher, ou comme un enfant se mettrait à jouer. Seulement, lui, il tua. Les crocs et les griffes des Lycans ne semblaient rien lui faire, et tous ceux qui s’attaquaient à lui mourraient, brûlés vifs.

Il apparut bientôt au Maître Lycan qu’il n’y avait qu’une seule solution pour arrêter cela. Ou bien invoquer une force équivalente, ou bien retrouver l’invocateur… Et le tuer avant qu’il ne soit trop tard.
Car, petit à petit, les Démons reprenaient l’avantage.

Sedoc Ludd s’avança alors parmi la Mort, la Douleur et les Flammes, et bientôt il fit lui face. Lui. L’invocateur qu’il devait tuer au plus vite.
Balthazar.

Le face à face qui changerait le cours de la bataille allait commencer..
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Sedoc Ludd
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MessageSujet: Re: La Guerre du Malentendu [Sedoc et Balthazar]   Ven 21 Aoû - 23:09

Avant la guerre

« Mes frères, mes sœurs, en ce jour je déclare la guerre aux démons ! Eux, êtres maléfique à l’arrogance défiant leur médiocrité, ont osé s’en prendre à l’un des nôtres, et pas à n’importe lequel d’entre nous, Tanhor ! Tanhor, mon précieux Grand Garou, retrouvé profondément affaibli après un conflit avec un démon. Ce seul acte mérite VENGEANCE ! Ce seul acte mérite des représailles, et il en sera ainsi ! Je n’accepterai pas que l’on s’en prenne impunément aux lycans, nous ne sommes pas des bêtes que je sache, nous sommes une société à part entière, dotée d’un incroyable courage, d’une union qui ne trouve son égal que dans notre force, nous sommes les fils lunaires, ceux qui n’ont jamais connus et ne connaîtrons jamais la peur ! Il est temps pour ces créatures de l’enfer de connaître les conséquences de leurs actes ! »

Tous les lycans rugirent alors à l’unisson, montrant leur colère, leur rage, leur envie de vengeance, et surtout, leur soumission envers leur chef… Tous frappèrent le sol de leurs pattes, et Sedoc leva haut la main. Les lycans seraient pour la première fois depuis des siècles, réunis ensemble, pour une cause commune, défendant ainsi leur principale qualité, leur solidarité.

Quelques jours plus tard, Sedoc pouvait enfin contempler son armée au grand complet. Il avait dicté ses plans à tous ses lieutenants, car même si son impatience de vaincre était visible, le maître lycan n’en restait pas moins lucide, sachant pertinemment qu’une bataille sans plan était perdu d’avance.

Les lycans suivirent alors leur chef, qui les mena devant les portes de l’enfer. Là, les gardiens démoniaques de la porte furent surpris de voir autant de lycans débarquer ainsi. Mais surtout, les lycans pouvaient voir la peur qui envahissait leurs yeux.

Ce fut bref, court……………….et sanglant… Les gardiens de la porte se firent pitoyablement massacrés par les lycans en rage, avides de sang et de vengeance. Puis, les lycans reprirent leur marche sanglante, se rapprochant ainsi de plus en plus de leur but final, Val-Tempête…

La bataille

Val-tempête n’était plus très loin…

Les fils lunaires étaient cachés derrière la colline…

Les démons étaient prêts…

La bataille pouvait désormais débuter…


« Mes frères, ce soir notre Mère nous éclaire, ne voyez-vous pas que nous ne pouvons pas perdre, nous sommes les Lycans, et rien ne nous fait peur, rien ne nous résiste ! Sortez vos crocs, sortez vos griffes, sortez vos armes, prouvez votre courage, et surtout………tuez ces démons ! », rugit Sedoc.

Les lycans marchèrent, silencieux, mais en eux, leur rage de vaincre s’éveillait et grandissait au rythme des pas… Tous suivirent les plans de Sedoc à la lettre, tout d’abord, ce fut les archers qui se mirent en place en haut de la colline, commençant à décocher leurs flèches. C’était
plus une menace psychologique qu’autres choses, car les lycans sont de bien médiocres archers.

Les cohortes de contournement se mirent elles-aussi en route, passant par les bois pour ne pas se faire repérer. Certaines étaient chargées de prendre l’ennemi de flanc, d’autres de le prendre par derrière, et çà, c’était le rôle des réserves. Les louvetaux eux tentaient d’arrêter d’éventuels éclaireurs, et si le besoin s’en faisait sentir, il devrait soutenir les cohortes.

Maintenant c’était au tour des deux cohortes principale de charger. Elles avancèrent rapidement, pour foncer sur l’ennemi, et tenter de percer ses défenses. Mais les démons usèrent alors de leur magie du feu, décimant ainsi des centaines de lycans. Sedoc savait qu’il ne pouvait pour l’instant rien faire, mais il devait juste se montrer patient, car dans l’ombre, un peloton d’exécution se préparait déjà…

Sedoc décida donc de soutenir les deux cohortes principales, pour tenter d’enfoncer les lignes ennemies, mais surtout pour garder au mieux le moral de ses troupes…

Des pattes immenses….. Des griffes démesurées….. Un regard rouge comme le sang….. Des dents aussi aiguisées que des lames forgées par les meilleurs forgerons nains….. Une fourrure aussi noire que la nuit….. Sedoc lança son plus puissant cri de rage, ce cri qui crispent l’âme de ses ennemis, qui glace le sang de ses adversaires, et qui redonnent courage aux siens….. Cri de sang était maintenant prêt au combat…..
Laissant place à la rage, à la haine, Sedoc n’était désormais plus que guidé par la vengeance….. De son armure lourde d’or massif décorées de quelques trophées, Sedoc leva bien haut sa grande et puissante hache à deux mains…..

Enfin, à deux mains, la corpulence extrême de Sedoc sous sa forme bestiale lui permettait d’utiliser une hache à deux mains comme une vulgaire épée légère, additionnant ainsi puissance et vitesse.

Sedoc chargea alors les lignes démoniaques, et ce fut………………un carnage…

Faisant tournoyer sa hache comme un vulgaire chiffon, Sedoc fracassa le crâne de trois démons d’un coup. De sa main libre, il prenait sous ses énormes pattes les légers et fragiles corps des démons, dont il brisait les os. Les démons étaient obligés de lever hauts les yeux pour voir la tête du lycan, et tous ressentaient la peur… Sedoc profitait de ses instants de peur pour briser les crânes des démons… Il criait de joie à chaque tête tombée… Mais les démons se ressaisirent, et les élites du Chaos tentèrent d’arrêter le maître lycan…. En vain….

Sedoc voyait bien ce que les élites tentaient de lui envoyer, et il arrivait quelques fois à esquiver les attaques, mais il était embourbé dans un front de bataille, et il peinait à tout esquiver, se prenant ainsi quelques boules de feu ou autre. Sedoc arrêta les projectiles de son bras gauche, le laissant ainsi quelque peu meurtri… Puis il commençait à suffoquer avec cette chaleur, mais il ne voulait pas laisser les lycans seuls face aux démons pour s’occuper des élites, il devait se résoudre à subir, en attendant les renforts.

D’abord les démons tentèrent d’encercler les lycans, mais Sedoc avait dicté précisément son plan, ne rien faire et attendre… Les lycans se jetèrent alors sur une nouvelle vague de démons, les exterminant rapidement… Mais malgré cela, le torrent de feu du début de la bataille avait affaibli les lycans, qui perdaient peu à peu l’avantage… Sedoc criait sans arrêt, pour redonner courage à ses hommes, il fallait tenir encore un peu.

Les lycans obéirent, et tinrent leur position, tentant de retenir les démons le plus longtemps possibles. Mais les hordes démoniaques semblaient infinies, jamais Sedoc n’avait prévu que les démons soient si préparés, qui donc pouvait les diriger ?

« En formation défensive, on se remet en formation défensive ! », hurla Le roi lycan.

Les lycans se remirent en position, offrant ainsi un carré compact et puissant pour retenir les démons. Sedoc vit reçu une légère blessure de nouveau, encore sur le bras gauche, mais sa rage était telle qu’il en ignorait la douleur, et puis, sa puissante armure stoppait la plupart des coups donnés. Les lieutenants de Sedoc ne comprenait pas pourquoi ce dernier n’utilisait pas sa magie pour tuer plus démon…

Mais Sedoc savait ce qu’il faisait, il voulait garder son énergie pour défier le commandant ennemi… Les portes de Val-Tempêtes ne cessaient d’envoyer toujours plus d’hommes, mais le courage des lycans faisait face, et tous tenaient…

Enfin le moment tant attendu arrivait ! Les réserves débarquaient enfin, après avoir contourné les lignes démoniaques. Huit-cents lycans, animés de colère et de haine, qui décimèrent les élites chaotiques prises au dépourvues. Enfin les renforts venaient d’arriver, et Sedoc put enfin lâcher un soupir de satisfaction, car lui et ses lycans n’étaient plus que sept-cents.

Quant à ses archers, un de ses hommes le prévint qu’ils avaient tous péris en tuant les autres élites. Ainsi l’élite du chaos n’étaient presque plus, le reste tenta d’attaquer depuis les airs le roi lycans, mais ils tuèrent involontairement quelques uns des leurs, car leurs attaques n’étaient pas précises.

C’est là que Val-Tempête rouvrit ses portes, mais pour lâcher une nouvelle vague de démons, non, c’était pour laisser place à bien pire, pour laisser place à Balthazar, Commandant de l’Elite du Chaos…

Les lycans commençaient à avoir peur, et Sedoc tentaient de préserver leur courage, ravivant leur haine pour les démons… Mais lorsque Balthazar Invoqua Astaroth, cette ancestrale gargouille de lave, de feu et de pierre, les lycans tremblèrent. Sedoc devait agir vite, sinon c’était la défaite assurée. Les lycans avaient l’avantage, et devait le préserver ! Sedoc reprit son souffle, et dit à ses hommes, pour les réorganiser :

« Reformez les rangs, Crocs d’argents, soutenez vos frères, essayez de former deux groupes compact, nous ne devons pas perdre cette bataille, m’avez-vous compris ? Et surtout, tentez d’éviter Astaroth dans la mesure du possible ! »

Tous acquiescèrent, et agirent en conséquence, formant deux groupes de lycans, chacun constitué de 350 lycans et de 400 Crocs d’Argents. Pendant qu’Astaroth tuait tous ce qui se trouvait sur son chemin, Sedoc, lui, poussa un énorme cri de rage, et se mit face à Balthazar. Le roi lycan observa le commandeur démoniaque un petit moment, avant de déclarer :

« Ce soir, Balthazar, je vais te tuer, et tu paiera pour avoir touché à l’un des nôtres ! Je n’accpete pas que l’on s’en prenne impunément au lycans, et tu vas comprendre que lorsque l’on touche à un fils de la Lune, ce sont tous ses frères que tu attaques ! »

Sedoc regarda alors Astaroth, et en se concentrant, dit :

« N’est pas mort qui à jamais dort… »

Sedoc invoqua alors le Frère Wolfen, un gigantesque Lycan en armure de bronze, dans l’espoir de contrer Astaroth…

Puis le maître lycan reposa son regard sur Balthazar, et dit :

« L’angoisse partout te suivra car tu as ouvert les yeux sur une nuit sans fin. »

C’est là que deux loups rejoignirent Sedoc, pour faire face à Balthazar, avant que le roi lycan n’enchaîne :

« Quand on a accueilli le mal chez soi, il ne demande plus qu’on lui fasse confiance. »

C’est là que Sedoc entra dans un état de transe frénétique, chargeant Balthazar, et enchaînant ainsi des coups extrêmement rapides et puissants, Croc de Lune envoyait de nombreux coups avec sa hache et ses griffes, formant ainsi un parfait combo, Balthazar serait donc trop occupé à parer avec une extrême difficulté l'attaque du roi lycan, pendant que les deux autres loups pouvaient tranquillement attaquer Balthazar, ainsi se révélait le puissant roi lycan… Ainsi Balthazar n'aurait pa sà faire face à n'importe qui, mais il aurait en face de lui l'Elu de La Lune !
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Balthazar
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MessageSujet: Re: La Guerre du Malentendu [Sedoc et Balthazar]   Ven 28 Aoû - 15:14

Balthazar...

Un nom qui reste dans les mémoires dès la première rencontre, un personnage singulier, un tempérament détonnant. Bien qu'étant un hybride ce dernier s'est toujours évertué à agir en tant que Démon. Non point qu'il déteste ses origines, mais lorsque l'on vit dans un univers démoniaque, être un humain s'avère une bien triste chose. Préjudiciable ? Assurément, cependant il l'adore ce côté là, le chouchoute, car comme chacun sait, L'homme, en de rares mais brillantes occasions, peut être pire qu'un démon.

Balthazar se voyait donc en précurseur de l'effroi, s'imaginant à maintes reprises ce qu'il ferait une fois que le chaos le choisira, chose qui devait lui être promise ! Car dans sa grande et insatiable ambition, le seigneur des enfers rumine les siècles où des incompétents gouvernaient avec maladresse le Royaume des Enfers.
Son temps était venu, et il s'était même permis de donner un petit coup de pouce au destin...

Rageant de voir une autre personne que lui, après 200 ans d'agonie, au pouvoir, mais qui plus est une femme, il se rendit à la vallée des Chimères, dans le fol espoir de trouver cette plante si particulière....Cette herbe qui tout comme le Chaos peut sauver la vie, ou la reprendre. Cette contraction même, défiant les lois si strictes de la nature et pourtant née en son sein, la Mandragore était un choix judicieux pour tout homme désireux de commettre un forfait...Parfait.

La mixture est généralement assez simple à préparer ; prenez quelques grammes de Mandragore, ajoutez soigneusement une eau chaude, comme celle du thé, ajoutez un zeste de saveur exotique et vous obtiendrez l'infusion fatale. Une petite gorgée ?
Assurément, le destinataire qui boira en compagnie de la mort ne doit pas être au courant, et chacun sait que les espions et complices vont de bon augure en ces temps ravagés. Balthazar ne faisant pas exception à la règle, se servit de son ange ténébreux pour fignoler les détails et arracher de vive voix la vie qui s'écoule nonchalamment dans les veines de Yéléna, Reine des démons....Ecoeurant.

Ainsi, dans le quartier des succubes un flocon de neige infernal jubile, coincé dans les parties génitales d'une dévergondée, ce dernier embourbait avec frénésie le derrière de chacune des affolées sexuelles qui passaient par là. Aucune complainte ne retentissait, soit elles aimaient cela, soit elles craignaient de vexer le Chef de l'Elite. Ce qui s'apparenterait naturellement à une mort cruelle et dérisoire.
Soudain, de nombreuses forces émanèrent de l'extérieur, puissantes et emplies de haine vorace. Ceci stoppa net Balthi alors que l'accomplissement de son acte, tout sauf pudique, arrivait à terme.
C'est complètement apeuré que le petit démon esclave franchit les portes entre-ouvertes du quartier des succubes, gueulant à la mort comme le faible qu'il était.

Il est sans doute possible qu'il ne s'en rendit pas compte, mais sa tête toucha le sol bien avant le reste de son corps. Son ex-maître étant sur le pied de guerre, rhabillé et frais comme un sous neuf. cette entité maléfique marcha avec lenteur jusqu'à la plus haute tour du Château de Richt, et croisa au préalable quelques uns de ses frères, effrayés eux aussi. Cela ne servait à rien de tous les tuer, enfin pas maintenant, ils seraient sans doute utiles durant la bataille. Regardant par le trou faisant office d'ouverture vers l'extérieur, il vit, à son grand étonnement, l'armée Lycane rassemblée.
Elle était étourdissante de par sa taille, et les provocations que lançaient les bestioles n'auguraient rien de bon. Balthazar réagit vite et bien, organisant à la volée un conseil de guerre extraordinaire, il distribua ses ordres et sa stratégie incomplète. Une attaque surprise, vraiment surprenante.

Durant l'entretien, le démon de neige tremblait, et n'importe qui aurait pu interpréter cela comme étant de la peur mais ses deux lieutenants eux, connaissaient la réelle nature de cet événement. Le sourire aux lèvres, tordant son visage d'une expression inhumaine, la pression spirituelle qui augmente, devenant étouffante ; oui, il était clair désormais que Balthazar, démon de l'ancien temps, était tout excité à l'idée d'affronter de telles créatures sauvages.
Quelques minutes plus tard les combattants furent déjà tous rassemblés, prêts au combat, et leur maître discoura, parlant d'une voix forte bien que stridente.


"Guerriers infernaux, monstrueuses abominations du Chaos, nous voilà sujets à d'intéressantes nouvelles !
L'éclaireur Zogy Balar vient de m'annoncer le regroupement soudain de l'armée Lycane, prête à dévorer nos terres et à défoncer nos portes !

Vous me connaissez, et avez conscience de mon inégalable expérience dans l'univers dramatique de la guerre, ainsi, écoutez attentivement mes mots.

- Craignez la force de vos ennemis, reculez devant eux, implorez leur pardon et priez pour que leur clémence soit de taille face à votre peur.... - HA HA HA HA HA HA !

C'est ce que ces chiens galeux pensent que nous ferons, mais il n'en sera rien, en tant que commandeur de l'armée infernale, je vous ordonne à tous de Trancher, Éviscérer, Mordre, Griffer, Brûler, Éventrer, Lacérer, Décapiter, Hurler, Arracher, Briser, TUER !!!

Montrez à ces Zoophiliens inconscients que les véritables bêtes, ici, C'est NOUS !"

________

L'affrontement débuta dans les règles et c'est avec stupeur que le fils du chaos remarqua le fossé numérique qui séparait les deux armées. Les Lycans étaient méticuleusement bien préparés, trop même. Ce n'était pas juste une guerre de territoire, quelque chose d'autre nourrissait leur rage....De plus il faisait nuit, et la lune bordait avec entrain ses enfants.

Mais les démons étaient sur leurs terres ! Et jamais une autre race n'avait osé défier ainsi l'armée démoniaque. Les portes de l'enfer resteraient fermées face à ces aberrations, et il y veillerait personnellement.
Les Elites commencèrent donc et furent relativement victorieux, tandis que les quelques aventureux lycans se faisaient cramer par les sanguinaires. Ça démarrait bien, mais c'était sans compter le nombre et les capacités des loup-garous.

Après déjà plusieurs heures, les deux camps s'épuisaient et s'amoindrirent rapidement et la bataille devint plus chaotique que jamais. Ils reprirent l'avantage lorsque des renforts arrivèrent de nulle part...Jamais Balthazar n'aurait pu soupçonner les lycans d'être aussi fourbes. Les temps changent, vraisemblablement.
Il était temps d'agir également, et c'est avec beaucoup d'énergie qu'il demanda vivement l'ouverture des portes gigantesques des enfers. Dans un crissement métallique lourd, le plus ancien Guerrier d'Alésia apparut, blanc tel le messager incorruptible de la mort, fier comme le phœnix renaissant d'un passé tortueux.

Son aura se faisait oppressante, et particulièrement noire, animée d'une joie macabre, comme si tout ce qui intéressait cet être n'était que le meurtre...Les quelques premiers lycans qu'il rencontra furent totalement ébahis de sa présence, tremblotants comme des chiens terrorisés. L'un d'eux poussa un énorme cri, voulant sans doute se redonner du courage, et par la même occasion à ses camarades. Mais son hurlement fut stoppé brutalement, se transformant en gloussement, un bras au travers de la poitrine et ressortant par le dos. Le voilà occis et sur les rives de la mort, ses pensées vont retrouver son maître, d'ailleurs, il articule son nom : Sedoc Ludd.



Musique d'Ambiance

L'arme létale se retire bruyamment et le sang du malheureux gicle au visage maintenant aléatoirement recouvert de Balthazar. Lequel ne bronche pas et fixe le vide. Ses yeux de flammes s'éveillent et se teintent d'une lueur meurtrière, tandis que son sourire gagne de plus en plus de terrain sur son visage. Le temps se fige un instant alors que le démon regarde la scène, pensif. Son regard fait le tour de la place, lentement, et les images de sang, de douleur, et de rage folle s'enchaînent devant lui.

Le démon se sens nostalgique d'une gloire d'antan, et pense aux écris "origines" du Livre d'Erebus.

Code:
 - Le monde est affligeant, tout comme il est merveilleux. Le monde est Chaotique. -

C'est exactement cela, le démon est à la fois affligé et émerveillé. Il voit véritablement le Chaos.

Soudain, brisant sa léthargie momentanée, les Lycans se ressèrent, et une voix s'élève.


<< Formation Défensive !>>

Formation défensive ?!?! Quelle est donc cette appellation technique ?! C'est une véritable honte de parler ainsi, les lycans se prendraient-ils pour des soldats humains ? Leur isolation a sans doute affaiblit leurs instincts primaires, regrettable.

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Balthazar
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MessageSujet: Re: La Guerre du Malentendu [Sedoc et Balthazar]   Ven 28 Aoû - 15:19

Balthazar décida de passer au niveau supérieur, voyant que son armée se fait littéralement dépasser, et invoqua la Gargouille, Astaroth. C'est la troisième fois que leurs corps étaient réunis, et sans dire mot, la bête de lave comprit ce qu'elle devait faire, et s'exécuta brillamment. Son avènement renversa la vapeur et permit aux démons de souffler un peu, un répit de dernière minute, léger mais nécessaire.

Et puis le moment fatidique arriva, ce moment ou deux grandes puissances se jaugent, se taquinent, s'affrontent, et meurent. Par ce que chaque combat tue un peu plus l'âme du guerrier, ombrageant à chaque fois son âme d'un autre voile noir. Le maître lycan se voulait être un chef massacrant, disséminant ses directives de façon coordonnée, comme un humain. Il était d'ailleurs imposant, à le voir, on pouvait facilement dire qu'il faisait trois fois la taille de Balthazar, immense amas de muscles et de fourrure. Ces crocs étaient bien trop gros pour tenir dans une mâchoire si petite, et pourtant si large, tout comme ses pattes semblaient avaler l'espace entre eux, ornées de griffes géantes et sinistres.
Force était de constater la masse colossale de la bête, mais Balthi lui, ne pouvait s'empêcher de voir l'anomalie.

Il hurla...tonitruant...rien à voir avec le petit louveteau de tout à l'heure, cette fois-ci la ciel sembla même un instant gronder avec lui, quelle force !
Le futur Roi démon entama la discussion, parlant avec douceur, agrémentée d'une touche de provocation.



"Bien le bonsoir Roi Lycan, comment se porte votre niche ?"

Ce qui suit fut troublant, car le Roi accusa directement son opposant d'un fait divers, qui serait à l'origine de toute cette cacophonie. Le démon répondit donc, levant un sourcil effaré.


"Touché l'un des tiens ? c'est relativement peu probable, même si je n'ai pas autant de pilosité, je déteste les puces, HAHAHAHAHAhahaha...Ouais bon, t'es pas d'humeur à rire toi non plus."


Sous les yeux attentifs du maléfique personnage, Sedoc invoqua à son tour une créature de l'ancien temps, un énorme chien avec encore plus d'apparats et excentricités en tout genre.


"pfiouuuuuuuh, Grandiose ! Astaroth, réduis le en cendres !"

Mais alors que l'on aurait pu croire les préparatifs terminés, le sir Ludd invoqua de rechef deux petits loups, qui sans hésiter toisèrent Balthazar d'un air affamé.


"Un combat à la loyale en plus de ça, j'adore !"


Le seigneur des enfers plaça sa main droite au niveau de sa hanche gauche, mimant de dégainer une épée inexistante mais qui par fragment de flammes écarlates et de mana en fusion, se matérialisa. Le tout fut enrobé d'une douce incantation et d'un sourire amusé.


"Viens à moi, Gargantua ! Dévoreuse d'âme."

Petit à petit, chaque parcelle de l'épée fut révélée dans un enchevêtrement maléfique de mana noir et larmoyant. Le pommeau, naturellement à l'effigie d'une terre de mort aux dents démesurées, la fusée, longue et arrondie permettait une prise souple et adaptée. La garde était quant à elle représentait une forme géométrique complexe, ce qui nous permet d'affirmer que les Nains ne sont pas étrangers à la forge de cette épée.
Enfin la lame est gargantuesque, gravée sur toute la longueur de runes démoniaques, et débute de manière traditionnelle pour ensuite adopter un tranchant ciselé au niveau du Fort, qui se termine par un Faible tout à fait normal.

En somme, une arme faite non pas pour trancher, mais pour tuer.
Il semblait certes impossible pour quelqu'un du gabarit de Balthazar de saisir et de combattre avec une arme aussi lourde. Or, alléger le poids de l'épée est une des attributions que possèdent les runes et c'est sans compter la force considérable du démon. Sedoc avait d'ailleurs fait preuve d'une grande sagesse en prenant son homologue au sérieux dès le début du combat, car nombre de guerriers se laissaient endormir par cette apparence chétive et sa taille moyenne.

Imaginez un amoncellement impressionnant d'énergie spirituelle concentré en un point sensiblement petit. La majorité des démons sont volumineux et biscornus. Cette différence donne à Balthazar une vitesse prodigieuse et lui permet accessoirement de garder une force élevée.

Progressivement, les deux auras augmentaient, se faisaient omniscientes et ravageuses, certains guerriers s'évanouirent autour d'eux et bientôt ils furent tous contrains de s'écarter, pour continuer leurs échanges mortels un peu plus loin. Ici, l'atmosphère se voulait insoutenable. Les voici donc dans une arène improvisée, et les terres de feu seraient témoins d'un combat titanesque.

Balthazar sentit un trouble en son moi interne, et certaines effluves spirituelles s'entravèrent. Le courant d'énergie dans son corps était encore légèrement endormi, n'attendant que l'étincelle pour revivre. Et c'est justement au moment où il s'apprêtait à dégager sa pleine puissance, que le monstre du monde souterrain chargea, violemment.
La quinzaine de mètres les séparant fut entièrement avalée en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire. Ce n'est que par réflexe que son bras droit leva Gargantua, et que son deuxième membre vienne soutenir la charge, s'appuyant maladroitement sur la lame. Ainsi il était en position et tenta vainement de contrer l'attaque...

Le deuxième coup de hache brisa sa garde et envoya sa légendaire épée valdinguer plusieurs mètres plus loin, tandis que le coup de patte suivant manqua de lui arracher la tête tant il fut enragé. Et comme sa fidèle compagne égarée, Balthazar parcourut une bonne vingtaine de mètres avant de rencontrer un obstacle. Si rien ne s'était interposé entre lui et sa vertigineuse course, qui sait jusqu'où il aurait bien pu aller.

Cet obstacle justement n'était autre qu'un louveteau, qui s'évanouit instantanément sous la violence de la rencontre. Un lourd silence s'abattit sur la zone de combat, où de la poussière, infime, s'élevait. Les deux loups devaient sans doute sentir encore l'odeur de leur proie, puisqu'ils chargèrent immédiatement et le plus proche s'élança pour traverser la couche opaque de fumée...C'est alors que brusquement, une main à la blancheur immaculée s'en extirpa pour plonger littéralement dans les entrailles de l'animal et en ressortir aussitôt. Le corps du premier loup tomba raide mort sur le sol.

Le vent est rare dans les terres de feu, et généralement c'est plutôt des bourrasques suffocantes. Mais quand tout fut dégagé, le démon de neige titubait en avançant. Son visage était entièrement maculé de liquide pourpre, créant involontairement un contraste avec le reste de sa corpulence. La douleur était horrible, martyrisant son cerveau jusqu'à en troubler sa vue. Il lui fallut quelques secondes pour que son esprit retrouve le chemin rationnel vers la réalité préalablement abstraite. Le Sieur Lycan ne rigolait pas, c'était de bonne guerre.
Mais ce qui demeurait le plus frappant, c'était ce sourire, son sourire, qui irradiait toute l'assemblée d'une jouissance palpable. Les démons eurent bien peur de perdre un tel combattant dans leur rang.

Le deuxième loup tenta également l'exploit, fidélité sans nom, et se retrouva le museau départagé en deux parties égales et symétriques.
Balthazar retrouvait ses esprits avant de poser une main sur les trois plaies béantes de son visage. Là, quelques minces filets de fumée s'élevèrent. Le démon cautérisait ses blessures pour arrêter le saignement et faciliter la régénération.
Contre toute attente, il arrêta de sourire, et adopta même une expression soucieuse.


"Franchement Sedoc, tu as l'impression de mieux combattre avec une hache ? Et d'être plus en sécurité avec cette armure ridicule ?....Je pensais le Seigneur des Lycans bien plus en accord avec sa vraie nature. Et puis...C'est quoi cette façon de parler ?! On dirait que tu sors tout droit d'une de ces casernes militaires humaines !"


Son faciès redevint plus sérieux un instant...


"Pardonne ma franchise, mais tu m'as montré que tu n'avais que l'apparence de l'animal."

Sur ces mots, et sans crier gare, Balthazar exécuta un mouvement qui dépassait l'entendement humain, certains virent une ombre, d'autre un tâche blanche dans la paysage, mais il y eut exactement deux endroits où il apparut avec certitude ; on le vit saisir son épée, puis on le distingua à plusieurs mètres au dessus du sol, en plein saut, le visage rayonnant d'allégresse.
Il tenait sa lame à deux mains, et la positionnait en arrière, prêt à donner un coup d'une force magistrale. Il retomba presque aussi vite qu'il fut monté, visant avec précision le Maitre Lycan.

Lorsque son épée heurta le sol ou bien son adversaire, il y eut un fracas assourdissant, et la terre trembla de douleur face à tant d'énergie destructrice déployée. D'innombrables fissures se créèrent autour du torchon de fumée qui empêchait de distinguer convenablement ce qu'il s'y déroulait. Plusieurs combattants tombèrent sous le séisme provoqué et tout ce que l'on pouvait entendre, c'était le rire agaçant pour les uns et revigorant pour les autres, du Seigneur des Enfers !


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MessageSujet: Re: La Guerre du Malentendu [Sedoc et Balthazar]   Lun 31 Aoû - 20:42

[HRP : Désolé du rp court, mais avec la rentrée, manque de temps.]

Sedoc regardait Balthazar les yeux dans les yeux, tentant de plonger son âme dans le cœur noire de corruption du démon blanc. Jamais Sedoc n’avait ressenti autant de corruption, de chaos et de maléfice dans une seule âme, jamais il n’avait connu quelqu’un d’aussi cruel ! Le roi des lycans se devait de débarrasser le monde d’un tel être de cauchemar… Mais comment ? Sedoc connaissait bien ses capacités, il connaissait ses propres faiblesses et savait comment en jouer, mais pour ce qui était de Balthazar, il ne savait pas grand-chose, juste que ce n’était pas un guerrier à prendre à la légère. Il n’avait jamais eu l’occasion d’affronter ce monstre, et il n’avait pas le droit à l’erreur. Il comptait sur Wolfen pour occuper voir même tuer Astaroth, car pour ce qui était du reste, les lycans avaient l’avantage, mais si Balthazar ne mourrait pas très vite, les lycans risqueraient de perdre plus rapidement que prévu !

Le maître chargea alors avec agressivité le démon, l’éjectant ainsi à plusieurs mètres, et le forçant à lâcher son épée. Et en parlant de son épée, celle-ci semblait vraiment étrange, Sedoc devrait s’en méfier. Il vit alors ses deux compagnons se faire lamentablement massacré par le seigneur des enfers, le maître savait, mais le maître n’avait pas agi. Il voulait premièrement voir les capacités du démon avant d’user de toute sa force.

Sedoc épia Balthazar. Ce dernier tentait de faire de la discussion avec le roi des lycans, mais l’acte commis par les démons ne pouvait rester impunis, aussi Sedoc ne répondit pas aux remarques désobligeantes du démon blanc. Mais une chose l’avait intrigué, lorsque Sedoc lui avait parlé de l’agression de Tanhor, Balthazar avait semblait………étonné, comme si il n’était pas au courant…. Etrange….. Mais il n’est pas l’heure à la réflexion, mais à l’action.

Aux dires de Balthazar, Sedoc resta impassible, ne laissant en rien les insultes du démon le déstabiliser, mais quand Balthazar se mit à critiquer les moyens d’attaque des lycans, la façon pittoresque dont Sedoc se protégeait avec une armure et tuait avec une hache, Sedoc ne tint plus, et répliqua brusquement :

- Balthazar, il est vrai que nos méthodes ne sont plus ce qu’elles étaient… Balthazar, tout comme moi, tu as vécu la Guerre d’Alésia, et tu sais bien qu’à cette époque, le courage était une arme redoutable, mais les temps ont changés, tu as sommeillé plusieurs années, et durant ta sieste, les peuples ont évolués. Regarde les humains, désormais, ils sont plus puissants qu’avant, et nous lycans, nous avons dû nous résoudre à changer nos méthodes, c’est s’adapter aux temps qui avancent… Pour ce qui est de moi, je n’ai pas encore utilisé toute ma force…

C’est alors que le démon blanc sauta à une hauteur vertigineuse, l’épée à la main, le sadisme aux lèvres, et frappa la terre de son arme cauchemardesque……………….. Ce fut destruction et désolation autour du démon. Sedoc avait tenté d’esquiver l’attaque tout en se protégeant, mais il fut tout de même blessé par l’attaque. Tout comme Balthazar, Sedoc savait régénérer à peu près ses blessures, mais légèrement.

Puis, le roi lycan, prit deux démons dans ses griffes, qu’il dépeça devant le maître des enfers :

- Balthazar, ton attaque me prouve un peu plus ta puissance, mais sache que je n’aurai aucune pitié pour toi ! Moi, l’ELU de la LUNE, je vais te montrer ce que notre mère nous à offert, tu vas avoir affaire au fils de la Lune en personne, sois en honoré, Balthazar !
Sedoc cria de nouveau si puissamment, que la puissance du son souffla légèrement la terre autour du maître lycan. Les crocs beaucoup plus, les griffes durcirent considérablement, capable de déchiqueter le métal comme on couperait du beurre, le poil s’épaissit, la rougeur des yeux s’intensifia. Sedoc, en se transformant sous sa forme ultime, brisa son armure, et lâcha sa hache. Déjà que sous forme bestiale, Sedoc était terrifiant, là, on croirait une créature tout droite sortie des cauchemars des hommes. Ses pattes puissantes, ses crocs et griffes tranchants, sa vision extrême, son odorat surdéveloppé, tout en lui était fait pour tuer et chasser, c’était Le Prédateur, c’était La Bête. Sedoc surplombait largement ses frères et ses ennemis de sa taille immense, et il annonça au chef démoniaque :

- Tu vas vite comprendre que tu aurais dû renoncer quand tu en avais encore la possibilité, mais désormais, rien ne m’arrêtera ! Si tu n’as qu’une seule once d’espoir de survie, ne te fais pas d’illusion, je te traquerai et t’achèverai. Si tu tiens à vivre un peu plus longtemps, alors fuis, sinon, meurs !

« La crainte de la douleur est pire que la douleur elle-même. », cette phrase était censé faire apparaître des chancres atrophiants sur le corps de Balthazar, et sachant ses réserves de mana limitée, Sedoc n’en tint pas compte, il poursuivit par :

« La démence croit avec l’usage. » C’est sur cette phrase que Sedoc sombra dans une létargie de haine immense, concentrant tant d’énergie dans ses pattes qu’il lui aurait était aisé de découper en rondelles n’importe qui, ou n’importe quoi, sa vitesse était si grande que seul un très puissant guerrier aurait pu contrer quelques coups de cette attaque. Et cette attaque, Sedoc la dirigeait sur Balthazar, il voulait en finir au plus vite !
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Balthazar
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MessageSujet: Re: La Guerre du Malentendu [Sedoc et Balthazar]   Jeu 3 Sep - 8:18

[Pas grave Sedoc, c'est compréhensible Wink]

Le combat improbable entre les Lycans et les Démons faisait rage depuis maintenant plusieurs heures. Comment en était-on arrivé là ? Question qui galopa un bref instant dans la tête du général de l'armée des ténèbres, mais qui disparut aussi vite, puisque qu'en l'occurrence les événements étaient engagés, et rien ni personne ne pouvait plus faire marche arrière...trop de sang venait de couler, se répandent telle une rivière de massacre sur le champs de bataille, sur les terres de feu. Ces terres, qui asséchées par la chaleur ambiante, avalaient avec délectation ce liquide noble.


En outre Balthazar n'était pas créature à se demander sans cesse le pourquoi du comment, il venait d'être provoqué, d'être attaqué, blessé, injurié, et cela suffisait pour qu'il rende la pareille, au quintuple !
Monstre de vices, il se demandait bien quand la Reine parjurée de honte rendrait son dernier souffle, quand enfin Yéléna Calista daignerait crever ! Elle, qui par sa façon de gouverner si molle et inconsciente, ne méritait guère la place privilégiée qu'elle octroya dans le passé au véritable fils du Chaos. Pendant que l'hybride menait le combat, se saignant certes avec plaisir, mais à la place de la future ex-souveraine, son plan machiavélique se concrétisait. Et bientôt, dans une souffrance dépassant les plus horribles tortures inhumaines, elle gouterait à son élixir habituel.
Car dans sa paresse et sa honte, cloitrée en sécurité à l'intérieur du Château de Richt, son thé venait d'être agrémenté d'une touche de mort, un poison indétectable...Peut-être pas pour un Lycan, mais Yéléna n'en était pas un. A vrai dire, elle n'était rien !

En parlant de Lycans, Sedoc Ludd, le plus puissant d'entre eux, faisait face à Balthazar. Malgré les menaces de mort qu'il proférait à l'encontre de son adversaire, on sentait bien que c'était lui qui se sentait chassé, comme une bête piégée qui ne comprenait guère la mesure de son acte, désormais face à un être capable de lui répondre, et avec autant de violence, plus de cruauté.
Il l'eut chargé comme un dératé, voulant officialiser sa suprêmatie, mais fut contraint de constater son ridicule.
D'ailleurs, même si il resta intangible face aux insultes du démon, il ne put nier sa façon disgracieuse de combattre. La grosse boule de poils discoura sur l'évolution des peuples, sur l'avènement en puissance des hommes, et sur le changement radical de position qu'il dut effectuer. Ce fut sans doute cette réponse là qui provoqua la saute d'humeur du démon de neige.
Son visage devint une métamorphose de l'érésie en dégoût total.

"Tout comme moi ?! Ne te méprends pas, misérable cancrelas ranpant ! J'ai combattu aux côtés de l'être le plus puissant qui n'ait jamais existé, j'ai tué des centaines d'Elfes et d'Anges en son nom, on me surnommait même - Balthazar le Glorieux -. Les démons ont ébranlé les terres ancestrales d'Alésia, fait tremblé les créatures de la lumière ! Depuis l'aube des temps les Lycans prônent leur neutralité et se terrent pour échapper aux guerres !!! C'est toi qui a fait la sieste, vulgaire cabot, c'est toi qui es dépassé de deux siècles et lorsque tu daignes enfin bouger ton gros derrière poilu, c'est pour attaquer la seule race qui vous accepte comme étant un peuple digne du Chaos !

Alors sois au moins honnête, et ne me mets pas au même rang que toi !"

Il reprit son souffle, mais uniquement pour insurger de nouveau le Roi Lycan.

"Les temps ont changé...les humains sont devenus plus forts...Que des prétextes pour justifier ta propre impuissance, ta faiblesse d'âme. Pauvre larve, tu n'es pas un loup, mais un mouton qui se plie aux règles de son dompteur, suivant avec médiocrité le sens du courant. Moi, je suis le dragon qui va contre ce courant et qui impose ses lois sans tressallir ! De nous deux, tu es le plus à plaindre, car tu as perdu ta quintessence d'antan. Accepte ce que tu es devenu, un lâche..."

Sedoc déchiqueta alors deux démons qui eurent la malchance de se trouver à sa portée, et voulut honorer Balthazar du combat qu'ils menaient.

"Sûrement pas...je te combats avec pitié."

Soudain, Le Suzerain des loups se transforma, et poussa un cri des plus terrifiants, soufflant le sol comme un adversaire rompu, grandissant et gagnant en physionomie destructrice, poussé par une rage indescriptible. Les vêtements et les cheveux du démon dansaient lentement sous ce vent de haine déchainée, mais son visage, restait inhabituellement impassible, désolé et haineux à la fois.
D'ordinaire, c'est avec une jouissance sans nom que ce guerrier tuait, mais là, en se demandant si toutes les autres créatures du mal avaient toutes perdues leur magnificence ténébreuse, l'envie de rire lui passa. Car si tel était le cas, cela signifiait que le bien reprenait peu à peu le dessus..Chose inconsevable pour celui qui embrassait le Chaos de toute son âme.

Pendant que Sedoc mutait en bête immonde, Balthazar jeta un coup d'oeil aux alentours et remarqua avec étonnement que les Lycans s'étaient regroupés en plusieurs groupes compactes. Ainsi ils perdaient le contrôle du terrain, et devenaient bien plus faciles à toucher. Il s'exclama à voix haute, ne portant pas le regard sur Astaroth, étant une entité de roche et de lave, son homologue de caniche devait déjà être calciné.

"A tous les démons restants, déchainez votre colère, défendez vos terres comme les bâtards bestiaux que vous êtes, lancez des Boules de feu sur les pavés combustibles de Lycans !"

Le Chef de l'Elite tourna la tête vers son opposant, pour entendre une nouvelle fois, les imbécilités du pseudo fils de la lune.

"Fuir ?! Sombre idiot, tu ne sais décidément pas à qui tu as affaire !"

Ce dernier, enfin à son stade ultime, ne se fit pas prier pour réengager les hostilités, et grogna une incantation douteuse, qui fit effet immédiat, avec une force de répercussion inimaginable. Balthazar sentit son corps se déformer, ses membres s'atrophier et gonfler dans des intermittences extrêmement douloureuses, d'ailleurs, il hurla d'une souffrance vorace. Ses muscles se fatiguèrent rapidement, et il fallit tomber à genoux..c'était sans compter sur sa détermination, il lui en voulait tellement, à ce Roi déchu, qu'il planta son épée perpendiculairement au sol afin de s'appuyer sur elle, les yeux écarquillés, fixant le sol.

Son visage se crispait à diverses occasions et son souffle se saccadait, tel un taureau furieux, laissant passer au travers de ses dents qui s'entrechoquaient, une pluie blanchâtre de crachats. Ce fut cet instant, cette attaque, qui prénomma la situation funeste qui lui manquait, une hargne naissante de frustration, et dans un univers complètement apocalyptique, sa pleine puissance éclata.

La terre se mit à vibrer, grondant comme un monstre qui s'éveillait au pouvoir inhibiteur du Démon, tellement, que sous ses pieds, un carnage de craquelure apparut, manquant de créer un abîme infini de cendres en fusion. Le ciel se chargea de nuages sombres, dépourvus de pluie, et l'atmosphère autour du démon blanc distorsionna le temps et la dimension dans laquelle ils étaient. Des appels d'éclairs sombres comme l'ébène pénétrèrent Balthazar de leur subjugante irrationalité, stoppant l'hémoragie causée par les chancres diminuants du sieur Lycan.
Ainsi l'être de feu se redressa, vibrant d'un éclat lumineux, les pupilles dorées d'un maléfice pétrifiant.
La température du champs de bataille atteignit des proportions étouffantes, ravageuse, tandis que la lune semblait prier pour ses enfants.
Le Chaos se concentrait en se petit être, cette houille blanche, semblant impossible à ébranler.

Balthazar se montrait enfin, après deux siècles de sommeil, tel que Ramus put le combattre avant de périr. Lui, l'être le plus mauvais que le monde ait jamais porté, fort comme un diable et perfide comme une hydre, se tenait droit devant Sedoc, qui représentait à ses yeux la décadence d'un monde qui suffoque, qui complaint son immortalité, qui finalement se dirige droit vers une mort honteuse et sénile.
Dans les ténèbres du renouveau, Balthazar chargea, Gargantua à la main, en même temps que son adversaire.

Tout se passa très vite, à une vitesse qui ne permettait pas aux vulguaires soldats des deux camps de distinguer leur dirigeant respectif.
Un bruit métallique, suivit de près par ce qui aurait pu s'apparenter à une explosion, et un objet toucha le sol lourdement. Une fois les levées de poussière dégagées, on pouvait facilement reconnaître une large épée, impressionante, avec une main la saisissant...
Oui, les griffes du Roi Garou avaient eu raison de la moitié de son avant bras. Cependant, aucun cri de douleur ne retentit et au centre de l'arène, les deux bélligérants s'affrontaient toujours.

Balthazar venait de sacrifier son corps pour approcher la bestiole géante, étant en état de létargie, il se retrouva sous sa bedaine hirsute et tenta de l'empoigner avec une férocité déconcertante.
Le voici donc sous la masse imposante et discernable du vieux loup-garou. Un sourire à effrayer le plus endurant des orcs s'installa sur le faciès du démon, qui dans un murmure macabre s'exprima :

"La braise règne là ou la compassion, n'a pas sa place"

La peau de Balthazar se mit à luire, et très rapidement, de minces flammèches s'éxtirpèrent de tout son corps. Mais le but n'était pas de préchauffer le lycan, plutôt de le carboniser ; Alors le démon millénaire donna une impulsion énergétique énorme, et hurla par la même occasion.

"VA EN ENFER !"

Là, sous le ciel recouvert d'une lueur sordide, un gigantesque geyser de flammes ardentes et dansantes s'élevait, derversant sur les terres de feu une fournaise absolument insoutenable...





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MessageSujet: Re: La Guerre du Malentendu [Sedoc et Balthazar]   Mar 8 Sep - 20:31

« N’est pas mort qui à jamais dort… »

L'air se contracta. Dans les paroles de Sedoc Ludd, l'atmosphère s'assombrit un instant, et chaque guerrier se tue. Ils ne pouvaient faire autrement. La majesté de ce qui se rapprochait dangereusement de la réalité, porté par les mots du Maître Lycan, rendit coi tous les êtres vivantes dans un rayon de plusieurs kilomètres. Même le Vent parut cesser de siffler. La toile du monde se fissura, créant une large entaille béante sur une dimension à tel point différente de celle où se tenait la bataille qu'aucun Démon et aucun Lycan ne put la regarder. Et une seconde, elle s'était refermée. Ce qui en était sorti égalait Astaroth en taille comme en largeur. Les plaques de bronze terni par le temps le protégeraient des braises et des flammes de la gargouille millénaire, au moins quelques instants. Il rugit en apercevant ses descendants morts, éventrés sur le sol comme autant d'insectes écrasés sur une vitre.
Wolfen.

La bataille ne reprit son cours que lorsque le Frère Wolfen se fut jeté, crocs et griffes dehors, sur Astaroth, écumant de lave. Ils luttèrent longtemps, à forces égales bien que Wolfen semblait gagner l'avantage... Astaroth, invoqué par Balthazar qui n'était encore que sous-chef, avait moins de puissance que l'Ancien Loup, lui-même invoqué par un roi. Wolfen attira Astaroth plus loin du champs de morts, afin d'éviter que ses frères ne continuent d'être écrasés par le Démon.
Les ordres du Seigneur Ludd furent appliqués dès qu'il les eut énoncés, et les lycans prirent les formations indiquées par leur maître. La guerre semblait une nouvelle fois pencher en faveur des Loup-garous, qui, ravivés par le cri de Sedoc, se remirent à tuer avec encore plus d'entrain.

Mais malheureusement pour les fils de la Lune, cela ne devait pas durer.
Approchons nos regards curieux du chateau de Richt, tout au fond de Val-Tempête. Oui, cette tour rouge et gigantesque, désertée depuis maintenant plusieurs heures. Désertée... Ou presque. Une personne, ainsi que ses serviteurs, s'y tiennent encore. Celle qui s'était auto-proclamée Reine des Démon mais qui ne sut jamais accomplir même le moindre des actes que la fonction requerrait ; Yéléna Calista. Assise sur son trône draconique, nerveuse et colérique contre sa propre incompétence, un de ses hommes de main proposa d'aller lui servir quelque boisson rassénérante. La bougre accepta.
Dans les cuisines, alors que le démon esclave préparait une mixture étrange de son propre cru, une silhouette filiforme se glissa derrière lui. Quelques points de son apparence rappelaient étrangement Balthazar, mais les ténèbres cachant encore son physique, nous ne pourrions la décrire plus avant. Toujours est-il qu'un objet brillant et métallique apparut dans sa paume, et que l'esclave en mourut rapidement. La singulière femme sortit de son vêtement une fiole sombre, qu'elle versa entièrement dans le bol destiné à la Reine. Elle prit le récipient, et sortit de la pièce.
Mais regardez ces deux silhouettes qui arrivent... Oui, la petite et menue, aux tentacules bleuâtres sur le crâne, et le grand et fort à la beauté époustouflante. Ils interceptent la meurtrière. La Démone aux tentacules a la main posée sur le bras de l'autre, et ils semblent se parler sans qu'elle ait besoin d'ouvrir la bouche. Elle sait. Elle sait le poison qui flotte dans la tasse. Et pourtant... Ils n'arrêtent pas la félone. Ils lui parlent, l'un avec la parole, l'autre avec le touché. Le bol mortel change de mains. L'étrange duo s'en va, la mixture létale dans les paumes, tandis que l'autre femelle s'enfuit dans les ténèbres.

Alouqua Tindelos et Sarad Eninren tendirent respectueusement la tasse à Yéléna. Celle-ci, trop obnubilée par autre chose pour leur prêter la moindre intention, descendit d'un trait la vile boisson. Exactement neuf secondes plus tard, elle tombait raide sur le sol. Les deux Démons s'en allèrent, un mystérieux sourire aux lèvres.



Sur le champs de bataille, Sedoc et Balthazar s'affrontaient toujours. Mais alors qu'ils s'insultaient bruyament, le Chaos choisissait le successeur à son trône. Une vague d'énergie gargantuesque et invisible voyagea du chateau de Richt, jusqu'à l'endroit où se tenait les combattants. Un instant, elle resta immobile, puis elle finit par s'engouffrer silencieusement dans le corps blafard de Balthazar.

... Le nouveau Roi Démon venait d'être élu. Balthazar avait enfin le titre qu'il méritait.
Encore inconscient du déferlement de puissance qui pénétrait en lui, celui-ci se jeta sur Sedoc. En sacrifiant son bras, il était parvenu à atteindre le seigneur Lycan. Une gigantesque colonne de flammes se dressa dans le ciel, perçant la voûte céleste noire et flamboyante.

Comment le Maître Lycan allait-il résister à cette attaque, maintenant que les forces étaient à égalité ? Astaroth sembla reprendre du courage, et repoussa Wolfen dans un élan de rage. Ils s'égorgèrent mutuellement, leur haine remplaçant le reste. Se regardant d'un dernier sursaut de dégoût, ils disparurent dans l'adversité, ni morts ni vivants... Retournant simplement à leur monde respectif, et si différent.

Doucement, les Démons se remirent à niveau, alors que les pertes commençaient à se compter par centaines. La bataille semblait prendre de nouvelles couleurs...
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Sedoc Ludd
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MessageSujet: Re: La Guerre du Malentendu [Sedoc et Balthazar]   Ven 25 Sep - 23:57

Ainsi Wolfen fut réveillé de son sommeil millénaire. Le loup de bronze se jeta Astaroth dans le but d’arrêter la gargouille qui n’avait de cesse de massacrer les lycans. Wolfen savait ce qu’il avait à faire, et attira Astaroth un peu plus loin, dans le but de limiter les dégâts. Puis Sedoc épia le champ de bataille….. Les lycans avaient l’avantage, ou du moins, pour le moment…. Balthazar était très sûr de lui, et Sedoc savait à quel point il devrait se méfier du démon… Le roi lycan recula alors légèrement, et deux de ses lieutenants comprirent qu’il fallait qu’ils le rejoignent.

« Les démons sont affaiblis, nous, nous n’avons eu que des pertes, leur moral est presque anéantis, profitez-en, achevez-lez ! », tonna le grand loup-garou.

Sedoc en profitez d’ailleurs pour massacrer les quelques démons qui l’entouraient, un coup par-ci, une morsure par-là, et le tour était joué. Le roi lycan n’avait rien perdu de son courage et de sa rage, il venait simplement de s’échauffer, mais il lui fallait faire au plus vite, cette bataille ne devait pas s’éterniser, quoique une guerre d’usure tournerait à l’avantage des lycans…

Jusqu’à ce qu’une énergie soudaine vienne envahir le corps démoniaque de Balthazar ! Mais qu’étais-ce donc ? Sedoc resta figé, trop occupé à ressentir ce qu’il se passait, son instinct animal lui montrait que ce n’était pas une bonne chose qui se tramait là. Quand Sedoc commença à comprendre, il commença à s’écarter de Balthazar, loin, prêt à se défendre, et ce fut là qu’une attaque fulgurante se dirigea vers lui.

J’aimerai vous dire que l’agilité du roi lycan lui permit d’esquiver l’attaque, mais malheureusement, Sedoc ne put esquiver toute l’attaque, et se protégea du mieux qu’il put. Son doc en soufra d’ailleurs beaucoup, mais après plusieurs minutes, les blessures commencèrent à se refermer, mais lentement. C’était donc clair, Sedoc ne devait plus perdre de temps, il lui fallait en finir avec le nouveau roi démon, il lui fallait trouver un stratagème pour contourner le dilemme !

*Combattre Balthazar ? Non, le combat s’éterniserai, et l’issue de la bataille est trop incertaine. Reformez les hommes pour reprendre le dessus sur les démons, bonne idée, mais alors que faire de Balthazar ? Une solution, je devrai retenir Balthazar le plus longtemps possible, le temps que mes hommes réussissent à repousser l’ennemi, sinon nous serons dans une situation hasardeuse.*, pensa-t-il.

Avec la montée en puissance de Balthazar, les démons reprendraient certainement un peu plus confiance en eux, mais çà, c’était hors de question, alors Sedoc ordonna à ses hommes :

« Mes frères, criez, criez aussi fort que vous le pouvez, que ces sots sachent qui est viens les tuer, qu’ils sachent quelle est la dernière chose qu’ils verront en ces terres maudites, hurlez à la Lune, rendez-les sourds de votre vengeance ! »

Tous les loups se mirent alors à criez, à hurler de toute leur force, même le fracassement des armes était médiocre à côté de ce cortège de plainte, cela donna beaucoup plus de courage aux loups, beaucoup plus l’envie de tuer, et de tous les cris, celui de Sedoc surpassait celui de tous les autres, les loups avaient repris courage en eux, et ces cris avaient de quoi pétrifier le cœur des démons.

Sedoc lança deux cris, et tous les loups se mirent à dire en cœur :

« Regarde autour de toi, mortel, et goûte à ma colère… », tous les loups avaient criez la même phrase en même temps, et tous grandirent, leur musculature se développa à vue d’œil, c’était la force des lycans, leur union hors du commun, capable de se comprendre instinctivement !

Puis, Sedoc enchaîna trois cris aigus, et tous les lycans enchaînèrent ensemble :

« La pitié pleure son inutilité. » Et toutes les griffes des lycans grossirent à vue d’œil. Sedoc venait d’improviser un plan qu’il jugeait magistral !

Et enfin, troisième phase du plan, Sedoc se mit sur un petit rocher, et hurla d’un ton grave et sûr, à tous ses hommes :

« Lycans, il est temps de montrer à ces foutus démons qui nous sommes, montrez-leur nos vraies forces, notre fraternité et notre courage, à mon signal ! »

Les Lycans stoppèrent le souffle, attentif, et Sedoc, levant sa main droite devant lui, pointant du doigt Val-Tempête, cria, tout en donnant du courage à ses hommes :

« A L’ATTAQUE !!!!!!!! RHAAAAAAAAAAA ! POUR LA MERE LUNE ! »

Tous les lycans poussèrent un hurlement de rage, et dans un mouvement parfaitement coordonnée, d’une puissance phénoménale, comparable à un raz-de-marée, tous les lycans entamèrent leur « charge meurtrière » sur l’ennemi. Pendant ce temps, Sedoc se jeta sur Balthazar, et prononça la formule de la lacération furieuse sur le chef démoniaque :

« La démence croît avec l’usage. »

Les lycans avaient repris tout leur courage et leur rage, rien ne pourraient les arrêter eux et Sedoc, rien, même les Enfers…
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MessageSujet: Re: La Guerre du Malentendu [Sedoc et Balthazar]   Jeu 29 Oct - 12:08


[Cette fois-ci c'est moi qui m'excuse du long retard, je n'avais tout simplement pas remarqué ton post...]


Après deux cents années de "paix", l'échiquier bougeait à nouveau. Finalement, ce fut les Lycans qui engagèrent une bataille qui résonnerait sans doute dans les terres d'Alésia, où l'on raillera deux peuples de bestioles s'entretuer... Comme c'était ridicule, jamais Balthazar n'aurait pu imaginer que les loup-garous s'impliqueraient en guerre contre les démons. Porteurs qui plus est d'une haine à leur encontre complètement incompréhensible.
Cela était peut-être une bonne chose après tout, les alliances naissent parfois d'anciennes discordes. La guerre a cette particularité de nouer des liens, de sang, ou de cœur. Cette pensée décocha un petit sourire en coin au démon, qui s'étonnait toujours d'être constamment en train de conspirer.

Son attaque fut dévastatrice, et malgré la fougue avec laquelle il s'engagea, Sedoc Ludd, fier d'une grande expérience de guerrier, esquiva admirablement, assez pour ne pas finir en cendres...
Cependant, quelque chose se tramait dans le corps affaiblit du Chef d'Elite, qui n'attira pas son attention tout de suite. Le Roi Lycan bondit sur un rocher afin d'ordonner son armée, voulant redonner un semblant d'ordre à cette affrontement.
Voyant ainsi son adversaire reculer, Balthazar, de part son long millénaire de combats sanglants et épiques, se proclama intérieurement comme le vainqueur prochain de leur danse macabre. Malgré tout, il ne put s'empêcher de rager ce court instant de repos, brisant la frénésie incessante du combat, où attaques et contre-attaques s'enchaînent, où le monde se distord autour d'eux, les nappes longues et soyeuses de sang pourpre se déversant comme un torrent de rédemption sur le sol jonché de corps inanimés. Ahhhhh la fièvre du combat était si bonne à ses yeux, tout son être tremblait à l'idée de combattre une créature puissante, qui sans vergogne frapperait pour l'éviscérer, pour le briser de toute sa haine.
Et lui, arrogant personnage de force et de caractère, dépècerait son opposant comme si son existence ne se résumait plus qu'à un souffle, un seul et dernier souffle...


"Couard !!! Reviens te ba..."

Soudainement, il sentit en lui une force montante, plus ancienne encore que le monde lui même, cette entité indescriptible qui est en toute chose, inconsciemment. Le démon de l'ancien temps leva sa main valide et la scruta des yeux un moment, ébahi par cette force nouvelle l'envahissant, prenant possession de son être, ce fluide impalpable pleurait la perte de quelqu'un tout en se réjouissant de sa mort, comme si en réalité, elle n'avait été qu'un autre prétendant.
Le sourire carnassier qu'afficha par la suite Balthazar montrait symboliquement qu'il venait de percuter ; La source venait de le choisir, et en conséquence de cause, Yéléna de rendre son dernier - souffle -. Alors la horde de Lycans encore présente se mit à hurler, avec une rage sans précédent, mais aussi intriguant que cela puisse être, Balthazar n'entendait là que des pleurs égarés.

Il venait de réaliser son but ultime, d'achever son dessein premier, celui de prendre la tête des enfers, et par la même occasion, celui de venir l'être démoniaque le plus puissant. Car son ambition et sa cupidité n'ont de limite que la mort, l'éternité elle-même suffoquerait face à un Démon de son envergure.
Sa mémoire l'arrêta face à la personne la plus mémorable, simplement, l'ancien Roi démon, Ramus. Ce fut le seul et unique adversaire qui fit trembler Balthazar d'une telle excitation, d'autant plus que désormais il ressentait la même chose incroyable, le chaos murmurant dans ses entrailles comme s'il ne faisait plus qu'un avec lui.

Comment Ramus avait-il pu perdre face à lui ? Nul doute que le Chaos adore les Démons audacieux. Ou bien sa haine était-elle si grande, que rien n'aurait pu l'occire.

Les hurlements affolés des Lycans s'arrêtèrent en même temps que son rire satisfait ébranla le ciel.


"MOUHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAAAAAAA ! J'y suis enfin arrivé ! Après plus de mille ans d'acharnement je suis finalement devenu le réel maître de ma destinée, HA HA HA HA ! Ouvrez vos prunelles de puceaux, Lycans, et Admirez ce qu'être Roi signifie vraiment !"

Le déchainement vocal des Loup-garous avait en effet ébranlé la ténacité des démons, mais devant eux, l'espoir d'un bain de sang renaissait en la personne de leur nouveau souverain.
Ce dernier s'était battu jusque là avec sa pleine puissance de Chef d'élite. Désormais, il libéra sa pleine puissance de Roi Démon.

De nouveau, la distorsion temporelle fut extraordinaire; et ce qui était réel devint irréel, ce qui fut tangible devint intangible, tout simplement ce qui fut n'était plus. Des larmes noires et ardentes s'écoulèrent dans un rideau dimensionnel insoupçonné, des flammes naquirent des entrailles de la terre pour entourer l'être hideux qui se tenait farouchement au centre des Enfers, la distance entre le sol et les cieux se faisait plus abstraite que jamais et dans tout cet amalgame de terreur incertaine, un seul rire se distingua, si singulier que cela ne faisait nul doute, Balthazar affirmera son existence, de gré, ou de force !
La terre faillit sous la masse exponentielle de mana en fusion, agrémentée de craquements sinistres, comme des membres qui se décomposent pour ensuite se recomposer, le Chaos s'immisça de toute sa splendeur onirique en un seul et même point. Les Enfers semblaient se réunir autour du sieur Balthazar qui ne ménageait en rien le spectacle.
Et ce fut une détonation énergétique qui stoppa l'afflux de phénomènes surnaturels, un mouvement de bras chassa les flammes encore dansantes devant le Roi.

Ici bas en ces terres maudites, une créature infernale respira lourdement, son apparence changea succinctement, pourtant la différence était visible...Chaotique. Et bien que ce soit une forme secondaire, elle ne perdait en rien de sa magnificence. Un corps aux allures squelettiques, un crâne pourvu de deux cornes longues et fines, dirigées comme deux lances vers l'avant, un visage sans peau, affichant un sourire éternel et impérial, le tout éclairé de deux pupilles dorées, plus flamboyantes encore que le soleil et bien plus dures à soutenir. Le reste de son corps était lui aussi recouvert de cette membrane osseuse et parsemée à divers endroits de runes démoniaques vieilles comme le monde. Ses vêtements succombèrent en lambeau et son avant bras se reforma dans une mélasse visqueuse et sombre en suspension. Lentement, Balthazar voyait et ressentait le monde d'une nouvelle façon, et la régénération n'était pas plaisante, comme certains se l'imaginaient. La reconstitution de l'os, des muscles, des tendons et la connexion des nerfs était un véritable calvaire.

Pourtant, il sourit, savourant un bref instant ce second souffle et s'apprêtant à réengager la bataille, regardant encore un instant, l'horizon remplit d'ennemis voraces.


Spoiler:
 

Le cri de guerre ordonnant à l'armée lycane de charger sortit Balthazar de son état contemplateur et l'autorisa un réajustement des choses en bonne et due forme. Sa voix s'élèva alors aux tympans de son armée, toujours aussi aigüe et irritante mais doublée d'un timbre bien plus profond et suave, comme si deux êtres s'exprimaient à l'unisson.

"Démons, arrière ! Zanor approche toi de ton suzerain."


Les démons s'exécutèrent alors qu'au même instant la horde de Lycans s'avançait l'écume aux lèvres. Sedoc chargea Balthazar avec une attaque déjà employée, le démon ne se fit pas prier pour rendre la pareille.

"Là où croupit le Mal, déploie mes ailes..."

Rapidement, deux gigantesques ailes nosferapturnesques s'extirpent de son dos et sans préavis battirent l'air telles deux furies ténébreuses. l'onde fut si puissante, que la charge mortelle mais linéaire du Roi Lycan eut peu de chances de résister, le dieu du vent lui même n'aurait pu prodiguer souffle meilleur. Le but de Balthazar est à la fois d'entraver l'attaque de son opposant, mais également d'étourdir le reste de l'armée tant la rafale est forte. devant lui d'ailleurs, une parcelle non-négligeable du sol s'était littéralement envolée.
Arriva alors Zanor, monstre de muscles et surtout...de mana !
Son Maître le saisit fermement à la gorge et tous pensèrent qu'il s'apprêtait à lui offrir l'ultime châtiment, mais ce ne fut qu'une paume ardente qui vint s'écraser sur son front, laissant une cicatrice rougeoyante indélébile.


"Tu es momentanément le Chef d'Elite Démoniaque Zanor, concentre ton énergie et répète l'incantation comme moi...
Les flammes de l'enfer ruissèlent au creux de ma main.."


Deux torrents de lave monstrueux furent alors éjectés des mains de leurs incantateurs, et s'étendirent sur plusieurs dizaines de mètres, dans le but d'éradiquer définitivement la menace de cette armée, l'espérait-il, étourdie, et courant encore bêtement à sa mort certaine. Sans manquer au passage, de fondre le corps et la pugnacité du sieur Ludd.

Balthazar empoignait le regard de Sedoc, son sourire ténébreux figé, comme un signe d'adieux...

_________________
La Mort nous sourit à tous...Tout ce que l'on peut faire, c'est sourire à la Mort !(Balthazar)

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MessageSujet: Re: La Guerre du Malentendu [Sedoc et Balthazar]   Ven 6 Nov - 23:36

La bataille s’éternisait. Les lycans, malgré tout, ne perdait rien de leur rage et de leur force, et Sedoc continuait d’haranguer ses troupes pour les forcer à tuer les démons, le but n’étant pas pour Sedoc de tuer Balthazar, mais plutôt de repousser les démons, et de garder l’avantage.

D’ailleurs, Balthazar semblait avoir complètement oublié la bataille elle-même, plus absorbé pour sa montée en puissance dû par on ne sait quelle sorcellerie.

La guerre n’aurait jamais eu lieu si les démons n’avaient pas osé tuer les lycans, mais Sedoc ne pouvait laisser une telle offense impunie. Il fallait montrer aux démons que s’attaquer aux lycans se payaient au prix fort. Mais Sedoc n’avait pas réellement de haine envers les démons, d’ailleurs, cette bataille lui prouva que les démons n’étaient pas des êtres ingrats comme il le pensait, mais une race qui se battaient jusqu’à la mort dans les combats, qui n’abandonnaient jamais. Cette bataille lui ouvrit les yeux, et il découvrit chez les démons un certain charme. Après tout, les lycans et les démons n’étaient pas si différent, tout deux des peuples nés pour combattre, pour chasser et tuer.

Quand Sedoc avait ressentit une source immense d’énergie entrer en Balthazar, il comprit qu’il devrait faire plus attention, que son adversaire était désormais plus puissant. Il continuait de redonner courage à ses hommes, et avait crié ses ordres. Puis il chargea de nouveau Balthazar, mais celui-ci fit apparaître deux énormes ailes, toutes droites sorties des enfers, d’une noirceur aussi profonde que le cœur même de leur maître. Le roi démoniaque s’éjecta dans les cieux, propulsant les alentours à plusieurs dizaines de mètres en arrière, et Sedoc n’échappa à la règle, et cette projection lui causa quelques blessures, mais son armure parvint à stopper certains chocs. Quelques lycans furent victimes de l’attaques, mais ils étaient peu nombreux et suffisamment loin pour ne pas subirent de graves blessures. Sedoc se félicita de ses ordres qui marchaient à merveille.

Le roi lycan se remit sur ses deux pattes, et comprit qu’il devrait user de toute sa force pour retenir Balthazar :

- Balthazar, tu paieras pour avoir tenté de tuer mon Grand Garou ! Tu paieras pour cette offense que tu nous as fait ! Tu aimes les combats sanglants, tu aimes la guerre, le sang, la rage ! Je suis moi aussi un fier admirateur de ce culte du combattant, et je vais t’offrir un combat que tu n’oublieras pas !

Les conséquences seraient dévastatrices, mais Sedoc ne pouvaient désormais plus tenir, ce fluide chaud coulait dans ses veines, ce sentiment hantait ses pensées, cette colère montait tel un geyser en lui. Il se laissa donc envahir par ce sombre sentiment, cette envie morbide de tuer n’importe quoi. Ses yeux devinrent d’un rouge éclatant, ses canines devinrent plus grosses, et plus rouges, laissant luire de vague ligne argentée. Sur son corps se dessinait une marque étrange, marque dessiné par le sang même du lycan. Sa fourrure s’épaissit, devenant non plus noire, mais blanche, oui, blanche comme la nuit même ! On pouvait voir sur l’armure du lycan les visages torturés des victimes du roi lycan, qui dit d’une voix soudainement calme mais si sadique, si macabre :

- Mouahaha… Ton visage va bientôt se torturer avec ceux déjà présent, ton âme sera prisonnière de mon armure à jamais, et tu me supplieras de te libérer. Et tu sais quoi ? Je n’entendrai pas tes plaintes… Hahahaha…

Sedoc n’était plus le même, il n’était plus ce roi charismatique que Balthazar avait pu voir, mais il devenait une machine à tuer sans pitié, avide de sang, dont le seul but était la destruction… Il était comme possédé, comme envahit d’une chose inquiétante, mais qui est là. Le roi avait encore un peu grandit, atteignant une taille impressionnante. Il surplombait déjà tout le champ de bataille, et d’un coup de griffe, Sedoc déchiqueta une demi-douzaine de démons, et se délecta de leur sang… Il s’amusa à tuer tous les démons alentours…

Ses blessures guérirent légèrement lors de cette nouvelle métamorphose, mais Sedoc était devenue frénétique, avec pour seul véritable cible, Balthazar même. Le roi lunaire se jeta sur le roi démoniaque, mais pus de manière raisonnée, non, plutôt de manière imprévisible, indescriptible, comme si il n’était même pas conscient de ses actes, tellement sa rage l’aveuglait pour tuer Balthazar.

L’écume à la gueule, Sedoc prononça, avec un regard fou :

- La crainte de la douleur est pire que la douleur elle-même !

Balthazar serait donc envahit des chancres atrophiant, lui causant un malus au niveau de ses capacités martiales pour un temps limité. Mais

Sedoc poursuivit :

- Le froid n’est que vent, le vent n’est que rêve !

Cela gèlerai Balthazar, et rendrait ses ailes plus lourdes, il aurait donc le choix de se battre à pied ou de tenter de rester en l’air, où ses ailes frigorifiées le gêneraient considérablement. Sedoc, quant à lui, était tellement immense, qui lui eut aisé d’atteindre Balthazar.

Avec un tel combo, Sedoc enchaîna :

- La démence croît avec l’usage !

Sedoc se jeta de nouveau sur Balthazar, avec cette folie meurtrière lui étant propre, pour déchainer sur le démon déjà victime de deux sorts, l’une des attaques les plus puissantes du roi lycan…

Pendant ce temps, les lycans virent les démons lancer un véritable torrent enflammé, et nombreux furent-ils à périrent de ces flammes, mais sous la colère, certains parvinrent à tuer des démons avant de périrent. Le reste des lycans, encore majoritaire, crièrent en chœur :

- L’angoisse partout te suivra car tu as ouvert les yeux sur une nuit sans fin !

Ainsi le nombre de lycan tripla ! Et ils poursuivirent le combo de charge que sedoc avait ordonné auparavant, pour faire payer les démons…

POUR LA MERE LUNE !!!
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MessageSujet: Re: La Guerre du Malentendu [Sedoc et Balthazar]   

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